BAS-RELIEF — BASSANO
Bergers, etc., et un tableau de genre. Ii existe de Leandro un remarquable tableau de la Trinité dans Véglise SaniGiovani e Paolo a Venise, ville ou il fit un long séjour et ob ! fut eréé chevalier par le doge Grimani, dont il avait fait leportrait. Il mourut en 1623, lage de soixante-cing ans.— Les deux derniers fils du Bassan, Giambattista et Girolamo, ne laissent pas que d’avoir une certaine importance comme excellents copistes. Le premier mourut en 1622, & le second en 1623.
BASSANO, jolie ville d’Italie, de 12,000 ames, batie sur les bords de la Brenta, dans la province de Vicence (ancien Lombardo-Vénitien), sur une hauteur dominant une plaine immense, et communiquant par un beau pont de cinquante-cing métres de long avec le bourg de Vicantino. Elle est le centre d’un commerce des plus actifs en soies , draps, cuirs, vins et huiles. L’imprimerie de Remondini, qui occupait autrefois cinquante presses , est aujourd’hui bien déchue. On trouve quelques belles toiles dans les trente églises que compte cette ville, ainsi que dans le palais du comte Roberti. L’ancien palais du podestat sert aujourd’hui @habitation 4 Varchiprétre. C’est tout récemment seulement qu'un théatre a été construit 4 Bassano, qui a vu nattre dans ses murs Alde Manuce et le peintre Da Ponte, quien prit le nom. Voyez Varticle Bassan.
Bassano ne joua jamais de rdle important au moyen age. Ce ne fut que pendant trés-peu de temps qu’elle eut ses propres podestats. Elle resta presque toujours placée sous la dépendance des villes qui P’avoisinaient. En revanche, elle a acquis une grande célébrité dans l’histoire moderne, parce qu’elle fut ’un des derniers champs de bataille de Pimmortelle campagne de 1796.
{La perte de la bataille de Roveredo avait enlevé au maréchal autrichien Wurmser toutes ses communications avec Trente et le Tyrol; il lui importait d’occuper fortement Bassano, afin de pouvoir établir sa ligne d’opérations par le Frioul. Napoléon le comprit , et manceuvra 4 tire d’aile pour lui enlever cette derniére ressource.
Le 6 septembre, a la pointe du jour, il partit de Trente avec les divisions Augereau et Masséna, en se dirigeant sur Bassano par les gorges de la Brenta. HI fallait & tout prix qu’il franchit en quarante-huit heures vingt lieues de chemins difficiles pour une armée ; car, selon ses calculs, il serait trop tard le 9 potr prendre l’armée autrichienne en flagrant délit.
Le 7, avant le jour, l’avant-garde Fencontra larriéregarde ennemie en position sur les hauteurs en arriére de Primolano. La 5° légére l'aborda sans hésiter avec son in trépidité ordinaire, et, soutenue par la 4° de ligne, marchant en colonnes serrées, elle enfonga la double ligne des Autrichiens et la rejeta en désordre sur la chaussée. Une charge brillante du 5° dragons mit fin au combat; 12 pidces de canon, 5 drapeaux, 4,000 prisonniers, furent les trophées de cette journée. L’armée frangaise bivouaqua au village de Cismone.
Le 8 elle se remit en marche a deux heures du matin, et dés le début de la journée elle culbuta six bataillons laissés par le général autrichien pour barrer un des passages les plus difficiles des gorges de la Brenta et couvrir sa retraite. Vers midi l’'armée se trouva en présence dune vingtaine de mille hommes en ligne de bataille, et que commandait en personne le maréchal Wurmser, qui s’était yu contraint de livrer bataille pour s’assurer la possession de Bassano.
Napoléon forma en colonne d’attaque les divisions Augereau et Masséna; la premiére aborda la droite de Ja ligne autrichienne, la seconde attaqua la gauche. La 4° de ligne, qui formait la réserve, regut ordre d’enlever au pas de charge le pont de la Brenta; elle le traversa sous une gréle de mitraille, comme elle avait fait au pont de Lodi, et décida de Ja victoire. A trois heures l’'armée francaise était