BELLINI — BELLOT
plus de charme encore. Ne buvant lui-méme que modéré& ment, il passait quelquefois des nuits entiéres & chanter avec sesamis , jusqu’d ce qu'il tombat épuisé. Un grand nombre et peut-¢tre les meilleures de ses improvisations ne furent jamais écrites, mais seulement chantées et répétées dans les joyeux moments qui les voyaient naitre. Peu de temps avant sa derniére maladie, il réunit autour de lui ses meilleurs amis, « afin qu’ils pussent encore, leur disait-il, entendre chanter Bellmann », J] chanta pendant une nuit tout entire ses joyeuses aventures d’amour. Engagé par un de ses convives 4 ménager sa santé, déja visiblement altérée : « Mourons, répondit-il, comme nous avons vécu, aux sons mélodieux de 'harmonie »; puis vidant encore une fois son verre, i] entonna le chant du cygne. On a fait de nombreuses éditions des poésies de Bellmann, et le 26 juillet 1829 on inaugura 4 Stockholm, en présence de la famille royale, un monument élevé en son honneur par les nombreux admirateurs de son génie.
BELLOC (Lovise SWANTON, madame), l’un de nos plus aimables conteurs, naquit 4 La Rochelle, le 1°" octobre 1799, d’un officier supérieur irlandais, qui y avait fixé sa résidence. Elevée avec soin par un pére éclairé, également familiarisée avec la langue anglaise et avec la langue francaise, elle consacra de bonne heure ses loisirs a faire connattre a la France la littérature de Angleterre moderne. C’est ainsi qu'elle a traduit, soit seule, soit avee M'le de Montgolfier , son amie, Jes ceuvres si morales de miss Edgeworth (1812-1834, 18 vol. in-12) , travail qui lui valut une médaille d’or de I’Institut; les poésies de Thomas Moore, celles de lord Byron, la Relation du voyage des fréres Lander en Afrique (1832), le Vicaire de Wakefield (1839), la Case de Voncle Tom (1851), etc. En 1820 M™e Belloc se chargea de rendre compte dans la Revue Encyclopédique de toutes Jes productions de la littérature anglaise a mesure de leur apparition, et ce travail, naturellement ingrat, devint intéressant sous sa plume. Depuis longtemps elle semble s’étre vouée tout entiére a l'éducation de la jeunesse, et la Pelite Galerie morale, le joli conte de Pierre et Pierreite, couronné par Académie frangaise; un recueil mensuel, la Bibliotheque des Familles, également couronné, ont mérité et obtenu a leur auteur le respect et la reconnaissance de toutes les méres de famille.
Son mari, Jean-Hilaire Bexioc, né en 1787 a Nantes, étudia la peinture dans l’atelier de Regnault, et fut nommé en 1830 directeur de I’Ecole spéciale gratuite de dessin, de sculpture et d’architecture a Paris. On lui doit quelques toiles historiques et un grand nombre de portraits. 1] est mort en 1866,
BELLONE, la déesse de la guerre chez les Romains, compagne de Mars suivant les poétes , qui lui donnent,les noms de sur, d’épouse et de fille de ce dieu, él qui la représentent armée d’un fléau sanglant. A l’époque de la guerre des Samnites, le consul Appius Claudius lui youa un temple, qui fut plus tard construit dans le Champ de Mars. C’est la que le sénat donnait audience aux ambassadeurs étrangers et aussi & ceux des consuls qui prétendaient aux honneurs du triomphe, et ne pouvaient dés lors entrer dans la ville. Les prétres de la déesse étaient appelés bellonarii, et célébraient ga féte le 24 mars, en se faisant des incisions aux bras ow aux jambes et en lui offrant a titre de sacrifice le sang qui ruisselait de leurs blessures.
On a nommé Bellone une petite planéte découverte en 1854 par l’astronome anglais Luther, et qui fait en 1,689jours sa révolution annuelle,
BELLOT (Josepu-René), marin frangais, né le 18 mars 1896, a Paris, sortit de ’Beole navale en 18438, Deux ans plus tard sa belle conduite dans la campagne de Madagascar lui fit donner la croix @honneur. Il deviot enseigne en 1847, et obtint en 1851 la permission de s’associer, avec le grade de lieutenant de yaisseau, & expédition anglaise organisée