BEDEAU —- BEDFORD
tion passa, et la chambre des députés n’eut plus qu’a sa dissoudre. s
Aussitot le général Bedeau se mit a la disposition du gouvernement provisoire, qui le nomma ministre dela guerre; mais il n’accepta que le commandement de la place de Paris. C’est en cette qualité que, pour éviter toute chance de collision, il fit désarmer les troupes , qui méme durent bientot s’éloigner de Paris. Ces actes du général furent alors sévérement jugés par les militaires. Lorsqu’une armée des Alpes fut formée, le commandement de la premiére division lui en fut confiée.
Elu par le département de la Loire-Inférieure 4 PAssemblée constituante, il en devint vice-président, et se fit remar. quer par la modération de ses votes. Au mois de juin 1848 il regut un commandement contre Vinsurrection, et fut blessé griévement a la cuisse, presqu’au commencement de Paction, 4 l’attaque des barricades du Petit-Pont. Le général Cavaignac le chargea, dans son premier ministére, du portefeuille des affaires étrangéres, mais il le refusa.
Aprés le 10 décembre le général Bedeau, votant avec le parti modéré , soutint le ministére O. Barrot. Réélu le cinquiéme par le département de la Seine, pour l’Assemblée Législative, le 13 mai 1849, il fut chargé, au mois de juillet, d’aller 4 Rome presser le siége de cette ville, qui résistait 4 Yarmée commandée par le général Oudinot; mais il apprit 4 Marseille entrée des troupes francaises dans la ville aux sept collines, et revint 4 Paris, sans que personne ait su au juste le but de sa mission.
Bientot cependant le général Bedeau montra des vyelléités d’opposition vis-a-vis du pouvoir exécutif, tout en restant uni avec la majorité. Continuellement réélu vice-président de l’Assemblée legislative, il était peu favorable a la partie avancée de ce corps délibérant, en méme temps qu’il se pronongait contre la destitution du général Changarnier et contre les tendances du gouvernement. Aussi le 2 décembre 1851 fut-il arrété et conduit a la prison Mazas, puis au chateau de Ham, dou il a été dloigné temporairement de la France par le décret du 9 janvier 1852.
Capitaine distingué, aimé des soldats, bon organisateur , administrateur intégre , le général Bedeau a eu A défendre sa conduite en Février, par suite de la publication d’une lettre du maréchal Bugeaud; il l’a fait avec convenance et dignité. Autorisé a rentrer en France en 1858, il se retira dans son pays natal, 4 Vertou, et y mourut le 29 octobre 1863.
BEDEGARS. Voyez Cynirs.
BEDFORD, comté situé au sud-est de l’Angleterre centrale, compte une population de 146,256 habitants (en 1874) sur une superficie de 1,198 kilom. carrés, Le sol de cette province , le plus souvent plat, mais couvert au midi de stériles montagnes calcaires, est généralement bien cultivé, et méme, a l’ouest, d’une remarquable fertilité. Les habitants du comté de Bedford se livrent avec suceés a l’agriculture et a l’horticulture, ainsi qu’d Péléve des bestiaux ; leur industrie manufacturiére se borne a la fabrication des Jacets, des chapeaux de paille, des nattes, des paniers et des jouets d’enfants. Ils exportent aussi avec avantage la terre A foulon, trés-commune dans cette partie de I’Angleterre, et d’une remarquable qualité. Les communications de ce comté se trouvent facilitées depuis 1849 par la construction d’un embranchement du London and Northwestern railway. Ila pour chef-lieu Bedford , ville de plus de 16,000 Ames, batie sur Ouse, qui y devient navigable, et siége a’assez importantes manufactures de dentelles et d’étoffes de laine; elle est aussi le centre d’un commerce fort actif en blé, charbon de terre, bois de construction , fer , cuivre et draps. Cefte ville, dont il est déja fait mention au sixiéme siécle sous le nom de Bedican/ford, fut assiégée et prise d’assaut en {137 par le ror Etienne, et au commencement du treiziéme siécle par Faulkes de Bréant. Parmi ses cing
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