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damné 4 l’emprisonnement ; mais il interjeta appel au pape, et, étant parvenu a s’enfuir, il aborda aprés bien des peines et des dangers au port de Gravelines , d’oii il se rendit au monastére de Saint-Bertin, dans la ville de Saint-Omer.
Le bannissement de tous les membres de sa famille, la confiscation de tous ses biens, suivirent de prés la nouvelle deson arrivée en France. Regu par Vhospitalitéde Louis VII fs malgré les réclamations de Henri II, il eut quelque peine a se concilier Alexandre III, que les malheurs de lEglise forgaient de tenir sa cour a Sens, et qui craignait de s’aliéner le roi d’Angleterre. Pendant deux ans il yécut en simple moine a labbaye de Pontigny , de l’ordre de Citeaux; mais il ne cessa pas la guerre contre Henri. En 1166 il excommunia dans I’égiise de Vezelay les défenseurs des conslitutions de Clarendon, les détenteurs de biens confisqués : séquestrés de l’'abbaye de Cantorbéry, et nomiaativement plusieurs courtisans et favoris du roi. Celui-ci, en apprenant cette nouvelle 4 Chinon en Anjou, témoigna la plus vive colére, et écrivit au pape pour lui reprocher de fayoriser ses ennemis. Trahi par Alexandre JU, il dut chercher un asile 4 la cour du roi de France; mais Louis se rapprocha de Henri II, et Becket parut au congrés de Montmirail sous la protection des barons francais. La restriction qu’il mit & son acquiescement aux désirs de Henri, en disant qu’il consentait 4 tout, sauf ’honneur de Dieu, renouvela la colére du roi, lui attira d’amers reproches de la part des assistants, et il se retira, réduit 4 vivre d’auménes. Cependant les deux rois se brouillérent ; Louis rappela Becket prés de lui. Aussitét Parcheyéque lanca de nouveaux arréts d’excommunication. Cependant le souveverain pontife continuait & se montrer peu favorable 4 Becket, tout en lui faisant des assurances de déyouement et de protection. Il fallut les instances formelles de Louis V1I pour qu’il menacat le roi d’Angleterre de la censure ecclésiastique. Henri, effrayé de l'accord du pape et du roi de France, céda, et consentit 4 un acconmodement.
Il eut lieu le 22 juillet de l'année 1170, entre Fréteyal et La Ferté-Bernard, en Normandie. Becket retourna en Angleterre, malgré les conseils de Louis et les nombreux indices du défaut de sincérité du roi et de ses funestes desseins. Le bref qui suspendait l'archevéque d’York avait été publié avant l’arrivée de Becket ; mais enyoyé par lui, il ne le rétracta pas. Ce fut alors que, sur le rapport de l’archevéque @York, qui vint le trouver en Normandie, Henri If prononga ces umprudentes paroles : « Quoi! un misérable qui a mangé mon pain, un mendiant qui est venu a ma cour sur un cheval boiteux et portant tout son bien derriére lui, insulte son roi, la famille royale et tout le royaume, et pas un de ces laches chevaliers que je nourris & ma table mira me délivrer d’un prétre qui me fait injure! » Richard le Breton, Hugues de Morville, Guillaume de Tracy et Regnault, fils d’Ours, ayant entendu, partirent aussitot, et arrivérent 4 Cantorbéry aprés les fétes de Noél : ils le tuérent dans son église, le 29 décembre 1170.
