BASALTE --- BASCULE
sion de bas-bleu. Mills, dans son History of Chivalery, en rapporte une autre. Il se forma, dit-il, en 1400 , 4 Venise, une société toute de plaisir et de littérature, qui prit le titre de Societa della Calza (société du Bas), parce que le signe distinctif de ses membres résidait dans la couleur de leurs bas, généralement bleus. Cette société cessa dexister en 1590. Mills prétend qu’alors la dénomination de bas-bleu s’introduisit en France, et qu’elle passa ensuite en Angleterre, ou elle se naturalisa. Lord Byron avait l’antipathie Ja plus marquée pour les bas-bleus ; dans ses poémes Satiriques, il ne laisse échapper aucune occasion de les accabler de ses traits. Il ne parait pas toutefois qu’il ait su lui-méme bien positivement la véritable origine du mot, si ’ons’en rapporte a ce passage de Don Juan: « O bleues, si profondément , si obscurément, si parfaitement bleues, comme le dit du ciel un de nos poétes, et comme je le dis de vous, savantes dames! On prétend que vos bas sont bleus : Dieu sait pourquoi, car je n’en ai guére yu a vos jambes de cette couleur. » Paul Tisy.
BAS-BORD. Voyez Bazorp.
BASCHA, BASCHI. Voyes Bacna.
BASCHREIRS (ou plutét Baschkourts , mot qui signifie éleveurs @abeilles et archiloups, archibrigands ), peuplade de race turque, qui habite les gouvernements russes d’Orenbourg et-de Perm. On évalue leur nombre a 27,000 familles. Jadis ils erraient dans la partie méridionale de la Sibérie, obéissant a leurs princes. Inquiétés par les khans de Sibérie, ils se fixérent dans leurs établissements actuels, se répandirent sur les bords du Wolga et dans les gorges de Y’Oural , et s’*emparérent du khanat de Kasan. Cet Etat ayant été détruit vers ’'an 1480 par Ivan II, ils se soumirent volontairement 4 la Russie; mais ils se révoltérent ensuite a diverses reprises, et en dernier lieu dans Jes années 1735 ef 1741, d’ou résulta pour eux une grande diminution de bien-étre et de population.
Les traits de leur visage et leur conformation physique indiquent une origine mongole. Leur yétement consiste en un long pardessus a la maniére orientale et en une grande peau de mouton; leur coiffure, en un bonnet pointu en feutre. Ils sont nomades, et vivent des produits de leur chasse et de V’éléve des troupeaux et des abeilles. Ils préparent avec du lait de chameau et de jument fermenté une boisson enivrante, le kKoumiss , dont ils sont extrémement friands. La plupart professent Vislamisme. Ils élisent eux-mémes leurs chefs , starchines ou atamans. Les fléches , are et la lance sont leurs armes favorites ; cependant ils ont aussi maintenant des armes 4 feu. Comme les Kosaks, ils forment une partie de la cavalerie légére irréguliére de larmée russe, et sont généralement employés pour garder les frontiéres de l’empire du cdté de l’Asie. Toutefois , dans les grandes guerres de 1813 et 1814, l’armée russe s’était fait suivre en France par quelques détachements de ces barbares, au total assez peu redoutables. Le Baschkir est grossier, mais belliqueux, Il monte admirablement A cheval et manie fort habilement ses armes, lesquelles toutefois ne peuvent ¢tre de quelque utilité que lorsqu’il s’agit de poursuivre un ennemi en déroute.
BASCHMOURIQUE (Le). Voyez Corres.
BASCULE. On appelle en général de ce nom toute barre de fer, de bois, suspendue sur un arbre ou essieu qui la divise en deux bras égaux ou inégaux, et sur lequel elle oscille : le fléau d’une balance est une véritable bascule a bras égaux.
Tout le monde connatt le jeu de bascule. Ceux qui se divertissent & ce jeu doivent étre A peu prés de méme poids si les bras de la bascule sont égaux ; dams le cas contraire, le plus pesant des deux joueurs s‘assiéra A Vextrémité du bras le plus court, et son adversaire sur le bras le plus long. Quoique les bras de la bascule soient égaux, deux joueurs de poids inégal peuvent encore se placer de manivre a se faire reciproguement équilibre : pour cela, le plus Itger se