BATTERIE — BATTEUR D’OR
Les batteries construites en 1854 turent percées de 32 sabords et armées de 16 canons de fort calibre; elles recurent une mature mobile et qui pouvait s’enlever au moment du combat; la machine a vapeur y occupait peu de place et faisait mouvoir une hélice de la force de 150 chevaux. Des plaques de fer forgé, de 105 millimétres d'épaisseur, en recouvrirent les flancs jusqu’au dessous de la flottaison, et un épais blindage mettait le pont a l’épreuve des bombes. Ces navires, pesants et mauvais marcheurs, ressemblaient a des galiotes hollandaises; ils avaient besoin d’étre remorqués ou escortés pour se conduire. A part ces défauts auxquels on obvia en partie en 1859, les trois premiéres batteries flottantes, /a Tonnante, la Dévastation, et la Lave, se comportérent a merveille en Crimée sous les feux du fort de Kinburn (17 octobre 1855).
Le gouvernement anglais, 4 qui Napoléon III avait fait part de ses projets, s’empressa de construire un certain nombre de ces machines, les arma de plaques de 28 centimétres et d’une coupole blindée, et multiplia les expériences de tir. Aux Etats-Unis , le premier engin de ce genre est di 4 Fulton, qui construisit une machine a vapeur portant 24 canons, mais non cuirassée; elle fit explosion en 1829. Le Merrimac et le Monitor, dont la rencontre sur la riviére James (9 avril 1862) a eu un tel retentissement, n’étaient que des batteries flottantes. Celui-la, appartenant aux confédérés, était une carcasse de frégate en bois ayant 10 canons et blindée avec des rails de chemin de fer rivés les uns aux autres; celui-ci, qui était aux fédéraux, avait deux coques, dont une en fer, et une tour ou coupole tournante renfermant deux piéces d’artillerie. Le nom de monitors fut donné en Amérique a ces sortes de ma~ chines. A l’attaque de Charleston (7 avril 1863) les fédéraux lancérent contre les forts 8 batteries flottantes 4 tourelles ; au bout d’une demi-heure, cing d’entre elles étaient hors de combat et une sixidme coula a fond.
Le succés des batteries flottantes décida plus tard le gou vernement francais 4 ordonner la construction de vaisseaux cuirassés. En 1870 la France possédait 26 batteries flottantes, dont 11 démontables; l’Angleterre, 4.
BATTERIE VOLTAIQUE. VoyezPite ELectRIQUE.
BATTEUR DOR. L’art de réduire lor, argent et autres métaux en feuilles plus ou moins minces , remonte 4 l’antiquité la plus reculée; il en est fait mention dans Homére. Les Egyptiens doraientlescercueils deleursmorts; ils connaissaient aussi le laminoir, car on a trouvé une plaque dor laminée sur la poitrine d’une momie.
L’or que l'on destine a étre converti en feuilles trésminces doit étre de la plus grande pureté, car il est reconnu que tout métal perd de sa ductilité toutes les fois qu’on le combine avec un autre. Cependant on allie quelquefois l’or avec l’argent dans leur état de pureté pour en former des feuilles de diverses nuances, mais c’est toujours aux dépens de Ja malléabilité,
Les opérations du batteur dor se réduisent a trois principales : le forgeage, lelaminage et le battage. Pour la premitre de ces opérations on prend un lingot, et on le bat sur un tas (enclume) d’acier jusqu’a ce que son épaisseur soit réduite a 4 millimétres au plus. Pendant le cours de cette opération, on a soin de le faire recuire pour le radoucir, altendu qu’il s’écrouit sous le marteau. La lame qui provient du lingot forgé est passée au laminoir a plusieurs reprises ; elle s’y étend en ruban de 27 millimetres de large et d’un millimétre d’épaisseur. C'est la deuxiéme opération. Il ne reste plus que le battage.
Pour cela on coupe d’abord le ruban en morceaux de 4 centimetres de long, qu’on appelle qguaréiers; on en met 24 les uns sur les autres comme un jeu de cartes, et on bat le paquet sur un tas, de fagon que tous les quarsiers deviennent des carrés de 54 millimétres de cote; leur épais seur est, par cette opération , réduite a la moitié d'un mil-
BATTEUR D'OR — BATTHYANL G17
limétre. Tous les quartiers ayant été amenés & ces dimensions, ouvrier en prend 64, dont il forme un paquet (qui prend le nom de premier caucher ), de la maniére suivante : 2 feuillets de parchemin, 20 de vélin, 1 quartier, 2 feuillets de vélin , 1 quartier, 2 feuillets de vélin,..... 20 feuillets de vélin, 2 de parchemin. Les feuillets de vélin qui ne contiennent pas de lames d’or et les feuillets de parchemin s’appellent emplures ; tous ces feuillets de vélin et de parchemin sont des carrés de 108 millimétres de cété, Les batteurs appellent outils les feuillets de vélin qui sont interposés entre les feuilles d’or.
