BELLE-ISLE — BELLEVAL
sa chambre et celles de ses officiers pour établir d'autres batteries et braquer d'autres canons, résolu a s’enseyelir dans les flots plut6t que ue laisser tomber en des mains ennemies les cendres qu’il était jaloux de restituer A la France. Laurent (de V’Ardéche), BELLEROPHE, genre de mollusques établi par Denis de Montfort, et connu seulement 4 l'état fossile, qui a été tour a tour placé parmi les coquilles polythalames , ensuite reconnu monothalame par M. Defrance, et rapproché avec plus de raison des bulles. Voici le caractéristique qu’en donne M. Rang : Animal inconnu; coquille uniloculaire, mince, plus ou moins spirale, globuleuse ou un peu déprimée par le dos et alors en forme de navette ; spire visible ou lachée quelquefois par le dernier tour qui enyeloppe Jes autres ; bouche arquée, suivant dans son milieu l’avant-dernier tour et prolongée aux deux extrémités ; une caréne dorsale, formant une sorte de sinus au bord dorsal de l’ouverture. Ce genre ne renferme que quelques espéces, venant la plupart d’Angleterre. Ces espéces sont différenciées par leur forme, qui est ovuliforme dans les unes, nautiloide dans les autres, et hélicoide dans un troisisme groupe. BELLEROPHON, nommé d’abord Hipponoiis , était fils de Glaucus, roi de Corinthe, et d’Euriméde, fille de Sisyphe. Ayant tué son frére par méprise, il se réfugia auprés de Preetus, roi d’Argos, son parent, qui lui accorda la plus généreuse hospitalité. A cette cour, la reine Anthée, qu’Apolludore appelle Sthénébzea, ne tarda pas a concevoir un coupable amour pour le jeune prince; et celui-ci n'y ayant pas répondu, par respect pour les lois sacrées de Vhospitalité, elle se vengea de son indifférence en le calomniant aupreés de son époux. Proetus, pour se venger, dépécha Bellérophon 4 son beau-pére Jobatés, roi de Lycie, avec des tablettes sur lesquelles étaient gravés certains signes qui ne pouvaient qu’avoir les suites les plus fatales pour le porteui de ce message. Suivant lusage des temps héroiques, lobatés prodigua au jeune étranger toutes les attentions et les prévenances de l’antique hospitalité avant de songer a lui demander quel motif ?amenait vers lui. Le dixiéme jour, enfin, quand il reconnut les signes mystérieux et comprit de quoi il s’agissait en réalité, il ne youlut pas souiller ses mains du sang dun homme qu'il considérait comme son héte. Mais il lui ordonna de combattre la Chimére, monstre a trois corps et vomissant des flammes, convaincu qu'il était que le plus brave devait succomber dans une pareille lutte. Cependant, montésur Pégase, cheval ailé dont Pallas lui avait fait présent, Bellérophon combattit la Chimére dans les airs, et tua le monstre de sa vigoureuse main, Jobatés Penvoya alors en expédition contre les Amazones; et Bellérophon les ayant également vaincues, il lui donna en mariage sa fille Philonoé, de laquelle il eut Isandros, Hippolochus et Laodamie. Pour ce qui est de ses derniéres destinées, Homére raconte que, hai de tous les dieux, qui lui avaient tué deux de ses enfants, il errait ca et la solitaire. Suivant Pindare, ilaurait voulu contraindre Pégasead monter jusqu’a’Olympe ; mais son coursier, rendu furieux par Jupiter, Paurait jeté a terre, et Ala suite de cette chute il aurait été frappé de cecité, BELLEROSE (Pierre LE MESSIER, dit), comédien francais, débuta en 1629 sur le thédtre de ’Hotel de Bourgoane. Benserade éprouva pour sa femme une passion des plus vives. Il joua d’original le réle du Menteur pour lequel le cardinal de Richelieu lui fit présent @un costume magnifique. Il mournt en 1670.
BELLES-LETTRES. Voyes Lerrrss.
BELLEVAL (Cnar.es-Frangois DUMAISNIEL de), né en 1733, mort en 1790, & Abbeville, a laissé un nom en botanique , grace & la part importante qu’il prit & la rédaction du Dictionnaire de Botanique de Kneyclopédie méthodique. Ce fut d Page de quarante ans seulement qu'il commerca a se livrer & l'étude des sciences naturelles; mais plein @ardeur, il y eut bientot acquis des connaissances pro