BAR-LE-DUC — BAR-SUR-SEINE
rent que Napoléon, avec une partie de son armée, se dix posait 4 repasser Aube pour marcher contre Blicher, ils se décidérent eux-mémes a reprendre Voffensive et & mare cher de nouveau sur Troyes en deux colonnes. Celle de droite, composée des corps de Wréde et de Wittgenstein, forts de plus de 50,000 hommes, devait forcer le passage de l’Aube a Bar, et se diriger par Vandeuyres; celle de gauche , formée des corps de Wurtemberg et de Giulay, forte de plus de 40,0C) hommes, devait passer a la Ferté , et se diriger par Bar-sur-Seine. Le mouvement était fixé au 27 au matin ; mais le général de Wréde s’étant imaginé qu'il suffisait dun grand bruit de canons et de tambeurs pour se rendre maitre de Bar, ne balanga pas a l’attaquer ainsi dés le 26 au soir. Les murs de la ville, plus solides que ceux de Jéricho, tinrent ferme, et cette équipée cotta un millier d’hommes aux Bavarois, Le duc de Reggio était tellement tranquille dans ses positions, que non-seulement il avait renvoyé au Magny-Fouchard l’artillerie du 7° corps, mais quwil avait négligé de garder et d’assurer sa gauche, en sorte qu’il aurait été surpris le 27 au matin, si des fourrageurs envoyés vers Arentiéres ne fussent venus l’avertir de la présence de l’ennemi, qui arrivail sur ce point.
Vers dix heures du matin, ce fut le général de Wréde qui engagea le combat en faisant altaquer la ville de Bar par ses tirailleurs. A peu prés en méme temps, !e corps de Wittgenstein arrivait sur les hauteurs d’Arentiéres, et, se déployant a droite sur Arsonval, s’engageait avec les trois brigades de la division Leval. Nos soldats se défendirent avec la plus grande valeur, malgré la disproportion du nombre, et obtinrent méme des succés dans les premiers moments; mais le duc de Reggio, redoutant le danger ou allaient se trouver des troupes tout a fait privées d’artillerie, se vit forcé d’emprunter une batterie au corps du général Gérard, qui formait sa droite. Cette faible défense fut bient6t mise hors de combat par des batteries dix fois plus nombreuses. Un moment la cavalerie russe fut enfoncée par la division Jacquinot, et le desordre se mit dans Yinfanterie ennemie; mais, soutenue par la cavalerie du général Pahlen, elle se raffermit. Plus tard, une triple charge de la cavalerie du général Treilhard contre les nombreuses batteries ennemies ayant échoué, le duc de Reggio, voyant l’impossibilité de soutenir plus longtemps un combat inégal, ordonna la retraite de son aile gauche. Elle se fit avec fermeté et en bon ordre par Ailleville, nos troupes repassar.t I’'Aube sur le pont de Doulaincourt et prenant position 4 l'autre rive. En méme temps, le duc de Reggio faisait évacuer la ville de Bar, que le général de Wréde put alors occuper, apres avoir inutilement fait tuer ses soldats devant les murs. Le combat nous cota environ 2,000 morts ou blessés; l’ennemi en perdit prés de 3,000.
Dans la guerre de 1870, Bar fut envahi dés le 10 septembre par les Allemands; l’occupation dura une année entiére.
BAR-SUR-SEINE, ville de France, chef-lieu d’arrondissement dans le département de PAube, a 32 kilom, sud-est de Troyes, sur la rive gauche de la Seine, avec une population de 2,990 habitants , un beau pont, de jolies promenades, un grand commerce de vins communs, d’eaude-vie, de bois, de chanvre, de laines, de droguets, de bonneterie et de cuirs. C’est une ancienne ville, autrefois forlifiee. Depuis 1862, un chemin de fer la relie » Troyes,
Les affaires qui eurent lieu sous ses murs dans les premiers jours de février 1814, entre l'armee frangaise et les troupesalliées, forment undes épisodes de ladinirable drame militaire qui vivra éternellement dans luisto re , sous le nom de campagne de 1814 Une premiére «ttaque teurée le 3 février contrela ville par avant garde enneiir, aux ordres du prince Maurice de Lichtenstein, fut vivement repoussée par une division de la vieille garde, commander par le gé-
7,000 hommes et 4,000 chevaux, Dis que les coalisés appri- | néral Michel , lequel prit le lendemain loflensive ct rejeta