Ainsi périt Thomas Becket, sur lequel les jugements de la postérité ont varié comme T’esprit qui en a dominé les opinions, Sous l’influence critique du siécle dernier, Thomas Becket a été condamné, comme il l’avait été par la Réforme, mére de I'école philosophique. Mais depuis qu’tne plus sé rieuse attention a été donnée, & ce sujet, au renouvellement des études historiques, on en a jugé plus sainement. Quel qu’ait été le mobile qui dirigeait alors les défenseurs des immunités de I'Fglise, on sait aujourd’hui qu’elles se liaient le plus souvent aux besoins du peuple, qui n’avait & opposer a la grossidre tyrannie des barons que la puissance et les priviléges de ses prétres. Bechet'a été un des soutiens de ce peuple opprimé. Aussi celui dans Vintérét duquel on lui donna la mort fut-il deux ans aprés, lorsque Varchevéque eut été canonisé, foreé, par lopinion de ces peuples, ’ humilier la majesté royale sous habit d'un simple péle-
BECKET — rin, anords du tombeau qu’environnait la vénération de son royaume. H. Boucuirreé, ancien recteur,
BECLARD (Prerre-Avcustin), anatomiste célebre, naquit, en 1785, a Angers. Ses parents, simples marchands, @une probité antique, mais peu aisés, ne lui donnérent que l’éducation strictement nécessaire 4 un homme de comptoir ou @obscur bureau. Langues mortes, littérature, talents de luxe ou d’agrément, la jeunesse de Béclard ignora tout cela. Mais, se sentant appelé a dautres destinées que celle qu’aurait voulu par prudence lui imposer son pére, il lui arriva souvent de déserter le magasin pour l’école centrale , son bureau pour la bibliothéque; et ce fut la, dans une vie de quarante ans, le seul sujet de chagrin qu’il donna a sa famille.
Cependant Béclard avait de secrets desseins, il aurait youlu étudier la médecine. D’un naturel alors peu communicatif , et d@ailleurs mal encouragé par les siens, qui ne voyaient en lui qu’un réveur inutile, Béclard m’osait dire ses projets ni faire ses confidences a son pére. Heureusement une féte de famille, une de ces circonstances solennelles qui effacent passagérement tous les soucis, et changent la timidité méme en audace triomphante, lui fournit ’occasion de montrer ouvertement le fond de sa pensée. On l’écoute avec complaisance : sa demande lui est octroyée..,. Pendant les quatre années qu’il passa 4 ’Ecole secondaire de Médecine d’Angers, il fit des progrés qu’étaient loin de prévoir ceux qui décrétaient fusque la sa complete nullité : toutes les couronnes du lieu tombérent sur sa téte; il sortit victorieux de tous les concours. Quant & ses moments de délassement , il les consacra avec zele 4 apprendre le peu de latin et de philosophie dont le chapelain de ’hépital pdt se souvenir.
Béclard vint 4 Paris en 1808; il avait alors vingt-trois ans, et déja quatre années d’études en médecine, déja un peu d’expérience et de pratique, beaucoup de connaissances en anatomie, et il savait en histoire naturelle et en chimie tout ce qu’il est possible 4 un jeune homme d’en connaitre en province, c’est-a-dire quelques éléments fort incomplets. Cela suffisait toutefois pour lui donner sur ses condisciples commengants une grande supériorité, que vérifidrent de nombreux concours. On le vit donc successivement, et sans que la rivalité la plus susceptible osat en murmurer ni s’en plaindre , interne des hdpitaux , plusieurs fois lauréat de Ecole Pratique, répétiteur du célébre chirurgien Roux, prosecteur de la Faculté, docteur en chirurgie (1813), chef des travaux anatomiques ( place inappréciable, dans laquelle il remplagait immédiatement Dupuytren), enfin chirurgien en chefde la Pitié, ef, en 1818, professeur d’anatomie a I’Ecole de Médecine de Paris; brillantes victoires dues toutes aux concours.
En dix ans c’était faire un chemin rapide; et tant de succés si flatteurs, Béclard en fut redevable a son zéle incomparable , 8 sa mémoire exercée et puissante, a son excellente méthode, 4 sa diction modeste et attachante, 4 son élocution facile autant que sage, et surteut (du moins je le pense) a Pinconcevable intérét qui s’attachait de toutes parts a son caractére, bon par essence et d’une mélancolie pleine de charme, tant elle révélait de mystérieux chagrins et semblait promettre d’indulgence et de sympathie. Dans sa chaire comme dans son cabinet d’étude, a l’amphithéatre comme & Vacadémie, qu’il edt dans ses mains, si belles et si adroites, une plume ou un scalpel ; qu’il s’agit d’un cours ou @une expérience, d’une opération ou d’un examen, Béclard avait toujours cette figure calme qui déconcerte I’imagination, cette facilité et cette onction qu’on écoute et qui persuade, qui combat avec succés, mais sans coleére, le paradoxe et l’erreur, et qui, s'ilen était besoin, saurait de méme démasquer 1a fausseté, elle qu’on reconnait si aisément a son langage et a sa contenance. Conyenons Cependant qu’on ne yoyait en Beclard ni ces remarquables défauts ni ces qualités resplendissantes qui sont l’apanage des hommes supérieurs. Sa perfection accablait sans éton-
DICL. DE LA CONVERS, — T. Hl.
