ARUSPICES — AS
siécle, doit étre considéré comme Je chef de cette école arabe d’Espagne qui produisit un si grand nombre de savants distingués. I] étudia l’astronomie et corrigea sur plu- Sleurs points importants les tables de ses devanciers; on dit qu’il écrivit un livre sur Pobliquité du zodiaque, qu'il fixa, pour son temps, a 23° 34’, et qu’il détermina l’apogée du soleil par quatre cent deux observations. On le croit auteur dune hypothése ingénieuse pour expliquer les inégalités qu'il avait apercues dans le soleil, hypothése adoptée plus tard par Copernic, Il existe dans les bibliothéques de Europe plusieurs traités d’Arzachel, traduits en latin.
ARZEGAIE, ARZEGUAYE ou ARZAGUAYE. On appelait ainsi une arme offensive et d’hast, en usage dans le Moyen age; elle avait la forme d’un baton ferré ou d’un épieu garni a ses extrémités d’un fer long et pointu. La hampe, y compris le fer, ne dépassait pas dix a douze pieds de long, C’était l’arme des estradiots ou stradiots , infanterie et cavalerie albanaises que Charles VIII introduisit, comme auxiliaires, dans les armées frangaises au retour de son expédition d’Italie (1494). Ces troupes se servaient indifféremment de lune ou Vlautre pointe. Les cayaliers langaient cette arme, a force de bras, de quinze a vingt pas ou en frappaient avec beaucoup de vitesse et d’adresse. Les fantassins s’en servaient contre la cavalerie : ils enfon- ¢alent une pointe en terre, et présentaient l’autre aux flanes du cheval. Les Francais adoptérent cette arme peu de temps aprés son introduction, et se rendirent trés-habiles a la ae Elle disparut au commencement du dix-sepliéme siécle. .
ARZEW ou ARZEU, port d’Algérie, a 40 kilom. a lest d@Oran, dans la partie occidentale du golfe de ce nom, avec 3,400 hab. Abrité des vents du nord et du nord-est par une suite de hauteurs, prolongement de la montagne des Lions, il offre un excellent mouillage aux navires de toutes grandeurs. Avant V’occupation frangaise il existait au point dit maintenant le vieil Arzeu, a 6 kilom. du port, un village florissant d’environ cing cents Ames, construitsur les ruines de l’antique Arsinaria des Romains, situé presque 4l’embouchure de la Macta, riviére formée par laréunion du Sig et de l’Habra, habité par une population paisible. Il s’y faisait un grand commerce de grains, et tous les ans plus de deux cents batiments partis des iles Baléares venaient s’y approvisionner d’orge etde blé. Coupable en 1831 d’avoir fourni a notre garnison d’Oran des ravitaillements de toutes espéces, le village d’Arzew fut détruit par Abd-el-Kader, sa population pillée et dispersée, son caid emmené prisonnier a Mascara et mis mort aprésles plus cruelles tortures. Emu de ces événements, le général Desmichels, commandant a Oran, fit prendre possession, le 3 juillet 1833, du petit fort et de quelques magasins , les seuls batiments existant au port d’Arzew ; en 1834 des négociants d’Alger vinrent y établir leurs gomptoirs de commerce, et y formérent un premier élablissement, qui en 1835 servit de refuge aux troupesdu généralT rezel, hattua la Macta. Aprés février 1848 de grands efforts furent faits pour relever Arzew ; avec une partie des colons envoyés dans la province d’Oran on a repeuplé la ville, avec les autres on a fondé anx environs les villages de Sainte-Léonie, de Damesme, de Saint-Cloud ; de grands travaux ont été faits pour y amener de lean potable et remplacer Peau saumatre qu’on y buvait; enfin on a cherché 4 donner une grande extension au commerce du sel, qu’on y recueille en grande quantité, et celui de la spartine et lu kermés, qu’on trouve abondamment dans les montagnes environnantes, I’. pe BETnuNer, off, sup, d’état-major,
AS, nom purement latin, dont les antiquaires se servent fréquemment, et qui était employé de trois maniéres différentes par les Romains, pour désigner : 1° une unité quel: conque, considérée comme divisible; 2° l'unité de poids ; 3° la plus ancienne unité de monnaie. L’as, comme unitéquelconque, était principalement d’usage dans les successions;