‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 356 sur 488 · BASCULE — BASEDOW · texte numérisé non relu

BASCULE — BASEDOW

soins minutieux, dont on trouve exposé dans le Traité de Géodésie de Puissant. E. MERLIEUX,

BASE (Chimie). On appelle ainsi tout corps susceptible de se combiner avec un acide pour donner naissamce a un sel. On ne considérait autrefois comme bases salifiables que les alcalis et quelques autres oxydes métalliques; aujourd’hui on reconnalt comme bases non-seulement un grand nombre de combinaisons binaires fournies par le régne inorganique , mais encore des composés particuliers que lon rencontre dans le régne organique. Les corps basiques du régne minéral sont le produit de la combinaison de quelques-uns des métalloides entre eux ou avec les métaux : ainsi Vhydrogéne et l’azote, en se combinant, donnent naissance a une hase puissante, l'ammoniaque; il en est de méme des composés formés par l’oxygéne, le soufre, Viode , le chlore, le potassium, Je sodium, le baryum, le plomb, etc. Toutes les bases n’ayant pas la méme affinité les unes que les autres pour les acides, il en résulte que les acides plus énergiques peuvent chasser les plus faibles de leurs combinaisons et les remplacer. Les bases végétales ou alcalis végétaux sont formés d’oxygéne, d’hydrogéne et de carbone, et l’analyse y démontre , en outre, une quantité constante dazote ; ce quia fait penser que ce corps pourrait bien étre un corps saliftable par excellence, auquel les alcalis végétaux devraient leur propriété basique. On n’a encore découvert que quelques bases salifiables dans le régne animal. Ces alcalis animaux sont volatils , liquides et d’une consistance huileuse , tandis que les alcalis végétaux se trouvent ordinairement en cristaux blancs. Les vertus médicinales et yénéneuses d’un bon nombre de substances employées dans Ja thérapeutique sont dues aux bases salifiables végétales, et ces alcalis peuvent suppléer avec efficacité les matiéres premiéres dont elles sont les principes essentiels. C’est ainsi qu’on retrouve les principes de l’opium dans la morphine et la codéine , ceux du quinquina dans la cinchonine et la quinine , etc.

BASEDOW (Jezan-Bernarp ), dont le véritable nom était Jean Berend Bassedau, dit aussi Bernard de Nordalbingie, ainsi quwil lui arriva souvent de se dénommer lui-méme, penseur qui a laissé des traces de son passage dans le dix-huitiéme siécle, naquit le 8 septembre 1723, a Hambourg, ou son pére était perruquier, Aprés avoir étudié la philosophie et la théologie 4 l’université de Geoettingue, il obtint en 1746 une place de précepteur dans une famille noble du Holstein, et fut nommé en 1753 professeur a l’Académie de Soroe (Seelande), Mais en 1761 quelques opinions mal sonnantes, qu'il n’avait pas craint d’émettre dans l’exercice de ses fonctions officielles , le firent reléguer, avec un emploi analogue, a Altona.

En 1762, la publication et la vogue immense de l’Emile de Rousseau lui inspirérent, comme a bien d’autres, l’ambition de devenir le réformateur du systéme d’instruction et d’éducation alors en vigueur, et de réaliser dans son pays les idées du philosophe de Genéve, en méme temps que celles de Coménius, autre philosophe de cette époque dont les ouvrages avaient produit sur lui une tout aussi vive impression. C’était 1 une entreprise exigeant des talents ainsi qu’une persistance de volonté qui certes ne faisaient point défaut A Basedow. Il proposa non-seulement la réforme des écoles et des méthodes d’enseignement suivies jusque alors, mais encore la.fondation d’un établissement spécial pour former des maitres propres & mettre en pratique ce systéme nouveau qu’il voulait substituer & l'ancien, et ouvrit une souscription pour l’impression d’un grand ouyrage modestement intitulé Livre élémentaire, mais que d’emphatiques prospectus eurent soin de présenter comme un tableau pittoresque de Vunivers illustré de 100 gravures par Chodowiecki. Princes et particuliers s’empressérent de souscrire A envi Aun travail annoneé comme devant infailliblement amener la régénération et le perfectionnement de l’espdce humaine.

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