‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 5)Chapitre 78 sur 488 · L, LAURENT · texte numérisé non relu

L, LAURENT

ASSAM. Voyez Ascuam.

ASSAPH ou ASAPH, lévite et chantre inspiré dont parle la Bible. Il était contemporain de David, et passe pour !e véritable auteur d’un assez grand nombre de psaumes attribués par l’Ecriture au saint roi lui-méme, notamment des psaumes contenus dans les chapitres 50, 73 et 75 a 83, qui se trouvent sous son nom dans le recueil des chants sacrés, Plusieurs chapitres des Paralipoménes constatent Pépoque ou vécut Assaph, dont le nom en hébreu est synonyme de réunir, assembler, circonstance dont quelques commentateurs se sont autorisés 4 conclure que c’est lui qui réunit en un seul corps les chants sacrés appartenant 4 des auteurs et a des temps différents. Quant aux psaumes particuliérement attribués 4 Assaph, il en est dont la critique lui conteste la paternité, attendu quils se rapportent A des événements postérieurs a l’époque oii il vécut.

ASSAS (Nicotas, chevalier v’), était né au Vigan et avait embrassé la profession des armes. Capitaine au régiment d’Auvergne, il commandait, dans la nuit du 15 au 16 octobre 1760, une garde avancée prés de Closterkamp, aux environs de Gueldre, et sortit 4 la pointe du jour pour inspeeter les postes. Dans cette ournée il est rencontré par un fort détachement ennemi, marchant dans Je plus profond silence, et dont aucun indice n’avait pu encore révéler |’approcne & nos troupes. Le commandant ennemi menace d’Assas de le tuer s'il pousse un seul cri, car ce cri suffira pour mettre les Francais en alerte. « Amoi, Auvergne, voila l'ennemi! » s’écrie aussitot d’Assas de sa voix la plus retentissante, et il tombe cribléde coups de baionnette; mais les Frangais ont eu le temps de courir aux armes, et ’ennemi trouve a qui parler. Tel est le récit de Voltaire; mais Lombard de Langres, dont le pére était & cette affaire, dif que le cri avait été poussé par le sergent Dubois, lequel se trouvait dans le taillis avec d’Assas pour tout autre chose qu’une inspection. i, Li.

ASSASSINAT. C’est un attentat prémédité contre la vie d’une personne. Le langage ordinaire fait toujours le mot meurtre synonyme du mot assassinat, tandis que la langue juridique lui donne une signification toute différente pour désigner le crime commis sans préméditation et sans guet-apens.

Ce mot, dont on a donné plusieurs étymologies , paratt yenir du nom de la tribu musulmane des Assassins.

La législation francaise punit l’assassinat de la peine de mort. Sans vouloir discuter ici la légitimité de cette peine, nous nous bornerons & rappeler que les peuplades germaniques et les Francs de la premiére race ne la connaissaient pas, et que l’assassinat se rachetait par la composition. Les Athéniens ne punissaient pas de mort les assassins, et se contentaient de les bannir du sein de la société.

L’assassin est déclaré indigne de succéder.& sa victime ainsi que celui qui n’a pas révélél’assassinat, sauf le cas ot il serait parent de V’assassin au cas déterminé par la loi (Code Civil, art. 728).

L’assassinat s'est montré sur la terre avec les premiéres sociétés. Ils n’étaient que trois sur la terre, a dit un misanthrope, et déja l'un deux assassinait son frére.

Pascal ne voit dans la guerre qu'un assassinat déguisé et exallé par ’inconséquence humaine. « Pourquoi me tuezvous? dit-il quelque part. — Eh quoi! ne demeurez-vous pas

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