Le caucher, ainsi composé, est introduit dans un sac sans fond, ou fowrreau de parchemin, formé de plusieurs doubles : ce premier fourreau, ainsi que le caucher, est introduit en travers dans un fourreau semblable. On congoit que, ce dernier fermant les ouvertures du premier fourreau, il est impossible que le caucher sorte de son enveloppe. Le caucher est battu sur un bloc de marbre noir, polien dessus et entouré d'une bordure de planches pour empécher les lavures (particules d’or) de tomber a terre. La téte du marteau est polie et un peu convexe; elle a environ 14 centimétres de diamétre. Ce marteau pése de 7 4 8 kilogrammes ; on Pappelle marteau & dégrossir ou & commencer. Les batteurs d’or font usage depuis plusieurs années d’un marteau a vapeur.
On bat le premier caucher pendant une demi-heure en chassant du centre 4 la circonférence, et en frappant tantot sur une face, tantot sur Pautre. L’ouvrier le sort de temps en temps du fourreau pour examiner l'état des quartiers, car ils ne s’étendent pas tous également. Quelques-uns ne couvrent qu’une partie des vélins, d’autres les affleurent , dautres les débordent; il enléve ces derniers et les remplace par des feuillets de vélin, afin que le fourreau soit toujours plein; puis il continue a frapper jusqu’a ce que tous les quartiers aient acquis une grandeur égale a celle des vélins.
Quand le premier battage est fini, on partage les quartiers du premier caucher, chacun en quatre parties égales, ce qui donne 4 fois 64, ou 256 nouveaux quartiers; on forme un second caucher en deux parties, dont chacune est composce comme il suit : 2 feuillets de parchemin, 12 de yélin, 1 quartier, 1 feuillet de vélin, etc.... jusqu’a 128 quartiers ; on termine par 12 feuillets de vélin et 2 feuillets deparchemin ; on met ces deux moitiés du caucher Pune sur Yautre, et on les renferme dans un méme fourreau comme Je premier caucher. On bat le second caucher avec le méme marteau que le précédent, et pendant le méme temps, avec cette différence qu’on retirede temps en tempsles deux moitiés du fourreau pour les y replacer dans les positions réciproquement différentes , c’est-a-dire que ce qui était au milieu du caucher total se trouve sur les cdtés, etc.
L’opération du battage terminée, on défourre (tire du fourreau ), et l’on partage chaque quartier encore en quatre parties égales , ce qui produit 4 fois 256, ou 1024 nouveaux quartiers, avec lesquels on forme un nouveau caucher, suiyant le systéme gu’on a suivi dans la composition du second ; mais on remplace les feuillets de vélin par des feuillets de baudruche ayart 3 décimétres carrés : chaque emplure contient quinze de ces feuillets.
Ce troisitme caucher s’appelle chaudret : on le bat pendant deux heures avec les mémes précautions que l’on a employées en battant le second ; l’opération terminée, on retire délicatement les feuilles d’or du chaudret, on les étale sur un coussin, on les divise en quatre parties égales , et lon obtient 4 fois 1,024, ou 4,096 nouveaux quartiers, dont quelques-uns sont défectueux ; on les appelle bactrioles. De ces nouveaux feuillets , on forme quatre chaudrets, dont les baudruches et les parchemins sont des carrés de 14 centimétres de cété.
Ces nouveaux chaudrets, qui contiennent chacun mille feuilles dor, s’appellent mowles. Le battage de la moule
exige plus de soins que celui du chaudret : un ouvrier habile et diligent peut & peine en battre quatre par jour : i} frappe d’abord pendant deux heures avec le marteau a commencer ; il prend ensuite pendant une demi-heure le marteau & achever et se sert alternativement de ces deux marteanx pendant le méme temps; il termine avec le marteau a achever. De méme que dans les op¢rations précédentes, on tourne et retourne la moule; on défourre, etc., et Popérat'on est terminée quand les quartiers désaflleurent les baudruches.
Cela fait, on met dans les guarferons. On appelle ainsi des livrets dont les feuillets sont @un papier orangé rougedtre ; il y ena qui ont 11 centimétres de cété, et d'autres 9 centimétres ; en distribuant dans les quarterons, on met vingt-cing feuillets dans chaque livret ; chaque moule fournit de quoi garnir quarante livrets. Le lingot d’or avant le battage pese 150 grammes. Avec un morceau d’or du poids d’une piéce de 40 fr., on pourrait aisément couvrir une surface de 30 métres carrés (284 pieds carrés). Le déchet, dont le poids est d’environ 60 grammes, est employé a faire de l’or en coqguille. ‘TEYSSEDRE.
