‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 64 sur 488 · ARTS ET METIERS — ARUM · texte numérisé non relu

ARTS ET METIERS — ARUM

ments dans nos arts, auxquels ont contribué également le concours décennal, ouvert en 1810 aux sciences, aux lettres et aux arts utiles, et les travaux de la Société d’ Encouragement. Telles sont les principales institutions qui sont venues élever lVindustrie frangaise au premier rang. Ajoutons ici les écoles des arts et métiers, qui propagent les bonnes méthodes et les bonnes pratiques, et sur lesquelles il nous reste 4 entrer dans quelques détails.

Vers la fin de 1803, M. Chaptal , alors ministre de l'intérieur, congut Vidée de transformer en école d’arts et métiers le Prytanée de Compiégne, composé d’une division du Prytanée Frangais et des débris de quelques écoles gratuites. L’arrété consulaire qui ordonna ce changement portait que deux écoles pareilles seraient formées, l'une 4 Beaupréau, l'autre 4 Tréves ; mais cette derniére ne fut point instituée, et celle de Beaupréau fut transférée, quelque temps aprés sa création, & Angers, ou elle est restée depuis. Vers la fin de 1806, celle de Compiégne fut 4 son tour transférée a Chalons-sur-Marne. Par ordonnance royale, en date du 26 février 1817, V’existence de ces écoles a été confirmée, et le bienfait de Vinstruction qu’elles répandaient étendu a tous les départements. Enfin , dans les derniéres années du régne de Louis-Philippe, une troisitme école d’arts et métiers a été établie 4 Aix.

Les écoles d’arts et métiers sont destinées a propager et a multiplier les connaissances relatives 4 l’exercice des arts industriels ; leur destination spéciale est de former des ouvriers instruits et habiles et des chefs d’atelier capables de conduire et de diriger les travaux des fabriques. Pour atteindre ce but, l’enseignement qu’on y donne est a la fois théorique et pratique : les études théoriques comprennent Ja grammaire francaise, les mathématiques, les divers genres de dessin et les principes généraux de physique et de chimie. Des ateliers ot l’on trayaille principalement le bois et les métaux servent a l’instruction pratique. Chaque éléve , suivant les dispositions particuliéres qu’il manifeste , apprend un des états renfermés dans ces deux classifications. L’dge fixé pour l’admission des candidats aux places d’éléves des trois classes est de treize ans au moins et de seize ans au plus. Ils doivent étre d’une bonne constitution et avoir recu une éducation élémentaire. Le nombre des jeunes gens admis dans les écoles de Chalons, d’Angers et d’Aix, est fixé 4 neuf cents ( trois cents par école ), savoir : six cent soixante-quinze entretenus en tout ou en partie, aux frais de PEtat ; et deux cent vingt-cinqg pensicnnaires au prix de cing cents francs par année. D’aprés larrété du 19 décembre 1848, ila été attribué a chaque département une place d’éléve a bourse entitre, deux a trois quarts de bourse , et deux a demi-bourse. La Société d’ Encouragement pour UIndustrie nationale dispose de huit places.

Paris posséde une école spéciale de dessin et de matkématiques appliqués aux arts industriels.

ARTS ET METIERS (Conservatoire des). Voyes CONSERVATOIRE DPS ARTS ET METIERS.

ARUM ou GUUET, de la famille des aroidées. Ce genre renferme des plantes herbacées et des arbrisseaux , dont plusieurs sont utiles. L’arwm commun (arum maculatum) croit abondamment dans toute la France. Sa racine, qui est d’une saveur acre et bralante quand elle est fraiche , s’emploie utilement en médecine : mélée avec du miel , on la donne contre l’asthme ; et macérée dans Je vinaigre , on l’emploie contre le scorbut. Elle peut remplacer la moutarde dans la composition des sinapismes. Ses feuilles servent & mondifier, & nettoyer les ulcdres des hommes et des animaux. Enfin, sa racine, desséchée ou bouillie, perd son dcreté et dong® une fécule trés-nourrissante , ainsi que la colocase (arum colocasia), cultivée en Portugal, en Syrie, aux Indes, dont les racines trds-féculevses, et méme les feuilles, sent dune grande ressource pour les peuples du midi, Une troisiéme espece d’arum, larum @6-

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