‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 275 sur 488 · BALLET — BALLY · texte numérisé non relu

BALLET — BALLY

des Anglais : cette derniére dénomination signifie pour eux Pélection par suffrage secret. Depuis longtemps les radicaux de Vautre c6té de la Manche poursuivent le vote secret. Ts savent que les petits fermiers et les petits marchands sont sous la dépendance étroite des tories et des whigs, hauts ef puissants seigneurs de l’aristocratie agricole et industrielle. 4 billet ouvert, 4 vote apparent, le maitre, car il faut l’appeler de ce nom, suit tous les mouvements de ses serviteurs. Les publicistes radicaux soutiennent, en conséquence, et ils n’ont pas tort, que de pareils votes ne sont pas libres. Ia espérent que si le scrutin était secret, les fermiers et les petits marchands n’obéiraient qu’a leurs convictions intimes, et voteraient avec l’indépendance du citoyen. Mais ce qui fait que les uns le demandent fait précisément que les autres le refusent. Que deviendrait alors la corruption. qui met les élections , en dernier résultat, dans les mains de la noblesse? On peut donc prédire que les tentatives des radicanx échoueront jusqu’a ce que la vieille Angleterre se replace sur d’autres bases politiques. Timon.

Chaque année, depuis 1835, a vu se reproduire dans le parlement la proposition du ballot. C’est le projet favori des radicaux qui, en 1859, ont amené 4 leurs vues lord John Russell, et en 1870, M. Gladstone, alors premier ministre. Adepté par les Communes, il avait toujours échoué devant la résistance de la Chambre haute, lorsqu’il a fini par passer en force de loi dans la session de 1872.

BALLY (Victor), né a Beaurepaire (Isére) en 1776, est devenu un des médecins les plus estimés de ce temps. Apres quelques bonnes études, Bally s’embarqua, jeune encore, pour les Antilles, d’ou il rapporta l’opinion bien arrétée que la fiévre jaune était contagieuse. Cette opinion, quelque erronée qu’elle puisse paraitre, fit sa réputation et sa fortune. De retour en France vers le commencement de la Restauration, Bally devint le médecin de la duchesse douairiére de Condé, qui habitait le Temple; luiméme résidant dans Je voisinage de son illustre cliente, il obtint dans le riche quartier du Marais une sorte de vogue et dutiles succés. Quand vint la révolution d’Espagne et l’épidémie de Barcelone, Bally fut de ceux qui conseillérent au gouvernement, déja bien déterminé, mais qui prétexta de ces conseils, d’investir la frontiére d’Espagne et d’instituer un cordon sanitaire. Des deux épidémies, des deux contagions, le gouvernement francais redoutait ’épidémie de la fi¢vre jaune beaucoup moins que la contagion des idées libérales et révolutionnaires. Bally , cette fois, fut le courtisan du pouvoir sans s’en étre douté, Bientdt, et de concert avec Pariset, Mazet et Frangois, Bally remplit la glorieuse mission d’aller étudier l’épidémie de Barcelone, mission en effet sans péril pour quiconque n’edt point cru A la contagion, mais vraiment hasardeuse et quasi-héroique pour des hommes qui, comme les quatre envoyés, étaient convaincus que la maladie était transmissible, soit par lair, soit par le contact.

A l'aspect d’une ville en devil que le mal décimait et que Vexil desriches réduisait & la misére la plus affreuse, Veffroi des arrivants fut tel que le docteur Mazet, le plus jeune des envoyés, mourut dés les premiers jours. Un autre médecin qui partageait cette mission , et dont nous avons tu le nom par égard pour la science et le courage qu'il a montrés en d’autres rencontres, ne craignit pas de s’abstenir et de s’absenter, Bally, ainsi que Pariset et Frangois de Sens. garda la ferme contenance qui sied au courage. II visitait chaque matin les hdpitaux, les ambulances, les malades domiciliés ; croyant au danger, mais l’affrontant & chaque heure, parce qu’il espérait l'affaiblir, il trouva la gloire 1d

d’affection, et de reporter leurs suffrages sur l'un ou Vautré.| ott il avait pensé laisser obscurément sa vie, que de calmes des candidats ballottés. La nouvelle loi électorate ne parle | études eussent malaisément préservée de Voubli,

pas de ballottage, et au second tour de scrutin I’éleection a liew A la majorilé relative.

Jl ne faut pas confondre le ballottage avee the ballot

- La mission finie, le danger passé, Bally publia ses ob- @Espagne ; mais, confiant dans le talent de Pariset, beaucoup plus écrivain que lui, i laissa a son bril-

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