BATTEUX (Cuances), néle 7 mai 1713, 4 Allend’hui, prés de Reims, et chanoine honoraire de cette ville, y professa dés l’dge de vingt ans la rhétorique, qu’en 1730 il vint enseigner successivement aux colléges de Lisieux et de Navarre. Ce fut Jui que l’Université, confiante dans les falents d’un tel professeur, chargea de prononcer, au nom du corps entier, le discours latin Sur la naissance du duc de Bourgogne, frére ainé de Louis XVI. Il passa bientét a la chaire de philosophie grecque et latine du Collége royal. Nommé en 1754 a |’Académie des Inscriptions , il fut admis en 1761 4 l’Académie Frangaise. Chargé par le comte de Saint-Germain de rédiger un cours d’études a l’usage del’cole militaire, il fit paraitre en moins d’un an les 45 yolumes qui forment cet ouvrage, pour la rédaction duque! il s’adjoignit Chompré, Monchablon et Philippe de Pretot. Malgré son godt dominant pour les anciens, l’amour de cet abbé pour leurs écrits n’était point aveugle : dans une dispute a laquelle donnérent lieu les inscriptions des monuments en France, il combattit avec chaleur l’opinion de ceux qui donnaient 4 une langue morte la préférence sur la langue nationale. Il y avait dans sa philosophie autant de lumiéres que de bonne foi; car, tout professeur qu'il était, c’est a son écrit sur l’Histoire des Causes premiéres que fut attribuée la suppression de la chaire de philosophie au Collége de France.
Cet érudit est auteur d’un assez grand nombre d’ouyrages, parmi lesquels on distingue ses traductions d’Ocellus Lucanus, De la Nature de Vunivers; de Timée de Locres , sur VAme du Monde; des quatre Poétiques ( Aristote , Horace, Vida, Boileau) et d’une Letire d’Aristote sur le Systéme du Monde. Sa version d’Horace est privée du feu sacré qui animait le chantre de Lalagé et de Tibur. Delille estimait le savoir, la critique et le goat de cet académicien : Je traité des Beaux-Arts réduits d un méme principe justifie le jugement du traducteur des Géorgiguwes. Quant aux Eléments de Littérature, plusieurs fois réimprimés et attribués a ce professeur, ce ne sont que des extraits de son Cours de Belles-Lettres , qu’on a rafraichis sous ce titre nouveau. Batteux mourut d’une hydropisie de poitrine, a Page de soixante-huit ans; il fut inhumé dans léglise de Saint-André-des-Ares , ot le ministre Bertin lui fit construire un tombeau : hommage rendu 8 la fois A l’honnéte homme et au savant. DENNE-Baron.
BATTHYANI (Maison de), l'une des plus riches, des plus anciennes et des plus célébres familles de magnats hongrois, qui fait remonter sa généalogie a Coers, l'un des compagnons d’Arpad dans l’invasion de la Pannonie par les Magyares (884), et qui a tourni 4 la Hongrie un grad nombre de guerriers et d’hommes d’Etat. Elle fut élevée a la
dignifé de baron de Vempire d’Allemagne en 1585, a celle de comte en 1630, puis, dans sa ligne ainée, a celle de prince en 1764, et se distingua constamment par l’attachement et la fidélité que ses membres témoignérent ala maison d’Autriche. En 1389 Grégoirede Coens, castellan de Gran, recut du roi Sigismond, en récompense de ses services éclatants , la terre de Baéthyani, dont toute sa famille prit dés lors le nom.
Balthazar Ter de Bartuyant, mort en 1520, fut conseiller et chambellan de Ladislas I*", puis ban, capitaine des Jazyges et vice-roi de Bosnie, province qu’il défendit bravement contre les Turks, et plus tard feld-capitaine et commandant de Guns. — Son fils, Balthazar IJ de Batruyani, né en 1493, premier chambellan du roi Louis, vice-ban de Croatie et de Slavonie en 1518, se comporta vaillamment a la bataille de Mohacs, et mourut en 1542. Son frére, Francois Ie de Barruyanit, né en 1497, seigneur héréditaire de Gussing (Nemet-Ujvar), trésorier, chambellan et grand échanson du roi, grand bailli du comitat d’Eisenburg, ban de Slavonie et de Croatie, se distingua
sa bravoure dans la guerre faite en 1514, sous les ordres d'Etienne Bathori, aux paysans révoltés (Kouwrouzes ). Aprés avoir pris en qualité de général en chef une part décisive 4 la bataille de Mohacs, il soutint ensuite tantot le parti de Zapolya, tantot celui de Ferdinand, et, par le courage dont il fit preuve dans les années 1546 a 1557, conserva a ce dernier la possession de la Slavonie et de la Croatie , vivement menacées par les Turks. I] mourut le28 novembre 1566. — Balthazar II de Batruyani, né en 1538, mort en 1590, fils de Christophe Batthyani, général célébre, se distingua dans les guerres contre les Turks, notamment en 1580 contre Skanderbeg, pacha de Poséga; il entretenait constamment a ses propres frais un corps de 1200 hommes @’infanterie et de 500 cavaliers. — Son fils, Adam I de Bart- THYANL, fut eréé en 1630 comte de Vempire d’Allemagne. — Les deux fils de ce dernier, Christophe IT et Paul Ir, furent les fondateurs de deux lignes, l’ainée et la cadette.
