‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 377 sur 488 · BASSIN — BASSOMPIERRE · texte numérisé non relu

BASSIN — BASSOMPIERRE

( opération césarienne) , ou enfin le morcellement du foetus lorsqu’il a cessé de vivre.

On a imaginé divers procédés pour constater les vices du bassin ; le plus simple et le moins défectueux est l’exploration directe au moyen du toucher. Cet examen est nécessaire pour constater l’aptitude d’une jeune personne a contracter le mariage, et pour établir la possibilité de l’'accouchement au terme de la grossesse. D* Forcer.

BASSINET, petite pitce creuse de la platine d’une arme a feu dans laquelle on met ’amorce. On avait nommé bassinet de streté un petit mécanisme qui empéchait les armes a feu de partir accidentellement, et préservait en méme temps l’amorce de toute humidité,

L’emploi des capsules comme amorce a rendu inutile le bassinet, qui est aujourd’hui remplacé dans les fusils de fuxe ef méme dans les fusils de V’armée francaise par la cheminée.

BASSOMPIERRE ( Frangois pe), maréchal de France, né le 12 avril 1579, au chateau de Harouel en Lor-

raine. Son pére, Christophe de Bassompierre, était colonel

dun corps de quinze cents reitres au service de la France. Sa famille était allemande, et se nommait Besteinstein, dont on a fait Bassompierre. C’était une branche de la maison de Cléves, qui tirait son origine d’Ulric IIT, comte de Ravensbourg:

Bassompierre regut une éducation trés-soignée , et étudia avec beaucoup de succés la philosophie, le droit, la médecine et Vart militaire. Joignant tous les avantages de la naissance, de la figure, de l’esprit et de la bravoure, il passa toute sa vie 4 la cour, dans les camps et dans les ambassades. Ce fut le type parfait du gentilhomme de son temps.

Aprés une campagne en Sayoie, il alla combattre les Tures en Hongrie sous les ordres du maréchal Rosworm. De retour en France, il parut a la cour, et ne tarda pas a devenir homme a la mode.

On sait que l’exemple, toujours contagieux, du monarque avait fait de la cour d’Henri IV le véritable séjour des plaisirs. Dans un siécle ot l’hypocrisie n’était pas de bon ton, la fatuité et Pindiscrétion de Bassompierre étaient une séduction de plus ; les femmes se faisaient gloire d’avoir été a lui : c’était un des libertins qu’Henri IV appelait en riant les dangereux.

Le roi le traitait en ami; mais la jalousie le rendit injuste et ingrat. Ne pouvant maitriser sa passion pour mademoiselle de Montmorency, il fit rompre le mariage arrété entre elle et Bassompierre. En dédommagement de ce sacrifice, Bassompierre fut nommé colonel général des Suisses et Grisons.

A la mort d’Henri IV, il resta fidélement attaché aux intéréts de sa veuve et de son fils. Grand maitre de Vartillene, en 1617, au siége de Chateau-Porcien, il fut blessé & celui de Rethel. En 1620 il se trouva comme maréchal de camp au cumbat du Pont-de-Cé, aux sieges de Saint-Jeand’Angely , de Montpellier, etc. Enfin en 1622 Louis XIII le fit marechal de France.

La bienveillance que lui portait le roi inquiéta Luynes, le tavori en titre; celui-ci, pour s’en débarrasser, fit successivement confier au maréchal plusieurs ambassades importantes. Tl] fut @abord envoyé en Espagne pour traiter de la question de la Valteline; puis, en 1625, dans les cantons helvétiques, ef enfin en Angleterre. Il assista au si¢ge de La Rochelle, au passage du Pas de Suze et au siége de Montauban,

Luynes était mort, et le régne de Ric helieucommengait. On sait que le but constant de la politique du eardinal fut l'abaissement de l’aristocratie. Comme lune des plus hautes fétes de la noblesse, Bassompierre lui portait ombrage: Ri-

chelieu n’attendit pas longtemps l’occasion de le perdre. “Tle fit arréter et conduire a la Bastille le 25 février 1631,

Bassompierre y resta jusqu’d la mort du cardinal. Tl nous apprend dans ses Mémoires qu’avant (’y entrer il brala six

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