BASILIQUE — BASIRE
Le nom de bastlique a encore tegu deux acceptions ditférentes. Ainsi, le nom de basilique est reste spécialement affecté comme signe de rang et de privilége aux sept priacipales églises de Rome, et a un grand nombre d’autres églises de la chrétienté, bien que la plupart de ces - églises aient été construites dans un systéme architectonique différent de celui des basiliques , et que d’autres , telles que Saint-Pierre de Rome , aient été rebaties sous une forme qui ne rappelle en rien la disposition originaire. D’un autre cété, Palladio, préoccupé du souvenir de Vitruve, a appliqué te nom de basilique au palais public de Vicence, restauré par lui, et connu en Italie sous le nom de Palazzo della Ragione. La basilique de Vicence offre bien comme usage quelque analogie avec les basiliques antiques; mais comme forme et disposition elle s’en éloigne totalement.
Ch, LENoRMAN?, de l'Institut,
BASILIQUES. Nom donné a un code rédigé vers la fin du neuviéme siécle par ordre de Pempereur Basile le Macédonien. C’est une refonte en langue grecque du Corps de Droit qui avait été promulgué par Justinien plus de frois siécles auparavant. L’on y réunit , dans un seul ouvrage de soixante livres, les quatre parties distinctes dont se composait le travail de Justinien , ayant égard en méme temps aux ordonnances rendues postérieurement a cet empereur. Léon le Philosophe et Constantin Porphyrogénéte (probablement en 945) publiérent chacun dans la suite une nouvelle édition de ce recueil avec des changements. Il nous sert aujour@hui principalement a rectifier en beaucoup d’endroits les legons du Corps de Droit romain, et c’est avec raison qu'on l’a comparé sous ce rapport a la traduction de Ancien Testament par les Sentante. Une grande partie de ses dispositions ont encore force de loi en Gréce , en Russie et surtout dans la Moldayie. Nous n’en avons plus que trentesix livres dans leur entier; sept sont pleins de lacunes (un manuscrit de la Biblicthéque impériale est assez complet & cet égard , mais il est inédit), et les dix-sept autres nous manquent. Il est prouvé qu’au moins sept de ces derniers étaient encore entre les mains de Cujas; ils existent done probablement encore de nos jours, sans qu’on puisse les retrouver, ou ils n’ont péri que depuis deux siécles et demi environ. Leseule édition que nous ayons des Basiliqgues a été publiée par Fabrot, a Paris, en 1647, 7 vol. in-fol. Elle contient également une traduction latine du texte, avec les scolies on commentaires des jurisconsultes du Bas-Empire. Il y faut joindre les quatre livres imprimés pour la premidre fois par Reitz en 1752. Le Manuale Basilicorum de Haubold (Leipzig, 1819) facilite beaucoup l’étude de ce code, dont M. Heimbach, professeur 4 Iéna, a publié une nouvelle édition, terminée en 1850 ( Leipzig ).
BASIN (de Vitalien bambagine, dont on a fait par contraction, d’abord bagine , puis basin), sorte d’étoffe croisée , dont la chaine est de fil et la trame de coton.
BASINE ou BAZINE, femme de Childéric I°, mére de Clovis, vivait au milieu du cinquiéme siécle. Forcé de fuir en Germanie pour échapper a la fureur des Frances, Childéric avait trouvé un asile en Thuringe. Rappelé plus tard par les France et remis en possession de la couronne , Basine, femme du roi des Thuringiens, abandonna son époux pour venir rejoindre Childéric, dont elle s’était éprise.
BASIRE (Ciavpe), conyentionnel, né A Dijon en 1764, mort guillotiné & Paris, le 3 avril 1794, était pourvu dun petit emploi aux archives de Bourgogne quand éclata la révolution. Député de la Cote-d’Or a la Législative, il sy fit remarquer par l’'ardeur de ses idées révolutionnaires et prit une part importante auxjournées du 20 j uinetdu 10 ao dt 1792. Représentant de la Cote-d’Or & la Convention, il y demanda la peine de mort contre quiconque propose« rait le rétablissement d’une puissance héréditaire et individuelle, et dans le proces de Louis XV1il vota la peine de mort. En février 1793 il fut envoyé en mission extraordi-