La ligne ainée fut continuée par le comte Adam IJ, qui, dans sa lutte contre Rackozy, conserva la Croatie et la rive droite du Danube a la maison d’Autriche, et qui mourut en 1703 avec le titre de ban de Croatie, — Il eut pour fils Charles, prince de Bartnyami, né en 1697, l'un des membres les plus distingués de cette illustre maison. Il servit @abord dans la guerre contre les Turks, et accompagna en 1719 l’ambassade autrichienne qui se rendait 4 Constantinople. Il prit part avec le grade de feld-maréchal-lieutenant aux campagnes du prince Eugéne sur le Rhin, et a la derniére guerre contre les Turks, qui eut lieu sous le régne de Charles VI. En 1741 ce prince le nomma conseiller intime. Le prince Charles de Batthyani se distingua surtout dans la guerre de succession de Baviére, ou, par la victoire qu’il remporta & Pfaffenhofen sur les Frangais et les Bayarois (15 avril 1745), et par la conquéte de la Baviére qui en fut Ja suite, il contribua essentiellement 4 la paix de Fiissen (22 avril 1745). Plus tard, il commanda en qualité de feldmaréchal sur les bords du Rhin et dans les Pays-Bas, encore bien que ses efforts n’aient pas toujours été couronnés de succés, mais de maniére & mériter et 4 obtenir lestime méme de l’ennemi. Aprés la conclusion du traité de paix d’Aix-la-Chapelle, Batthyani fut nommé grand-maitre de la cour de Yarchiduc, qui fut depuis Pempereur Joseph II; mais il renonga a cette position en 1763, et mourut en 1772 apres avoir été élevé A la dignité de prince de l’empire par droit de primogéniture. —Son fils, Adam- Wenceslas, prince de Bartuyani, néle 27 mars 1722, fut d’abord vice-ban de Croatie, puis en 1767 général d'artillerie (yelazeugmeister ) et conseiller intime. J] mourut le 25 octobre 1787 pendant un voyage 4 Sacco dans le Tyrol méridional, Le filsde celui-ci, le prince Louis de Barruyant, mort le 15 juillet 1806, fut te pore des deux fréres encore vivants aujourd'hui ; Je prince
BATTHYANI
Philippe de Barruyani, né le 13 novembre 1781, seigneur héréditaire de Gussing, chambellan et conseiller intime de empereur et roi, et le comte Jean-Baptiste de BaTrnyani, né le 7 ayril 1784. Le premier est aujourd’hui le chef dela branche princiére de la famille. — Le comte Antoine de Bat- THYANI, né le 14 décembre 1762, mort le 20 septembre 1$28, était le petit-fils d’Adam-Wenceslas de Batthyani. — [] laissait en motrant deux fils, le comte Gustave Batruyant, né le 8 décembre 1205, et le comte Casimir Barruyant (voyes ci-aprés l'article qui lui est spécialement consacré).
La ligne cadette ou des comtes de Batthyani, fondée par Paul I, se divisa par ses deux fils, Adam, né en 1704, et Emmerich, né en 1711, en deux branches qui fleurissent encore aujourd’hui dans de nombreux rameaux. L’un des fils d’Adam, le comte Louis de Bartuyani, palatin de Hongrie sous le régne de Marie Thérése, de 1751 4 1765, fut le pére de Joseph de Barruyant, né a Vienne le 30 janvier 1727. Celui-ci, prélat qui rendit d’essentiels services a l’F glise et a Etat, et que l’empereur Joseph tenait en estime particulitre, fut nommé en 1752 chanoine de Gran, en 1759 évéque de Transylvanie, en 1760 archevéque de Kolocsa, en 1776 prince-primat de Hongrie et archevéque de Gran, en 1778 cardinal, et mourut & Presbourg le 23 octobre 1799. Dans toutes les circonstances critiques et décisives ou se trouva sa patrie, on le vit constamment faire preuve du plus complet dévouement a la chose publique. — La ligne male de Batthyani-Scharfenstein s’éteignit en la personne de son frére, le comte Jean-Népomucéne de Bartnyant, seigneur de Scharfenstein, né le 16 novembre 1747, mort le 6 juin 1831. — Une autre branche collatérale de Ja ligne fondée par le comte Adam I** est la branche de Sigismond, aujourd’hui encore existante, et qui a pour chef le comte Joseph-Emmanuel, né le 19 décembre 1772. Le comte Louis de Bartuyant, dont on trouvera ci-aprés Particle spécial, appartenait 4 un rameau éloigné de cette branche. — Le comte Emmerich Ir, né en 1711, fils cadet du comte Paul I*", fut le fondateur du rameau de Pinkafeld. Il laissa plusieurs fils, dont quatre servent de souches A autant de branches collatérales. — Le second fils, le comte Ignace de Batruyant, né