BELL
tude de leur exécution, commenga par les Engravings to illustrate the structure of Bones ( Londres, 1794; 2° édil., 1808). Vinrent ensuite : Engravings of the Brain (1802) ; Engravings of the Nerves (1803) et Engravings of the Viscera (1804). John Bell quitta plus tard sa chaire, et mourut & Rome, le 15 mai 1820, pendant un voyage en Italie, aprés avoir encore publié Letéers on professional Characters ( Edimbourg, 1810). Sa yeuve a publié plus tard, d’aprés le journal qu’il avait tenu pendant son voyage, des Observations on Italy (Edimbourg, 1825).
BELL ( Cuances ), frére puiné des précédents, né a Edimbourg, en 1778, y regut son éducation, et avait déja publié un System of Dissections (1799) avant d’étre admis dans le College of Surgeons d’Edimbourg. En peu de temps il acquit la réputation d’opérateur consommé. A la suite de quelques discussions avec les directeurs de lhopital, il se rendit en 1806 d Londres, ow il fit des cours d’anatomie et de chirurgie dans Pamphithéatre de Hunter, et oi il publia un System of operative Surgery (Londres, 1807 ), ouvrage dont il donna plus tard une nouvelle édition, enti¢rement refondue, sous le titre de A System of operative Surgery Founded on anatomy ( 2 vol., Londres, 1814). On retrouve le caractére particulier aux travaux de cet observateur, qui ont toujours pour but de pénétrer dans la vie et, pour ainsi parler, la respiration de la nature, dans ses Hssays on the Anatomy of expression in Painting (Londres, 1806), livre réimprimé sous le titre de the Anatomy and Philosophy of Expression as connected with the fine arts ( Londres, 1844 ). Il publia ensuite les ouvrages suivants : On the Diseases of the Urethrz (1810; 2° edit., 1832); Idea of a new Anatomy of the Brain (1811), et Engravings from specimens of the morbid parts ( 1813). En 1812 Charles Bell fut nommé membre du College royal of Surgeons de Londres, et peu de temps aprés chirurgien de l’hdpital de Middlesex et professeur a la clinique de cet établiss t. De méme qu’en 1809 il s’était empressé d’accourir aux lieux ow s’était livrée la bataille de la Corogne, en 1815, aprés la bataille de Waterloo, il se rendit4 Bruxelles, a effet d’y fonctionner jour et nuit comme chirurgien et comme opérateur au chevet des blessés. A son retour a Londres, il entreprit de rendre compte, dans les Surgical Observations (2 vol., Londres, 1816-1817 ), des cas les plus remarquables quise présentaient dans le service chirurgical de Middlesex Hospital. On aencore de lui the Anatomy and Physiology of the Human Body (3 vol., Londres, 1816); Zssay on the forces which circulate the Blood (1819); Illustrations of the capital Operations of Surgery (1820), ete. Mais les ouvrages qui resteront a jamais sa gloire, et qui popularisérent son nom en Europe, furent : An Exposition of the natural system of the Nervs of the human body (1824), refondu sous le titre de ihe Nervous System of the human body ( 1830; nouv. édit., 1836). Il a fait aussi pour la Society for diffusion of useful Knowledge deux excellents articles, et pour la collection des traités de Bridgewater la belle et attachante dissertation intitulée ¢he Human Hand (1834). Aprés avoir accepté une chaire de chirurgie 4 Université d’Edimbourg et publié encore ses Institutes of Surgery (2 vol., 1838), et ses Practical Essays (2 vol., 1841-1842, Edimhourg ), il mourut dans cette ville, le 28 avril 1842. En 1833 il avait regu le titre de baronet.
