‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 487 sur 488 · BENTHAM — BENTINCK · texte numérisé non relu

BENTHAM — BENTINCK

par suite au gouvernement qui se chargeait de la combattre, Le 11 juillet 1794 il fut nominé ministre de l'intérieur, ef conserva cette position jusqu’a la retra‘te de Pitt, en 1801. Il renonga en 1805 a la présidence du conseil privé, et mourut le 30 octobre 1809, aprés avoir encore une fois rempli pendant quelque temps , au commencement de 1807

les fonctions de premier lord de la trésorerie. .

BENTINCK (Wittiam-Crances CAVENDISH ), fils cadet et héritier du précédent, né le 14 septembre 1774, avanc¢a rapidement en grade dans )’armée, ef était parvenu dés 1803 aux fonctions de gouverneur de Madras. Rappelé quelques années plus tard, il fit d’abord un peu de diplomatie; puis passa en Espagne, oii i! prit le commandement d’une brigade de l’armée anglaise. Il fut ensuite nommé commandant en chef des troupes anglaises auxiliaires en Sicile, ainsi que ministre plénipotentiaire d’Angleterre auprés du roi Ferdinand, réfugié dans cette ile. La conduite hautaine de lord Bentinck blessa si profondément lorgucilleuse reine Caroline qu’en 1811 elle partit pour Vienne, a Peffet d’entrer de JA en négociations avec son ennemi mortel Napoléon. Bentinck n’en prit qu’un ascendant encore plus puissant sur la direction de la politique intérieure de la Sicile; et en 1812 il alla méme jusqu’a faire octroyer aux Siciliens une constitution que la politique anglaise laissa, il est vrai, mourir de sa belle mort aprés le renversement de Napoléon. En 1813 Bentinck vint de Sicile débarquer en Catalogne ; mais Pissue malheureuse de la bataille livrée & Villa-Franca le for¢a de se rembarquer. I] fut plus heureux année suivante dans un débarquement tenté 4 Livourne, d’ot il marcha sur Génes , dont il s’empara et qu’il garda jusqu’au moment oti le congrés de Vienne l’adjugea au roi de Sardaigne. Lord Bentinck ne put décider son gouvernement a tenir Ja promesse qu’il avait faite aux habitants de cette antique république, et a leur rendre leur indépendance politique confisquée par le France. Il remplit ensuite pendant quelque temps les fonclions de plénipotentiaire anglais 8 Rome, et plus tard il entra A la chambre basse. En 1827 on l’envoya comme gouverneur général aux Indes orientales, ow il interdit sous les peines les plus sévéres que les veuves se brdlassent aprés la mort de leurs maris, et ot il favorisa puissamment I’établissement de nouveaux colons venus d’Angleterre. En 1835 il dut céder ces fonctions a lord Auckland, a cause de attitude de plus en plus menacante prise par les Afghans. Lord Bentinck A son retour en Europe vint a Paris, ov il mourut le 17 juin 1839,

BENTINCK (Witttam-Henry CAVENDISH-SCOTT), f rére ainé du précédent, duc pe PortLanp, né le 24 juin 1768, entra en 1809 dans la Chambre des lords et présida le Conseil privé en 1827. C’était le beau-frére de Canning. Il est mort le 20 mars 1854, laissant pour héritier de ses ti+ tres son fils William, né en 1800.

BENT) NCK (Georces-Frépéaic CAVENDISH), troisiéme fils du préeédent, connu comme membre de la Chambre des Communes, né le 27 février 1802, entra dans l’armée a lage de treize ans , et parvint bientot au grade de major. Il embrassa ensuite la carriére politique, et devint le secrétaire particulier de son oncle Canning, position a Jaquelle le rendait éminemment propre son exacte connaissance du personnel de la haute aristocratie et du cerele de la cour. En méme temps il possédait & un haut degré de perfection ce style de protocole qui doit savoir beaucoup cacher tout en paraissant laisser entrevoir, Ela membre du parlement en 1826, il y prit place parmi les whigs modérés, qui reconnaissent lord Stanley pour chef. Mais dés les premidres discussions sur le bill de la réforme parlementaire il fit preuve de dispositions marquées a se rapprocher des tories, jusqu'a ce qu’entin il se sépara avec éclat de Vadministration et de son parti en 1834, lors de la retraite de Stanley , de Graham, ete, etc. A partir de ce moment Bentinck nyontea tonjours le partisan fidéle de la politique de Peel,

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