‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 324 sur 488 · BARKAH — BARLAAM ET JOSAPHAT · texte numérisé non relu

BARKAH — BARLAAM ET JOSAPHAT

sideni attaché a la chapelle de Deptford, et naquit vers 1790. A l’dge de seize ans, il embrassa la carriére de la marine, entra au service de l’Etat, et y avanga successivement en grade jusqu’a étre appelé, en 1813, au commandement du schooner de guerre True Briton. Aprés la fin de la guerre continentale, Barker alla s’établir dans la Guyane , 4 Demerari, ou, obéissant a sa vocation littéraire, il ne tarda pas a publier la Demerara Gazelte. Reyenu a Londres en 1823, il y écrivit ses Pensionnaires de Greenwich, le premier de ses yarns publiés dans la Literary Gazette, et dont le succés fut trés-grand. Depuis la fin de Vannée 1828 jusqu’au commencement de 1841, il rédigea en chef le Nottingham Mercury, journal de proyince écrit dans les principes du parti whig, et publia en méme temps quelques charmantes nouvelles maritimes dans la Literary Gazette, le Bentley's Miscellany, dans différents almanachs et keepsakes , plus tard enfin dans le Pictorial Times et ? United service Gazette. Nous citerons entre autres Land and Sea,;tales, Tough Yarns, Walks round Nottingham, The literary Mousetrap, Hamilion King, Jem Bunt, the Yolly boat, the Life of Nelson, Nights at Sea, et beaucoup d’autres encore, tant en prose qu’en vers, signées tantot Father Ambrose, tantot the Wanderer, mais le plus souvent the Old Sailor. On a en outre de lui, comme corps d’ouvrage complet , the Naval Club, or reminiscences of service (3 vol., Londres, 1843), et the Victory, or the Wardroom-mess (3 vol., Londres, 1844). Barker est mort le 29 juin 1846, dans un état voisin de la misére.

BAR-KOREBA (Simon). Ainsi s’appelait le chef des Juifs, lors de leur grande révolte contre les Romains, sous lempereur Adrien (an 131-135 de notre ére). Les Juifs opprimes avaient déja a trois reprises inutilement tenté de secouer le joug dans les années 1154 118, quand, en l’année 130, peu de temps aprés le départ d’Adrien de la Syrie, éclata une nouvelle insurrection , depuis longtemps préparée en secret, a la téte de laquelle se trouvait Bar-Kokéba. I] avait pris ce nom, qui signifie fils de V'étoile, parce qu’il se flattait d’accomplir V’antique prophétie (Nombres, ch. xxv, v. 17) relative 4 l’étoile qui doit s’élever du sein de Jacob. Jl combattit d’abord les Romains avec beaucoup de succés, les contraignit 4 évacuer Jérusalem, ow il fut proclamé roi, et fit méme frapper des monnaies a son effigie. Bientot la guerre franchit les frontitres de la Palestine proprement dite, et les Juifs se rendirent maitres de cinquante villes, indépendamment d’un grand nombre de bourgs et villages. Mais aprés larrivée de Jules Sévére, nouveau général d’Adrien, les Romains reprirent Jérusalem, et au mois d’avril 135 la derniére place forte occupée par les Juifs fut enlevée d’assaut. Bar-Kokéba périt le jour méme de cette sanglante mélée. Cent mille Juifs avaient trouvé la mort dans cette guerre; une foule d’entre eux, et notamment Akiba, moururent dans les supplices. Cette derniére tentative faite pour reconquérir lindépendance nationale n’eut d’autre résultat que de rendre plus écrasante encore la si lourde oppression qui déja pesait sur les populations juives.

BARLAAM ET JOSAPHAT, titre de lun des romans religieux les plus répandus au moyen age, ot l'on raconte histoire de la conversion du prince indien Josaphat, par Barlaam, ermite asiatique, ot ’exemple de Barlaam est cité comme preuye de la force que le christianisme donne pour resister aux tentations du péché, et od la conversion de Nachor sert 4 démontrer excellence du christianisme sur toutes les autres religions. Le célébre pére de l'Fglise saint Jean Damascene est indiqué A tort comme I’auteur de loriginal grec de cet ouvrage , que d’autres attrihuent a I’historien de PEglise Anastase le Bibliothécaire. Ce qu'il y a de certain, est qu'il a pour auteur un chrétien originaire de POrient, peut-Ctre bien de I’Ethiopie. Le texte

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