en 1741, évéque de Karlsburg depuis 1781, mort le 17 novembre 1798, fut un protecteur aussi généreux qu’éclairé des sciences et des lettres en Transylvanie. Il légua sa riche et nombreuse bibliothéque ainsi qu’un capital considérable a l’observatoire qu’il avait fondé de ses propres deniers 4 Karlsburg, et a laissé plusieurs écrits estimés. — Le fils ainé d’Emmerich 1°", le comte Joseph de Batruyani, né en 1738, laissa trois fils : le comte Joseph, né le 23 décembre 1770; le comte Vincent, né en 1772, mort en 1827, conseiller intime , vice-président du conseil aulique et grand bailli (Obergespan) du comitat de Hont; et le comte Nicolas,né en 1778, mort le 14 avril 1782. — L’un des fils du comte Vincent, le comte Arthur Barrayant, est aujourd@’ hui au service d’Autriche. — Du troisiéme fils d’Emmerich 1*, le comte Emmerich II de Bartuyant, né en 1742, descendent les comtes : Emmerich I11,né en 1786, conseiller intime, grand écuyer de la couronne de Hongrie, et Etienne. — Les fils de ce dernier sont les comtes : Etienne, né le 30 aodt 1812, et Ladislas,né le 12 aodt 1815.— Le quatriéme
fils @ Emmerich I* fut Aloys de Barruyant, né en 1743, qui
en 1767 entra dans l’ordre des jésuites, puis, A la suppression de lordre, se maria, se prononga en faveur des protestants aunsle sein dela dite tenue en 1790 d Ofen, et mourut en 1821. On a de lui divers ouvrages trés-hardis, ecrits tantét en latin, tant6ten allemand et aussi en hongrois. — Le cinquiéme fils d’Emmerich I", qui portait le méme nom, fonda un quatriéme rameau des comtes Batihyani de Pinkafeld, dont les représentants males encore vivants sont les comtes Sigismond , né en 1810, et Charles, né en 1798, BATTHYANI (Casi, comte) ministre des affaires étrangdres de Hongrie & l'époque de la révolution, né le 4
BATTHYANI — BATTOLOGIE
juin 1807, parcourut la plus grande partie de l'Europe aprés avoir terminé ses études, fit alors surtout un long séjour en Angleterre, et & son retour dans sa patrie se rattacha étroitement au parti libéral, dont il défendit les intéréts deja dans la diéte de 1840, mais avec plus d’énergie encore dans celles de 1843 et 1844. Il secondait avec une générosité vraiment princiére toutes les entreprises nationales, et favorisait notamment & l’étranger Pimpression d’ouvrages libéraux en langue hongroise. C’est ainsi qu’il a publié luiméme a Leipzig, en 1847, un certain nombre de ses discours a la diéte de Hongrie. Nommé dans Vété de 1848 grandbailli (Obergespan) et commissaire du gouvernement dans le comitat de Barany, il se montra non-seulement commissaire actif, mais soldat énergique dans la lutte hongroise et croate. Il occupa avec des troupes hongroises la place forte d@’Esseg, assura la navigation du Danube et de la Drave, et remporta des avantages assez importants dans les combats livrés le 13 novembre a Szarwas, et le 19 décembre a Chézin. Quand, au mois de février 1849, Esseg dut se rendre aux Autrichiens, Batthyani se réfugia 4 Debreczin, et le gouvernement hongrois, qui y résidait, le nomma gouverneur civil et militaire de la petite Koumanie, de Szegedin , de Theresiopel et de Zombor; titre avec lequel il prit plus tard part 4 Pexpédition de Perezel dans la Bacska. Quand Vindépendance de la Hongrie eut été proclamée, le 14 avril 1849, il fut nommeé ministre des affaires étrangéres; mais, en raison des circonstances si critiques ol se treuvait alors son pays, il ne lui fut pas donné d’agir fort utilement en cette qualité. I suivit aussi Kossuth dans sa retraite sur Szegedin et Arpad, et protesta, mais trop tard, contre ’élévation de Goergey aux fonctions de dictateur faite & son insu. Aprés la catastrophe de Vilagos, il se réfugia & Widdin, et fut ensuite interné par le gouvernement turk avec les autres chefs de la révolution, @abord & Schoumla, et plus tard 4 Kutayeh. Lorsque le gouvernement turk se fut décidé a rendre la liberté aux réfugiés hongrois, le comte Batthyani obtint la permission de venir 4 Paris, tandis que Kossuth, avec lequel il avait rompu, se rendait aux Etats-Unis en passant par l’Angleterre (septembre 1851). Il assista en 1852 a la distribution des aigles a l’armée frangaise , et mourut aux Batignolles le 13 juillet 1854.
