BARUCH — BARYTON
mais elle n’est pas employée dans les arts. Nous signalerons cependant ses principales propriétés. Cette matiére est d’un blanc légérement grisAtre, d’une excessive causticité. Quand on yerse dessus quelques gouttes d’eau, elle s’échauffe trés-fortement ef augmente de volume; son contact ayec
Vacide sulfurique donne lieu a un dégagement de lumieére.
Par elle-méme , la baryte est entitrement infusible; mais si elle contient de Veau, elle peut se fondre a une chaleur rouge, et 4 quelque température qu’on la porte ensuite , elle ne peut perdre eau qu’elle renfermait. La baryte est un poison,
Le sulfate de baryte, ou spath pesant, se rencontre dans un assez grand nombre de localités, tant6t cristallisé en masses plus ou moins volumineuses et presque transparentes, tant6t sans forme réguliére: Il accompagne souvent diverses espéces de minéraux, et principalement la galéne; on s’en sert quelquefois comme fondant , et son usage sous ce rapport pourrait devenir plus avantageux si on l’appliquait dans beaucoup d’occasions oi il serait susceptible d’étre employé : il peut servir a la fabrication d’un verre qui se rapproche du cristal par ses propriétés. On avait cherché aussi a le faire entrer dans la confection de quelques espéces de poteries. Le sulfate de baryte, converti en sulfure de baryum dans les laboratoires, et décomposé par l’acide nitrique, donne un sel qui, par la calcination, procure la baryte. Le sulfure de baryum, alors appelé hydrosulfate de baryte, a été employé pour la fabrication de la soude artificielle ; mais cette opération a conduit a des résultats défavorables sous le rapport commercial.
Le carbonate de baryte, que on rencontre seulement en Angleterre, peut servir 4 préparer le nitrate de baryte. Comme il contient presque toujours du carbonate de plomb, il exerce une beaucoup plus grande action sur |’économie, ainsi que quelques autres sels de cette hase, aussi insolubles que lui, et c’est pour cette raison qu’en Angleterre on l'emploie comme mort-aux-rats. Le nitrate de baryte n’est employé que par les chimistes pour préparer la baryte.
La baryte peut absorber de Voxygéne a une température rouge ; le composé qui se forme dans cette circonstance se décompose par l’eau quand on le fait chauffer avec elle, mais jouif de la singuliére propriété, dans quelques circonstances, d’oxygéner I’eau en Iui communiquant des caractéres trés-remarquables. Quand on fait passer sur cet oxyde du gaz hydrogéne a une chaleur rouge, il dégage comme des gerbes de feu, qui se répandent dans tout le vase ou l’on opére. H. Gavitier DE CLAUBRY,
BARYTON (du grec Buptc, grave, et tévoc, ton). C’est Ja seconde espéce de voix d’homme en comptant du grave a laigu. Elle tient le milieu entre la voix debas se, qui est plus grave, et leténor, qui lui succéde immédiatement a V’aigu. Le baryton se désignait autrefois par les noms de concordant, seconde taille, bas-ténor et bassetaille. Soit par gout ou par nécessité, les Francais ont toujours préféré la voix de baryton a celle de basse. Le rdéle d’GEdipe, dans l’opéra de Sacchini, est le premier réle bien disposé pour la basse que lon ait entendu a l’Opéra, ot les parties de basse s’élevaient tellement au-dessus du diapason de cette voix qu’il serait maintenant impossible de faire chanter convenablement lair de Thoas dans Iphigénie en Tauride de Gluck, si V’exécution n’en était pas confiée, non pas 4 un baryton, mais A un ténor. Les Italiens n’écrivent pas de rdles pour le baryton; leurs réles graves, d’une exécution brillante, sont tous disposés pour Ja basse chantante. Si le chanteur possdde une voix qui tende & monter, un baryton, il transpose ses airs pour les élever d’un ton, et pointe ses passages pour les placer dans les belles cordes de sa voix, Tamburini transposatt bien souvent les airs qui n’avaient pas été faits pour lui, Lays avait une superbe voix de baryton.
Le diapason du baryton commence en si bémol placé sur