Charles Bell fut incontestablement l’un des plus grands anatomistes et des plus grands physiologistes de ce siécle. La théorie des fonctions du systéme nerveux a l’état sain et 4 Pétat morbide lui est redevable de progrés remarquables ; on peut méme a bon droit le regarder comme le véritable eréateur de la nouvelle physiologie des nerfs. Par la simple observation de la direction anatomique des nerfs et par la pratique pathologique, il arriva 4 penser que les nerfs de chaque organe sont compliqués en proportion directe de la diversité
de ses fonctions : par exemple, que les racines antérieures de la moelle épiniére procurent le mouvement, et que celles de derriére, qui sont pourvues d’un ganglion, procurent seulement la sensation ; découverte que M. Magendie a yainement cherché a lui contester. La similitude de la cinquiéme paire de nerfs avec les nerfs de la moelle épinfére ’amena A penser que les racines doivent se comporter de méme; et l’observation , d’accord avec Pexpérience, lui démontra que le mouvement des muscles du visage ne s’opére que par la septiéme paire : découverte qui modifia complétement la théorie de la névralgie faciale, autrement dite tic dowloureux.
BELL (Curnrer). Voyes Bronte.
BELL (Roserr), fécond écrivain anglais contemporain , né le 10janvier 1800, a Cork, en Irlande, ou son pére, officier dans l’armée , tenait garnison , fut élevé 4 Dublin, et se destinait & l’étude de la jurisprudence, quand la mort de son pére, en le privant des ressources nécessaires, vint le contraindre & renoncer a cette direction et & entrer dans l’ad~ministration. Mais il en abandonna bientot les rangs pour se jeter dans la littérature. Il entreprit alors la rédaction d’un Journal politique, écrivit des comédies, dont deux, The double Disguise et Comic Lectures, obtinrent les honneurs de la scéne, et ressuscita le Dublin Inquisitor. Plus tard, il se rendit 4 Londres, ov il publia dans le New monthly Magazine une série de Reminiscences, et accepta la rédaction de lAélas , le premier journal politique et littéraire qu’on edt encore publiéa Londres ; entreprise qu’il conduisit 4 merveille. En 1829 la rédaction de cette feuille lui attira avec lord Lyndhurst un procés dans lequel il présenta lui-méme sa défense, et dont il sortit victorieux. A quelque temps de la, il se chargea d’écrire une Histoire de Russie en trois volumes, les Vies des Poétes anglais en deux volumes pour la Cabinet-Cyclopxdia de Lardner, et de terminer le dernier yo lume de la Naval History of England de Southey (1837). Le diane volume del’ History of England de Mackintosh est également de lui. Aprés avoir renoncé a la rédaction de Y Atlas, il fonda en 1840 avec Bulwer et Lardner le A/fonthly Chronicle, dont il devint ensuite tout a la fois le rédacteur et le propriétaire. Il composa en méme temps trois pieces de théatre qui obtinrent du succés : Marriage (1842), Mothers and Daughters (Londres; 2° édit., 1846), et Temper (1847), travaux qu’il fit marcher de front avec la composition de quelques autres productions, et méme de plusieurs ouvrages historiques , par exemple Outlines of China (1845), Life of George Canning (1846), Memorials of the Civil War (2 vol., 1849) et Wayside pictures through France, Belgium and Holland (1849). Wun de ses derniers livres a pour titre The Ladder of Gold (3 vol., Londres , 1850). Robert Bell est un homme d’un caractére des plus aimables, et dans toute sa carriére d’écrivain et de critique il ne s’est fait que peu d’ennemis. Ses ouvrages portent nécessairement ’empreinte de son caractére : aussi est-il plutét panégyriste qu’historien, Son style est clair et facile, son exposition pleine de charme. — Il est mort le 19 avril 1867, a Londres.
BELL (Jean-ApamM SCHALL be), |’un des plus célébres astronomes et des plus savants orientalistes du dix-septiéme siécle, était né A Cologne, en 1591, d’une famille noble. En 1611 il entra dans Yordre des jésuites. L’étude approfondie qu’il avait faite des mathématiques, de l’astronomie et des sciences accessoires le désignant comme un des sujets les plus propres a aller précher l'Evangile en Chine, il partit en 1620 pour cette mission, aussi pénible que périlleuse. La ville de Sigan-Fou, chef-lieu d’une des provinces de empire, fut le premier théatre de son activité apostolique; il euta y triompher de dangers et d’obstacles de tout genre. Toutefois il y opéra de nombreuses conversions, et y éleva une église au Dieu des chrétiens,
La renommée de son profond savoir en astronomie parvint
jusqu’a l’empereur’, qui le fit venir a Pékin, et le chargea de rectifier le calendrier chinois en ce qui touchait les éclipses de lune et de soleil , le cours des plandtes, etc. Schall de Bell consacra cing années a cet immense travail, qui lui fournit Poccasion d’écrire en langue chinoise cent cinquante dissertations, toutes relatives & ces matiéres. L’empereur, pour lui témoigner sa satisfaction, le nomma mandarin et président dun institut mathématique. Schall de Bell remplit ces fonctions durant vingt-trois ans, et jouit constamment d’un grand crédit auprés des trois empereurs qui se succédérent pendant cet espace de temps, auprés du dernier surtout, appelé Xinn- Chi, qui Pavait pris en une affection telle qu’il lui décerna, malgré son refus , le titre de maitre des secrets célestes, et qu'il lui donna place dans son conseil privé.
