ASCALON — ASCENSION
duisent & des places ; on y voit, de toutes parts, des ruines de palais, de grandes églises, et celles d’un vaste temple de Venus, orné de quarante colonnes gigantesques de granit rose. Th. DeLBane.
ASCANIE, chateau-fort, depuis longtemps tombé en ruines, prés d’Aschersleben , dans le cercle de Magdebourg en Prusse, ancien chef-lieu du comté d’Ascanie et de Ballenstedt, qui appartenait déja dans le douziime siécle 4 la maison d’Anhalt, et qui fut administré jusqu’en 1315 par une de ses branches collatérales. A V’extinction de cette famille, les évéques d’Halberstadt se saisirent du comté, et il fut impossible 4 la maison d’Anhalt de s’en remettre en pos- ‘session, ni par la force ni par les arréts de la didte et des empereurs. Lorsque l’évéché @Halberstadt fut sécularisé, a la paix de Westphalie, le comté d’Ascanie échut ala maison de Brandebourg. Anhalt réclama en vain un dédommagement auprés de V’empereur et de la diéte , et la maison de Brandebourg, qui lui était alliée, appuya vainement ses réclamations. Une destinée singuliére s’attacha A cette famille princiére. Il lui fut impossible de recouvrer ce que I’ glise lui avait enlevé, et elle vit ses fiefs de franc-alleu passer sous lautorité de la maison de Brandebourg Hohenzollern , tandis que le pays de Lauenbourg et de Hadeln , sur le bas Elbe, d’ou elle tirait son origine, augmenta les possessions dela maison des Guelfes.
ASCANIENNE (Maison). Cette maison, issue de la famille d’Anhalt, monta sur le troéne de S axe en la personne de Bernard d’Ascanie , regardé comme le fondateur de Wittemberg. Ce prince mourut en 1212, laissant deux fils, Albert, qui lui succéda comme duc de Saxe, et Henri le jeune, comte d’Anhalt ou d’Ascanie.
Albert I°* occupa le tréne ducal de Saxe jusqu’en 1260. En 1227 il battit les Danois, et s’empara de plusieurs villes. En 1228 il accompagna l’empereur Frédéric II en Orient, et combattit vaillamment contre les Sarrasins d’Egypte. Il était, disent les chroniques, d’une grandeur démesurée, ce qui le rendait un objet de curiosité pour les peuples. — Albert IT, son fils et son successeur, régna de 1260 a l’an 1288. L’an 1288 , aprés la mort d’Henri l’Illustre, margrave de Misnie, il obtint Pinvestiture du palatinat de Saxe, avec le vicariat de Yempire. — Rodolphe I*", son fils et son successeur, acquit le burgraviat de Magdebourg. Il mourut Yan 1356, aprés un régne de cinquante-huit ans. — Rodolphe IT, son fils, lui succéda, et mourut sans postérité , Yan 1370, laissant le duché de Saxe 4 son frére Wenceslas, qui fut tué, en 1388, au siége de Zelle. — Rodolphe III succéda, l’an 1388, 4 Wenceslas, son pére, dans l’électorat de Saxe. C’était un prince sage et magnanime; mais il fut malheureux dans la guerre qu'il fit 8 ’électeur de Mayence , en 1393. Envoyé en Bohéme par l’emperenr Sigismond pour traiter avec les Hussites, il y périt par le poison, en 1418. Tl avait eu deux fils, qui furent écrasés , Pan 1406, & Wittemberg, avec d’autres personnes, par la chute dune tour. — Albert ITI, frére de Rodolphe III, lui succéda, et mou-
' rut l’an 1422, sans laisser de postérité. Avec lui s’éteignit la maison ¢lectorale de Saxe de la branche ascanienne , aprés avoir occupé ce duché deux cent quarante-deux ans , sous sept ducs, Ch. Du Rozorr.
ASCARIDE (du grec dcxapifw, je remue, je sautille) , genre de vers entozoaires, c’est-d-dire qui vivent dans l’intérieur des animaux. Les ascarides ont un corps blanchatre , allongé , fusiforme, élastique, atténué a ses deux extrémités , dont la partie antérieure , un peu obtuse, est munie de trois tubercules, entre lesquels on apercoit la bouche. Les deux sexes sont séparés dans ce genre, dont on n’avait d’abord observé qu’une seule espece, lascaride lombricoide, celle que nous venons de décrire ; mais Linné en a trouvé plusieurs autres, et ce genre s’est accra encore depuis. Voyes Vers INTESTINAUX,
De Blainyille nomme ascaridiens ou oxycéphalés un
ordre de vers apodes , qui a pour fype le genre ascaride, Ce groupe comprend presque tous les genres dont Rudolphi a fait ses nématoides.
[ Quoique les ascarides se trouvent presque toujours dans le canal intestinal des animaux aux dépens desquels ils yivent, on cite cependant l’ascaris nigro-venosa , qui se rencontre exclusivement dans les poumons de plusieurs reptiles, On a aussi considéré comme des ascarides trés-jeunes ou trés-pelites celles qui se développent dans des kystes du péritoine ou du tissu cellulaire de divers organes. Mais la simplicité de leur organisation, et surtout l’absence d’organes sexuels, ne permet point d’affirmer que ce soient de vraies ascarides.
L’ascaride lombricoide est l’espéce la mieux connue depuis les temps les plus anciens, en raison de ce qu’elle vit dans Vintestin gréle de Phomme pendant Venfance. Cette espéce parait ne nuire 4 la santé que dans les cas ov elle se multiplie beaucoup et ott elle remonte dans V’estomac. En exceptant ces cas, les enfants peuvent jouir d’une santé parfaite, et rendre méme des ascarides sans s’en apercevorr ; on pense méme qu’un cinquiéme des enfants de trois 4 dix ans ont habituellement l’ascaride lombricoide. On a cru pendant longtemps que cette espéce vivait également dans Vintestin du beeuf, du cochon et méme du cheval; on considére seulement l’ascaride du boeuf comme identique a Vascaride lombricoide de ’honime ; mais les recherches de MM. J. Cloquet , F. Dujardin et Valenciennes ont montré que les ascarides du cochon et du cheval sont des espéces différentes.