BATTHYANI (Louis, comte), président du conseil des ministres de la Hongrie 4 l’époque ou ce pays proclama son indépendance, né a Presbourg en 1809, entra dans l'armée A Page de seize ans comme cadet. La vue et l’étude des chefs-d’ceuyre artistiques de Venise, oi il avait été enyoyéen garnison, contribua singuliérement a4 développer son intelligence et A perfectionner son éducation, qui avait été assez négligée. Aprés avoir gagné un proces intenté pour mettreun terme aux folles prodigalités de sa mére, et aprés étre entré, A sa majorité, en possession d’une grande fortune, il renonga a la carriére militaire, d’aprés les conseils de Rumohr, et, obéissant aux tendances depuis longtemps innées dans sa famille, il se consacra avec ardeur aux études scientifiques et politiques. Il entreprit avec sa femme, la comtesse Antonie Zicuy (née le 14 juillet 1816, mariée le 3 décembre 1834), un grand voyage en Europe et jusqu’en Orient. A son retour, il fut si vivement frappé du mouvement national qui se pronongait chaque jour de plus en plus dans son pays, qu’il étudia sous la direction de Horvath la langue et Vhistoire hongroise, qu’il n’avait jusqu’alors que fort imparfaitement connues, et dés 1840 il était en état de figurer comme orateur de opposition a la Table des magnats. Encouragé par les éloges qui lui arrivérent de toutes parts, il se lia de plus en plus avec le parti libéral, combattit énergiment a la didte de 1843 et 1844 les propositions du gouvernement et des conservateurs, appuya toutes Jes motions patriotiques faites en faveur du commerce et de V’industrie, et prit ouvertement parti contre le chancelier du royaume Appony et Vinstitution des administrateurs.
Quoique a l’origine Pun des adversaires de Kossuth, il eA yint peu a peu a se lier si complétement avec lui que plus tard il mit tout en ceuvre pour faire réussir l’élection de Kossuth en qualité de député du comitat de Pesth a la diéte de 1847. L’influence de Batthyani s’accrut lorsque Varchiduc Etienne, son ami depuis plusieurs années, fut nommé palatin de Hongrie. Les journées de mars 1848 ayant assuré la victoire de l’opposition et donné un ministére parliculier 4 la Hongrie, Batthyani en fut nommé président le 17 mars. La fidélité 4 la maison de Habsbourg et le maintien de union politique de la Hongrie et de l’Autriclhe furent incontestablement les principes que Batthyani s’efforga de faire prévaloir dans la position si difficile quil n’avail pas craint d’accepter. Mais les embarras allant toujours croissant et la situation devenant de plus en plus tendue, Balthyani déposa son portefeuille le 11 septembre, a la suite de négociations infructueuses avec Je ministére autrichien, et de Vinyasion de la Hongrie par le ban Jellachich. On ne saurait nier qu’il edt plutét de bonnes intentions que la capacité qui lui edt été nécessaire pour présider aux destinées de sa patrie dans l’état de trouble et de confusion ot elle se trouvait alors plongée. Dés le lendemain 12 septembre, l’archidue palatin appelait Batthyani 4 se mettre a la téte d'une administration nouvelle, et 4 composer un cabinet qui, bien que formé d@hommes trés-modérés , n’obtint cependant pas la sanction royale. A la suite de la dissolution de la diéte et de l’assassinat du comte Lambert, nommé aux fonctions de commissaire civil, Batthyani se rendit a Vienne, en partie pour prévenir les suites de ces sanglants évyénements, et en partie aussi pour y déterminer le gouvernement 4 composer un nouveau ministére. Ses efforts n’ayant amené aucun ré- sultat, il revint le 5 octobre dans son domaine d’Ikervar. Ii arma alors ses domestiques, et, une fois les hostilités commencées , il combattit 4 leur téte dans le corps franc de Vi dos; mais & quelque temps de 1a une chute le mit hors d’état de prendre part davantage aux opérations de la guerre.
