‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 434 sur 488 · BEAUNE — BEAUREPAIRE · texte numérisé non relu

BEAUNE — BEAUREPAIRE

d'Anjou porta d’abord le titre de baronnie, et fut érigee en marquisat en 1554. Elle fut, a deux reprises, le théatre d’un combat entre les troupes de la république et les Vendéens : ceux-ci, victorieux le 23 avril 1793, furent battus le 18 octobre suivant par Westermann.

BEAUREGARD (Pierre-Gustave-Toussaint), g6néral américain, né en 1817, prés de la Nouvelle-Orléans, est fils d’un riche planteur et descend d’une famille de eréoles francais du Canada et, par sa mére, des ducs italiens de Reggio. Aprés avoir fait ses études au collége militaire de Westpoint, il fut nommé sous-lieutenant d’artillerie (1838) et prit part en 1847 a la guerre du Mexique; il y gagna les grades de capitaine et de major sur le champ de bataille. Il fut chargé ensuite de différents travaux publics dans la Louisiane, et notamment de Ja construction de Ja Douane et de la Monnaie de la Nouvelle-Orléans et des défenses élevées a l’embouchure du Mississipi. Il venait d’étre appelé a la direction de l’école de Westpoint lorsque Lincoln parvint ala présidence : aussitét Beauregard donna sa démission et se déclara pour la séparation des Etats du Sud.

Mis a la téte des troupes confédérées avec le rang de général de brigade (4 février 1861), il prit l'iniliative des hostililés, attaqua le fort Sumter, clef de Charleston, et Vobligea de se rendre (12 avril). Puis, avec 45,000 hommes, il se porta sur le Potomac au-devant de Mac-Dowell et l’at taqua sur les bords du Bull-Run; grace a un renfort de 25,000 hommes que le général Johnston lui amena vers le soir, Beauregard mit Mac-Dowell en déroute et lui enleva une grande partie de son artillerie, ses vivres et ses munitions (21 juillet), En 1862, Beauregard passa dans l'Ouest et s’établit 4 Corinthe avec 80,000 hommes. Un mouvement offensif conduit avec vigueur lui fit surprendre Varmée fédérale , coupée en deux par une rivitre a Pittsburg : il lui livra une sanglante bataille qui dura deux jours (6 et 7 avril) et n’eut aucun résultat. Modifiant alors son plan, il résolut de transporter ses troupes autour de Richmond et opéra cet habile mouvement a !’insu des fédéraux campés devant Corinthe et quis’altendaient chaque jour a une nouvelle bataille. Les fatigues de la guerre obligerent Beauregard a prendre un repos de quelques mois. Le 15 juin il laissa au général Bragg le commandement de son arméé. En 1863, Beauregard battit les fédéraux a Sayannah (22 octobre), puis il s’occupa de mettre Charleston en élat de défense. Il résista dans cette ville aux atlaques successives des généraux fédéraux Gillmore el Kilkpatrick. En 1864, il battit Butler prés du fort Darling (16 mai), et il se distingua, sous les ordres de Lee, dans les combats liyrés autour de Richmond. La guerre terminée, Beauregard a accepté la direction du chemin de fer du Mississipi et a fait, dans Vintérét de cette compagnie, un voyage a Londres el a Paris.

BEAUREPAIRE (Nicotas-Joseen, vicomte pe), né * a Coulommiers le 7 janvier 1740, avait été lieutenant dans Jes carabiniers avant la révolution de 1789. Elu chef du premier bataillon de Maine-et-Loire, il commandait la ville de Verdun lorsque cette place fut sommée de se rendre par Je duc de Brunswick, le 31 aodt 1792. Le conseil de défense, composé de municipaux et d’autres habitants influencés parla peuret par des intrigues, proposa de rendre la ville, sans attendre qu’elle fat sérieusement attaquée. Des groupes parcouraient les rues et les places publiques en demandant a grands cris que l'on capitulat sans nul délai. La garnison pralait de combattre ; elle était déterminée a opposer une vigoureuse résistance. Le commandant Beaurepaire partageait son dévouement. Il s’était haté d’atler exprimer au conseil et A la municipalilé la généreuse résolution de la garnison et de la plus grande partie de la garde nationale. Vainement il annonga que la ville serait promptement secourue, que l’armée nationale serail bientot sous ses rem-

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