‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 379 sur 488 · BASSORA — BASTIAT · texte numérisé non relu

BASSORA — BASTIAT

merce, un lycée, une ecole @hydrographie, une bibliotheque riche d’environ 30,000 yolumes; elle possede encore une direction de douanes et un entrepdt réel. On récolte de trés-bon vin dans les environs; il se fait 4 Bastia une fabrication de sayons, pates alimentaires, liqueurs, cireries; on y compte deux typographies. Le port peut contenir cinquante petits batiments. Bastia fait avec la France et I’Italie un commerce important, consistant principalement en exportation de grains et farines, d’huiles, d’écorces de chéne, etc. Un service de vapeurs fait communiquer Bastia avec Toulon. On y a inauguré une statue de Napoléon I en 1854 et le nouveau palais de justice en 1858.

La ville vue de la mer parait plus belle qu’elle ne lest en effet, quoiqu’elle soit assez bien batie et qu’elle renferme plusieurs églises fort ornées. Ses rues sont pavées, mais étroites et obscures, et ’inégalité du terrain force constamment 4 monter et 4 descendre.

Batie au quatorziéme siécle, Bastia fut la capitale de la Corse sous la domination génoise ; elle a été le chef-lieu du département duGolo. Elle fut prise par les Anglais en 1745et 1794.

BASTIAT (Frevfric), un des plus remarquables adeptes contemporains de cette science confuse qu’on s’opinidtre 4 qualifier d’économie politique, représentant du peuple a’ Assemblée constituaute eta ? Assemblée législative, membre correspondant de l’Académie des Sciences morales et politiques, néa Bayonne, le 29 juin 1801, mort 4 Rome, le 24 décembre 1850. Son pére, honorable négociant, le destinait 4 la carritre commerciale, lorsque des revers de fortune lobligérent d’aller, avec son fils, chercher un refuge auprés de son vieux pére, possesseur d’un domaine prés de Mugron, dans les Landes. Frédéric commenga ses études au collége de Saint-Sever, et passa trois ans, pour les acheyer, au college de Soréze : ses travaux furent souventinterrompus par des indispositions; mais dés que sa santé se rétablissait il avait, grace a la vivacité de son intelligence, bientét rejoint ses condisciples. D’une taille moyenne et bien prise, nerveux, agile, apte a tous les exercices du corps, il se sentait malheureusement la poitrine faible, et tout effort prolongé le brisait. La bonté de son cceur, l’élévation de son caractére lui avaient fait des amis dévoués de tous ses camarades,

Ses études achevées, il entra dans la maison de commerce d’un de ses oncles, 4 Bayonne. Une partie de ses loisirs était employée 4 cultiver la littérature et les arts. Il chantait agréablement et jouait de la basse avec supériorité. Le goat des méditations philosophiques le prit de bonne heure : dés 1824 il avait approfondi les écrits de Smith, J.-B. Say, Destutt de Tracy. Que vouliez-vous dés lors qu'il fit dans un comptoir? Sa vocation pour l'économie politique devaitl’enlever et ’enleva effectivement au commerce. En 1825, son grand-pére étant mort, il s’établit 4 Mugron, ou il retrouva un ami d’enfance, qui partageait ses gots et avec lequel il se mit 4 commenter assiddment le Traité de Législation de Ch. Comte. I] est facheux quil ait aussi voulu dés 1827 essayer d’exploiter par lui-méme les propriétés fonciéres dont il avait hérité. Cette tentative, comme il était facile de le prévoir, ne fut pas heureuse. N’importe! sa réputation commengait a grandir. En 1831 il étail nommé juge de paix du canton, et année suivante élu membre du conseil général des Landes.

La liquidation de quelques tréances de-l’ancienne maison de commerce de som pére l’ayant appelé en Espagne et en Pertugal durant Pannée 1840, il profita de son séjour dans ces deux pays pour ¢tudier a fond les murs, le caractére les institutions de ces peuples, si différents de tous ceux de l’Europe.

Vers la tin de 1844 un inconnu présente au Journal des Economistes un article, dont le rédacteur en chef ne daigne pas méme prendre connaissance. Il faut pour qu'il s’y décide que Vopiniatre auteur le persécute de ses instances pen-

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