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ner, excitait une vive estime, mais nulle envie ; et cela est si vrai qu’on avait surnommé Béclard le Grandisson des chirurgiens.
Ses ouvrages ne pouvant ¢tre ici analysés, nous nous bornerons & quelques indications que tout le monde pourra saisir. [| notad’abord des observations curieuses : c’était, par exemple , une grossesse extra-utérine (Venfant se trouvant dans le bas-ventre et hors de son réceptacle), grossesse qu ! eut pour issue un accouchefent par le rectum, Ailleurst cétait un foetus qui avait pu vivre et s’accroitre, encore qu'il edt lecoeur dans la bouche et attaché au palais. Béclard découvrit aussi que les jeunes enfants, dans le sein maternel, s’exercent déja & respirer, et qu’ils aspirent, par apprentissage, les eaux de l’amnios dont ils sont baignés de toutes parts, en attendant qu’ils puissent aspirer lair pur de l’atmosphere. Il prouva que la graisse humaine n’est pas vaguement fluente dans le tissu cellulaire, mais qu’elle est exactement renfermée , comme une liqueur précieuse qu’on craindrait de répandre, dans de petites outres bien closes. I] étudia minutieusement lage auquel chacun de nos os devient dur et solide, et il fournit ainsi d’utiles documents 4 la médecine légale, qui en fera plus d’une application dans les questions @identité. 11 prouva que les nerfs coupés, aussi bien que Jes os fracturés ou rompus, ne se reproduisent jamais, et que la réunion n’en est point due a une régénération véritable. Enfin, cette légére courbure du laut de l’épine dorsale, que nous portons fous comme une tache originelle, Béclard prouva qu’elle n’était point due au voisinage de ce gros vaisseau pulsatif qu’on nomme aorte, mais qu'il fallaif plutot Vattribuer, comme Bichat, a l'emploi plus fréquent et a Vactivité plus grande du bras droit. Un gaucher lui présenta cette courbure dans un sens inverse de sa direction ordinaire.
Personne plus que Béclard ne professait pour la mémoire de Bichat cette admiration sentie que commande la lecture de ses ouvrages. [1 avait constamment prés de lui son image, toujours sous les yeux ses écrifs, son nom sans cesse sur les lévres, toujours dans l’esprit le vif souvenir de ses découvertes, et Vaiguillon stimulant de sa gloire. Mais il n’exista entre ces deux hommes aucune analogie de ta lents. Béclard n’a point fait par lui-méme de découvertes importantes ; il s’est plutot attaché 4 combattre des erreurs, comme a rendre incontestables des vérités que d’autres avant lui avaient énoncées avec des preuves insuffisantes. Dans ses Additions al’ouvrage de Bichat et dans son Résumé @ Anatomie générale, ses deux principaux ouvrages, Béclard a souvent garanti contre de nouvelles discussions et mis de la sorte hors d’alteinte des propositions jusque alors incertaines. D’ailleurs, une intention d’utilité perce a chaque page de ces livres; on le voit partout s’attacher a éclairer par lYanatomie les points encore obscurs de la chirurgie et dela médecine, aussi bien que la manceuyre des opérations chirurgicales. C’est au reste un héritage que M. Roux lui avait légué, lui vivant.
L’Anatomie de Béclard se termine par quelques chapitres intéressants sur l'anatomie pathologique, complétment manuscrit de Bichat, que celui-ci n’avait pas eu le loisir de joindre 4 son grand ouvrage, la mort étant venue le surprendre ayant |’dge de trente et un ans. Presque tontes les pages du livre dont nous parlons renferment contre Bichat une objection ou une critique , ef quelquefois un démenti sous la forme polie d’un commentaire. C’est une sorte d’hommage dont on trouvera peut-¢tre que Béclard s’est montré troy prodigue, surtout si on considére qu'il s’agit d’un maitre a qui ’ouvrage méme est dédié, et sans lequel il n’aurait pu étre concu.