Les égards de l’empereur pour !’un des ministres de la re- Jigion nouvelle durent faciliter les progrés de la mission ; aussi en quatorze années ne compta-t-on pas moins de 20,000 néophytes admis a recevoir le baptéme. Mais l’empereur, qui avait été jusque alors l’ami et le protecteur de Schall -de Bell, mourut instituant comme tuteurs de son fils, et régents de Vempire pendant sa minorité, quatre hommes animés d’une haine profonde contre le christianisme. Schall de Bell, qui depuis longtemps souffrait d’une hydropisie, eut a subir des persécutions qui durérentjusqu’a sa mort, arrivée le {5 aout 1666.
BELL et LANCASTER (Méthode de). Voyez ENsEr GNEMENT MUTUEL, Betu ( André) et LANCASTER.
BELLA ( Sterano DELLA ), dont nous avons fait Ztienne DE LA BELLE, fils d’un sculpteur de Florence, naquit dans cette ville, le 18 mai 1610, et y mourut, le 22 juillet 1684. ‘Ce célébre graveur eut a vaincre dans son enfance toutes les difficultés que lui suscitait la profende misére ot l’avait laissé la mort de ses parents. Cependant il ne se rebuta pas, et se consacra enti¢rement 4 la gravure, et surtout a la gravure a Veau-forte, dont la rapidité d’exécution s’alliait mieux a sa vivacité naturelle et a la fécondité de son génic. Sa réputation ne tarda pas a s’établir dans toute Europe, et, dans un voyage qu’il fit en France, il fut accueilli avec distinction par le cardinal de Richelieu, qui le chargea de raver la Prise d Arras et les autres conquétes de Louis XIJI. Pendant son séjour a Paris, il composa aussi une collection de jeux de cartes, pour faciliter & Louis XIV Vétude de I’histoire et de la géographie.
A Pépoque des guerres de la Fronde, la haine que le peuple portait au cardinal Mazarin, et par suite au nom italien , faillit étre fatale 4 della Bella ; dans une émeute, il fut assailli par une troupe de furieux qui allaient le tuer, lorsquwune femme qui le connaissait s’écria naivement : « Que faites-vyous, mes amis? cet homme n’est pas italien; c’est un Florentin. » A ces mots, les groupes menagants qui entouraient Vartiste s’écartérent , et il dut son salut 4 ignorance -de cette populace.
Pour ne plus se trouver exposé a de pareilles aventures, della Bella retourna dans sa patrie, ob le grand-duc le gratifia
dune pension, et le choisit pour enseigner le dessin a son fils, depuis Cosme II.
Della Bella est regardé comme un des bons graveurs de Italie : s'il n’a point le fini et la précision de Callot, qui lui succéda dans la faveur des Médicis, en revanche sa touche est plus libre, plus sayante et plus pittoresque. Son euyre est tres-considérable : on y distingue, une Vue du Pont-Neu/, devenue trés-rare, les estampes de Saint Prosper, du Parnasse, du Reposoir, du Rocher, ete.
BELLAC., Voyez Vienne (Haute-).
BELLADONE ou BELLE-DAME, de Vitalien bella donna, belle dame. Ces noms élégants ont été donnés a plusieurs plantes qui n’ont entre elles aucune ressemblance. Telles sont Vatriplex horlensis ou arroche des jardins; Vamary|llis bella donna, plante qui nous vient des Antilles et de Cayenne, qui fleurit en seotembre et qui donne un