‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 343 sur 488 · BARTAS — BARTHE · texte numérisé non relu

BARTAS — BARTHE

| ses pour ceux quis y étaient associés ; Richardson ne tarda pas a su: comber (1mars 1851), Overweg mourut 4 son tour (septembre 1852) , Barth resta seul; sa persrvérance, son courage, son habileté l’aidérent a triompher de miile obstacles. Il parcourut la plus grande partie du Soudan, eft rapporta, sur les différentes régions qui le composent, des notions complétes et le plus souvent tout a fait nouvelles. On le revit en Allemagne en septembre 1855, et il s'adonna anssit6t a la publication de ses voyages, dent il parut deux éditions a la fois en anglais et en allemand (Voyages dans le nord et le centre de PAfrique; 1857-1858, 5 vol. gr. in-8), et Vocabulaire de V Afrique centrale; 1862-1863, 2 vol.). Barth est mort le 25 novembre 1865 a Berlin, laissant le renom d’un des plus savants voyageurs du siécle- BARTHE (Nicotas- Tuomas), né a Marseille, en 1733, et mort a Paris, en (785, des suites d’une hernie étranylée. Eléve des péres de !’Oratoire an collége de Juilly, il adopta cependant les principes de l’école voltairienne, et les exposa avec beaucoup d’énergie dans une de ses premiéres compositions, intitulée : Lettre de Vabbé de Rancé dun ami. Il obtint ensuite des prix de poésie a l’Académie de Marseille et aux Jeux Floraux de Toulouse. De ses quatre ouvrages dramatiques, il n’est resté que Les Fausses Fnfidélités. il faut avoir vu cette comédée jouée par M'® Contat ou par M'® Mars et par Fleury, le dernier homme en France qui ait su porter ’habit brodé et ’épée, pour se faire une idée du charme qu’offrait cette peinture exacte d’une société qui n’est plus. Nous ne dirons rien de Z’Amateur, la premiére comédie de Barthe, ni méme de Za Mére jalouse, ni de L’ Homme personnel, ou lV Egoiste. L’intrigue de ces deux derniéres piéces est plus compliquée ; le style est plus soigné peut-étre, mais le travail se fait trop sentir. Elles parurent en 1772 et 1778, longtemps aprés Les Fausses Infidélités ; mais elles n’obtinrent pas, 4 beaucoup prés, un succés égal. L’Académie de Marseille, 4 qui Barthe avait offert ses prémices, s’empressa de lui ouvrir ses portes, mais celles de VAcadémie Frangaise lui restérent fermées. Il est vrai qu’une , mort prématurée ne lui permit pas de briguer assez longtemps un honneur qui‘ne s’accorde le plus souvent qu’a Vimportunité des sollicitations. Un de ses amis lui apportant a son lit de mort une loge pour la premiére représentation d’Iphigénie en Tauride de Piccini : « Comment voulez-vous, cher ami, que j’aille 4 Opéra? répondit-il; on va me porter BRreTON.

BARTHE (Fféxrx), ancien ministre, sénateur, premier président de la Cour des Comptes, est né a Narbonne, le 28 juillet 1795. Aprés avoir terminé ses études juridiques 4 Toulouse, il vint faire son stage a Paris, en 1817. Toute la jeunesse d’alors, prenant au sérieux la constitution octroyée en 1814 par Louis XVII[, voyait avec douleur les actes et les tendances du gouvernement royal démentir les promesses de la charte. Les conquétes civiles de 1789 étaient constamment le but des attaques des publicistes aux gages du pouvoir, qui déclaraient qu’il n’y avait de bonheur & espérer pour la France que dans la compléte résurrection des institutions décrépites balayées par la révolution. Dans une telle situation il ne faut pas s’étonner que l'opposilion ne se contentat pas des faibles moyens de défense mis a sa disposition par une presse baillonnée, qu’elle cherchat dans la création des sociétés secrétes un engin de guerre contre un gouvernement anti-national, et qu'elle recourdt méme aux conspirations et aux insurrections pour le renverser. Nous ne rappellerons pas A ce propos le nom des diverses sociétés secrétes qui surgirent alors, car la plupart finirent r se fondre dans celle qui fut fondée sous le nom de Charbonnerie francaise et qui avait le méme but que la société des Carbonari d'Ilalie : le triomphe des principes d’égalité et de liberté civile proclamés en 1789, et que la révo~ lution francaise avait propagés dans tous les pays affranchis par nos armées victorieuses. Comme la plus grande partie

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