Béclard savait par-dessus tout colliger avec sagacité, bien ehoisir. Il était parvenu 4 acquérir une érudition qui fut pour beaucoup dans ses succés, et qui lui attirait les applaudissements de cette foule d’éléves qui assistaient ponctuel-
lement a ses cours. I] connaissait et citait surtout les Allemands; c’était la son principal défaut, et l'un de ses mérites les plus saillants. Mais personne mieux que lui ne s’entendait a faire une legon scientifique; personne surtout ne s’en occupait davantage , ni avec plus de recueillement.
Une des centrariétés qu’eut a éprouver Béclard fut de navoir pas été conservé, selon le voou et d’aprés l’élection de ses pairs, secrétaire général de ’ Académie de Médecine. Mais homme que le gouvérnement d’alors lui préféra (M. Pariset) avait tant d’esprit, tant d’expérience des assemblées publiques; il était, bien que distrait 4 exces, si profond littérateur, si agréablement disert, quelquefois si éloquent, et toujours si bon écrivain, que Béclard avait trop de justice et de philosephie pour ne pas bientét, et de bonne grace, passer condamnation sur ce choix, tout arbitraire qu'il le trouvait.
Ami et allié d’Ant. Dubois, éléve favori et confident de Chaussier, Béclard, voyant ses premiers désirs satisfaits, et laissant pour toujours |’émulation trop tyrannique du nom de Bichat, ne pensait 4 rien moins, dans les derniéres années de sa vie, qu’d courir ou voler sur des traces encore plus glorieuses. Cette soif immodérée d’avancement et de célébrité exalta ses facultés outre mesure, et mit avant le temps fin & ses jours. Il mourut, dans le délire, d'un érysipéle ala face, compliqué de fiévre cérébrale, le 16 mars 1825. Il n’a vécu que quarante ans : ce fut assez pour |’instruction de trois générations d’éléves; trop peu pour sa gloire. D* Isid. Bourpon,
BECQUEREL (Anroine-César) est né a Chatillonsur-Loing, le 7 mars 1788. Il s’adonna plus particuliérement a I’étude des sciences naturelles et mathématiques , et il sortit de l’école Polytechnique en 1808. La pénurie militaire le réclama pour l’Espagne aprés une seule année de séjour 4 l’école d’Application, Jusqu’en 1812, il prit part aux siéges de Mequinenga, de Tortose, de Tarragone, de Sagonte, de Valence, de Péniscola, sous les ordres du général Rogniat, qui commandait le génie. Nous lisons dans les Mémoires du maréchal Suchet, qui était alors gouverneur d’Aragon, que lorsque l’assaut fut donné 4 Sagonte, M. Becquerel parut au premier rang. De retour d’Espagne en France, il fut nommé inspecteur des études a I’école Polytechnique, fonctions qu’il remplit dans le cours de l’année 1813, et qu’il ne quitta que pour faire la campagne de France en 1814. Il prit alors part a la défense de Paris, et fut chargé de mettre plusieurs places en état de défense.
C’est de 1820 que date la vocation scientifique de M. Becquerel. A son retour d’Espagne, M. Becquerel cultiva !’amitié de Girodet, son cousin. Ce grand peintre, dont l’esprit était si rapide et abondant en idées, et qui possédait des notions assez étendues sur toutes les branches des connaissances humaines, l’engagea a se livrer a I’étude des sciences physiques, sur lesquelles il aimait lui-méme A s’entretenir, Ses encouragements et ses avis judicieux contribuérent beaucoup a développer dans M. Becquerel le goit des recherches scientifiques.