Au mois de novembre 1848 il se rendit a Pesth pour y siéger a la diéte, mais ne fut point appelé a faire partie du comité de défense. Dans la derniére séance que la diéte tint a Pesth, Batthyani fit décider qu’une députation chargée de traiter de la paix serait envoyée au prince de Windischgreetz, qui dés les premiers jours de janvier 1849 s’approcha de la capitale de la Hongrie a la téte d’une armée autrichienne. Cette députation, a laquelle s’adjoignit Batthyani, ne fut point admise. Batthyani resta 4 Pesth, tandis que le gouvernement hongrois et la diéte se retiraient en toute hate a Debreczin, et fut arrété dans ’hotel de sa belle-sceur la comtesse Karolyi, aprés entrée de Windiscligreetz dans la capitale, le 8 janvier 1849. On le transféra successivement a Ofen, a Olmutz et 4 Laibach ; puis on leramena a Pesth, ou, le 5 octobre, il fut condamné par sentence d’un conseil de guerre a étre pendu: Mais dans la nuit méme, Batthyani se porta au cou diverses blessures 4 aide d’un poignard, de telle sorte que l’exécution ne put avoir lieu que dans la soirée du 6, et qu’il fallut fusiller le patient. Batthyani mourut avec la plus grande fermeté. Ses biens furent confisqués, et sa veuve se retira avec ses trois enfants a I’étranger. La condamnation de Batthyani eut lieu & Pimproviste, et produisit généralement une impression d’autant plus pénible qu’on ne la considérait point comme justifiée. Consultez Horvath, Louis Batthyani, martyr politique (Hambourg, 1850).
BATTOLOGIE. On entend par cette dénomination une répétition ou une abondance stérile de mots vides de sens. Voici quelle serait, d’aprds quelques étymologistes , l’origine de ce terme. Certain Batius, roi des Cyrénéens, était bégue et avait coutume de répéter plusieurs fois les mémes syllabes en parlant; de la les Grecs appelérent batéologie, de son nom Battos, et de d6yoc, discours, ce que nous nommons, nous, redondance. Nous serions tentés de pré-
férer a cette version celle qui ferait de Battus un poéte ennuyeux, dont les longueurs et les redites auraient donné naissance a cette expression. D’autres enfin la font remonter au personnage du méme nom qui découvrit par son indiscrétion le vol des troupeaux d’Apollon commis par Mercure. Voye= Battus.
BATTUE. Ce n'est point ici un adjectif, cet adjectif que recherche, dit-on, la femme russe, heureuse de trouver dans l’emportement de son époux une preuve d’amour. Si ce témoignage se fait attendre, elle s’afflige, disent les voyageurs; et elle se contente, quand elle le recoit, de cette recommandation ingénue : « Pas sur la téte, mon cceur! » Battue est ici un substantif : c’est un terme de chasse. Il exprime l’action de faire parcourir un bois, toute une contrée, par un nombre plus ou moins considérable de chasseurs armés ou désarmés , femmes et enfants, qui poussent des huées, effrayent le gibier par de grands cris , et frappent ordinairement avec un baton les moindres buissons qu’ils rencontrent. De la le mot de battue. C’est particulitrement contre le sanglier et le loup qué se pratique cette levée d’adversaires. Elle est quelquefois prescrite par l’autorité municipale contre un loup qui désole l’arrondissement. Elle ne réussit pas toujours contre ’ennemi qu’on attaque, mais elle est souvent funeste aux chasseurs eux-mémes, soit en les exposant a la dent furieuse de l’animal exaspéré , soit a leur propre maladresse : car il est souvent arrivé que, demi-cachés dans l’épaisseur du fourré, ils ont tiré les uns sur les autres. Le moyen le plus prudent et le plus sir pour se défaire d’un loup est de trainer une béte morte dans les enyirons de sa demeure; il est infailliblement attiré 1a dans la nuit, et on peut le surprendre a Vaffat, pourvu que cette nuit soit sans lune.
La battue était la chasse de prédilection de Charles X. Entouré de ses officiers, il se tenait ordinairement au milieu d'un carrefour formé par des taillis élagués avec beaucoup de soin jusqu’a la hauteur d’un métre, afin de faciliter le tir des faisans et du gibier 4 plumes. Le nombre des rabatteurs dépassait souvent cent cinquante. Aussi le gibier, enfermé comme dans un réseau, venait-il par troupeaux s’offrir aux canons des fusils ; de 1a ces quatorze cents piéces tuées dans quelques heures de chasse par trois ou quatre personnes seulement, auxquelles on présentait des fusils tout chargés.
H. pe Latoucue.
BATTUECAS. Ainsi s’appellent deux vallées profondément encaissées entre de hautes montagnes, situées a 60 kilométres de Salamanque, dans la province d’Estramadure. On se fera une idée de leur profondeur en pensant qu’aux plus longs jours de l’année le soleil n’y demeure que quatre leures sur Phorizon. Elles sont du reste tellement inaccessibles que la tradition raconte que leurs habitants, oubliés, ont été pendant plusieurs siécles complétement ignorés des autres provinces de ’Espagne. Un couvent de carmélites y fut fondé dés ’année 1559. Madame de Genlis a pris pour sujet de son roman les Battuécas (2 vol., Paris, 1816) la version suivant laquelle ces vallées n’auraieat été découvertes qu’au seiziéme siécle par deux amants qui fuyaient les persécutions de leurs familles.
