ARIMASPES — ARIOSTE
nius Méla, Strabon et Pausanias. La plupart en parlent comme d’un peuple qui n’aurait existé que dans la premiére origine des siécles. Diodore de Sicile est le seul qui assure quwils formaient un corps de nation du temps de Cyrus , qui leur donna le nom d’Evergetes, bienfaisants. L’armée de ce prince éprouyait en effet toutes les horreurs de la famine, et ses soldats étaient réduits 4 se manger les uns les autres, quand les Arimaspes leur envoyérent trois mille chariots de bié. Suivant le méme auteur, ils existaient encore du temps d’Alexandre, qui les aurait rangés sous son obéissance. Etienne de Byzance les place autour de la forét Hercynienne.
Puis sont venus Jes étymologistes : Ari, a-t-on dit, signifie en langage scythe, wn, et maspos, wil. C’est que les Sarmates étaient armés de la lance et du bouclier, tandis que les Arimaspes, leurs ennemis, ne se servaient que de l’are et des fldches. Or, comme pour mieux diriger leurs coups ils fermaient un ceil et tenaient autre ouvert, Popinion n’a pas manqué de les qualifier de borgnes ou de cyclopes.
ARINE (Coupole @’). Arine ou Arim est une ville d’Asie, dont les tables géographiques des Orientaux font souvent mention. En effet, les Arabes, 4 une certaine époque, comptrent les longitudes a partir de la cowpole d’Arine, parce quils supposaient ce point justement situé sur l’équateur, et a égale distance des colonnes d’Hercule et de celle d’Alexandre. Cetle cowpole d’Arine, ainsi caractérisée , n’est probablement qu’une application de Vidée trés-ancienne de la coupole dela terre, Vou6adds 8&)daco0n¢ des Grecs, l’wmbilicus terre des Latins.
Le traité @astronomie d’ A b oul-Hassan nous fournit le premier exemple d’une table de longitudes géographiques calculées pour le méridien de la coupole d’Arine, et ce n’était point de la part des Arabes une ruse ou un déguisement ayant pour objet de dissimuler des emprunts faits a Ptolémée ; ils avaient corrigé l’erreur du géographe d’Alexandrie sur Je bassin de la Méditerranée, erreur qui ne s’élgvait pas a moins de 20° en longitude, et que Guillaume Delisle signalait pour la premiére fois au commencement du dixhuitiéme siécle. Ils avaient été conduits tout naturellement a substituer au méridien des iles Canaries ou iles Fortunées, dont se servaient les Grecs, et quine pouvait s’accorder avec leurs nouvelles évaluations, le méridien central de la coupole d’Arine, qui leur offrait toutes les conditions nécessaires de raccordement pour leur rectification.