Les Annales de Chimie et de Physique contiennent un grand nombre de ses mémoires. Il a attaché son nom a une foule de questions scientifiques, dont l'une, qui en contient beaucoup d’autres, est analyse des puissances électro-motrices de la pile. Faisant la part de toutes les causes qui concourent ou qui se détruisent pour Ja production de la résultante générale, il a trouvé que les unes naissent du liquide , les autres du contact avee l’élévation de température ; que d’autres, enfin, purement électro-chimiques, résultent des nouvelles combinaisons qui s’établissent entre les corps. M. Becquerel est parvenu, a l'aide des forces électriques A petite tension, a l'aide des actions lentes, a reproduire une foule de minéraux analogues A ceux que l’on trouve dans la nature, et a montré que dans certains cas la nature avait dd procéder ainsi. Il est arrivé récemment A l'une des
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plus belles applications de la physique et de la chimie : il a démontré qu’a l'aide de Vélectricité on peut traiter les minerais d’argent et de plomb. Ce procédé a été employé avec avanlage en Amérique,
Les belles recherches de M. Becquerel sur l’électricité ne s'arréterent pas la : qui ignore que dés 1845 il a fait cette observation si remarquable , que lon peut déposer les peroxydes métalliques a la surface des métaux par l’électricité, et les colorer des plus vives couleurs? Oulre son grand Traité d’ Electricité et de Magnétisme (1834-40, 7 vol. in-8 et atlas), M. Becquerel a publié un Trai’¢ de Physique appliquée aux sciences naturelles (1842, 2 vol. in-8) et un Traité d’ Electro-Chimie appliquée vux arts. Ce dernier traité est pour ainsi dire le résumé du cours du Jardin des Plantes qu’il faisait depuis 1838; le plan en est enticrement nouveau et roule en grande partie sur ses travaux. M. Becquerel est entré 4 ’Académie des Sciences en 1829 comme successeur de Lefévre-Gineau, et dans la Société royale de Londres en 1837. Il a été promu commandeur de la Légion dhonneur le 12 aoat 1865. Trés peu d’hommes ont eu une vie intellectuelle aussi active que lui. Disons encore qu’il a contribué par ses rapports au Conseil général du Loiret a appeler V’attention du gouvernement sur les améliorations a exéculer en Sologne.
Parmi ses derniers travaux nous citerons : De Vaction du sel dans la végétation (1849), Hléments de physique lerrestre et de météorologie (1847, in-8), avec son fils Edouard; Trai‘é des engrais organiques (in-12), Des Climats et de influence des sols boisés (in-8), Trailé de Vélectricité et du magnétisme, et des applications de ces sciences (1855-1856, 3 vol. in-8), avec son fils; Recherches sur les causes de U'électricité almosphérique et terrestre (1859, in-4), Recherches sur la tempércture des végétaux (1861, in-4), la Lumiere (1862-1864, 2 vol. in-8, fig.).
BECQUEREL (Louts-Aurrep), fils ainé du précédent, né en 1814, 4 Paris , embrassa la carritre médicale et ful attaché 4 Vhdépital de la Pitié. 11 est mort en mars 1862, laissant quelques ouvrages remarquables, tels que : Séméiotique des urines (1841), Traité du bégaiement (1844), et Trai/é des maladies de Vu'érus (1859).
BECQUEREL (ALeXaNpRe-Epmonp), frére du précédent, est né a Paris le 24 mars 1820. Admis a I’Ecole polytechnique il n’y entra pas afin d’aider son pére dans ses trayaux. Déja suppléant de Pouillet a la Sorbonne, il le remplaca en 1853 au Conservatoire des arts et métiers dans la chaire de physique qu’il occupe encore. On lui doit @importantes recherches sur le spectre solaire et la constitution de la lumiére électrique, la détermination des pouvoirs réfringents d’un grand nombre de corps liquides, les phénoménes magnétiques et diamagnétiques, la phosphorescence, etc, Le 18 mai 1863, il a été éla membre de |’Académie des sciences, ,
BECS-FINS (Motacilla , L.). Les zoologistes réunissent sous ce nom commun plusieurs genres d’oiseaux formant une sous-famille trés-nombreuse et rangée par G. Cuvier dans la famille des conirostres, del’ordre des passereaux. Les genres traquet, rubiette, fauvette, troglodyte, hoche-queue, bergeronnette, farlouse, composent la sous-famille des becs-fins qui ont pour earactere commun un bec droit, menu, semblable a un
ingon.
BEDDOES (Tuomas), médecin et écrivain anglais estimé, né en 1754, 4 Shiffnal dans le Shropshire, mort a Bristol, en 1808, se distinguaaluniversilé d’Oxford comme professeur de chimie; il donna sa démission en 1792, et se retira Ala campagne, pour y travailler a son livre sur l’essence des mathématiques, ouvrage dans lequel il cherche 4 démontrer que cette science est baséesurl’évidence des sens el ’expérience, O’est vers ce temps que varut son His/nire