BAT'TUS, berger de Pylos, avait promis a Mercure de ne découvrir 4 personne le vol du troupeau d’Apollon , qu’il lui avait vu commettre, et en avait regu en récompense la plus belle vache de celles que le dieu avait dérobées. Peu apres, et dans le dessein de l’éprouver, Mercure revint, sous la forme d'un paysan, lui offrir un boeuf et une vache s’il youlait dire ob était le troupeau qu’on cherchait. Battus, tenté par une plus forte récompense, révéla le secret , et Mercure, indigné, le changea en pierre de touche, pierre dont on se sert pour éprouver la nature et la pureté des métanx.
BATYNE (Bataille de). Le 19 septembre 1810, les Russes, commandés par Kamenski, remportérent sur Mubtar-Pacha, général turc, une victoire brillante prés de Ba-
BATTOLOGIE — BAUCHER
tyne, village situé sur le Danube et & peu de distance de Routchouk. Aprés avoir battu la flottille turque sur le Danube, les Russes emportérent d’assaut le camp de Muhtar, établi au confluent du fleuve et dela Tantra. Muhtar se sauva avec un petit nombre d’hommes; mais Ahmed-Pacha ful obligé de se soumettre avec tous les siens 4 la discrétion des vainqueurs, auxquels ce succés valut Sistova, Cladova. Giurgevo et Routclouk,
BATZE, monnaie qui fut frappée pour la premiére fois vers la fin du quinziéme siécle 4 Berne, Ce nom n’est, dit-on, que la corruption du mot bar (ours), et provient de l’ours qui figure dans les armes du canton et qui est reproduit sur ces piéces de monnaie. Elles circulérent bien vite en Suisse et dans le midi de l’Allemagne ; mais il y a déja longtemps qu’on ne les recoit plus que sur le territoire suisse, et encore la valeur en varie-t-elle suivant les cantons. Le franc, monnaie de compte admise autrefois en Suisse, contenait dix batzen; mais la loi de 1850, qui a introduit dans toute la confédération le systeme monétaire en usage en France, n’a point adopté la dénomination de batze.
BAUCHE ou BAUGE. Voyez Toxcuts.
BAUCHER (Francois), écuyer, né vers 1805, s’est fait connaitre 4 la fois comme professeur d’équitation et comme écuyer du Cirque. En 1855, il a eu la jambe cassée par la chute du lustre au milieu d’un de ses exercices, et renonca dés lors 4 se produire en public. Ses ouvrages, parmi lesquels on distingue une Méthode d’équitation (1842), qui a obtenu quinze éditions, ont été recueillis en 1859, in-8.
M. Baucher ne s’est pas contenté de déployer son habileté dans la pratique de son art, il y a appliqué tous les efforts de réflexion d’un esprit pénétrant, et a créé une méthode d’équitation qui a soulevé dés sa naissance et qui souléve encore tous les jours de vives controverses.
Elevé dans l’équitation de manége, c’est sur celle-la que M. Baucher a porté son attention. Il s’oceupe d’abord de placer le cheval, c’est-a-dire de faire prendre a toutes les parties mobiles des positions telles que lanimal puisse se mouvoir le plus facilement possible. Pour arriver a ce résultat, il travaille successivement les diverses parties, en commencant par la position de la téte. Au lieu de se reposer entidrement, pour le placement de la téte, sur leffet du mors , il observe que la position de la téte, qui a tant d’influence sur la résistance ou l’obéissance du cheval, dépend d’abord de celle de l’encolure, et que c’est par la roideur des muscles de l’encolure que le cheval résiste. Il commence donc par assouplir ces muscles, et pour cela soumet le cheyal au pliement. L’articulation de la machoire mobile est aussi travaillée et assouplie, parce qu’elle est employée dans la résistance du cheval. En donnant par la flexibilité de Pencolure et celle de la machoire mobile l’habitude de l’obéissance de ces parties a la volonté du cavalier, la nouvelle méthode n’a pas accompli toute sa tache; elle s’occupe ensuite d’assouplir les épaules, la croupe et les hanches ; l’ensemble de ces travaux constitue la mise en équilibre , le ramener.
Par le ramener, le cavalier a conquis le pouvoir d’arréter le cheval et de favoriser l’essor de ses forces ; il lui reste d faire de ce pouvoir un bon usage. Pour cela, M. Baucher emploie U’attaque, qui est Pemploi des jambes et méme de ’éperon sans autre effet que le rassembier, c’est-d-dlire la préparation du cheval 4 Veffort qu'il devra produire. Ainsi, dans cette méthode, Péperon devient un aide, et sert, non pas & mettre le cheval en mouvement, mais d I’y préparer.
Nous avons exposé ce qu’ily ade plus général dans la nouvelle méthode; nous allons citer deux de ses applications les plus neuves et les plus hardies. Reculer est un mouvement que le cheval monté n’execute ordinairement qu’avec difficulté, parce que, la main du cavalier faisant refluer la masse du cheval sur l'arriere-main, lanimal se traine avec diff-