ALBINOS — ALBOIN
médecins. De toutes parts les malades affluaient autour de lui ou le consultaient par voie de correspondance. On rend universellement justice aux services qu’il rendit 4 ’anatomie: et ses nombreux ouvrages occuperont toujours une place honorable dans les archives de la science , parce qu’il y mit constamment le soin le plus consciencieux , souvent méme le plus minutieux, ne reculant devant aucune espéce de dépense pour les porter aussi prés que possible de la perfection. Nous devons surtout mentionner ici ses Tabule sceleti et musculorum corporis humani (Leyde, 1747 in-fol.), ornées de magnifiques planches gravées par Wandelaar, et dont la publication ne lui coita pas moins de 30,000 florins. I] poursuivit sans relache ses travaux scientifiques et littéraires presque jusqu’au dernier moment de sa vie, et mourut le 9 septembre 1770. — Son frére, Frédéric- Bernard Asinus , qui lui succéda dans sa chaire, et qui mourut en 1778, bon anatomiste et savant physiologiste , ne saurait cependant lui étre comparé.
ALBION, ou Britannia major; c'est ainsi que les Romains nommaient Vile qui forme aujourd’hui l’Angleterre et l'Ecosse , pour la distinguer du pays qu’ils appelaient Britannia minor ( aujourd@hui la Bretagne, province frangaise ). Sprengel , dans l Histoire générale de la Grande- Bretagne, prétend que le nom d’Albion est d’origine gallique , et que c’est le méme mot qu’Alban ou Albain , qui dans la langue des Highlanders désigne aujourd’hui les Highlands d’Ecosse. C’est, selon lui, le pluriel du mot Alp ou
Ailp , qui signifie chaine de rochers; et ce nom, dit-il, a —
été donné a la Grande-Bretagne , parce que les cétes d’An-
gleterre, vues du rivage opposé de la Gaule ou France, figu- —
rent une longue suite de roches escarpées. D’autres croient que le nom d’Albion doit son origine 4 la couleur blanche des roches de craie qui forment le rivage méridional de lV Angleterre.
ALBITE (du latin albidus, blanchatre), espéce de feldspath 4 base de soude, dont la forme primitive est un prisme oblique non symétrique, et qui offre trois clivages, non a angle droit. C’est un silicate d’alumine et de soude. L’albite est Yancien schorl blanc du Dauphiné. Les pre-
miéres variétés connues étaient toutes d’un blanc mat ou —
laiteux ; il en existe aujourd’hui de plusieurs couleurs. ALBITTE (Anrtoine-Louis) était avocat 4 Dieppe lorsque la révolution éclata. Envoyéa Assemblée législative, en 1791, par le département de la Seine-Inférieure, il se méla de organisation militaire, demanda la démolition de toutes les fortifications des villes de Vintérieur, et le 11 aoat 1792 il fit décréter le renversement des statues des rois et leur remplacement par celle de la Liberté. Réélu 4 la Convention, il demanda qu’on vendit les biens des émigrés , vota la mort de Louis XVI, sans appel et sans sursis, et le 23 mars 1793 il fit décréter la peine de mort contre les émigrés, armés ou non armés, qui souilleraieut de leur présence le territoire des pays envahis par les Francais. Envoyé comme commissaire aux armées des Alpes et d’Italie, il fit preuve d’énergie et de courage au siége de Toulon. Il fut ensuite chargé de plusieurs missions dans différents départements. Accusé d’avoir pris part au mouvement insurrectionnel du 1° prairial, Albitte fut condamné a mort par contumace. Aprés l’amnistie du 14 brumaire an IV, il devint maire de Dieppe, et ensuite sous-inspecteur aux revues. Il mourut de mistre en 1812, dans la retraite de Moscou. ALBOIN, roi des Lombards, succéda, en Van 561, a son pere Audoin. Sa domination s’élendait sur la Norique et la Pannonie, pendant que Kunimund, roi des Gépides, régnait sur la Dacie et la Syrmie, et que Bajan ou Kagan, roi des Avares, achevait de soumettre les contrées que représentent aujourd’hui la Moldavieet la Valachie. Bélisaire, général de Justinien, rechercha son alliance, et fut secondé par lui dans la guerre qu’il eut & soutenir contre Totila, roi des Ostrogoths. Uni aux Avares, il vainquit les Gépides
ALBOIN — ALBORNOZ
et tua de sa propre main leur roi Kunimund, dans une grande bataille livrée en 566. A la mort de sa femme Klodoswinda, il épousa Rosamunde, fille de Kunimund, qui a trouvait au nombre de ses prisonniers. En l’an 568 il enreprit avec son peuple et 2,000 auxiliaires saxons la conquéte de I’Italie , ou Narsés, qui avait soumis cette contrée 4 Justinien et en avait été fort mal récompensé, trouva en lui un vengeur. Chaque année il faisait de nouveaux progrés dans la péninsule ; car il n’y avait qu’un bien petit nombre de villes qui osassent lui résister. Aprés un siége qui avait duré trois ans, Pavie tomba enfin en son pouvoir. Dans l’ivresse dune fete célébrée & Vérone, ayant présenté du vin a sa femme dans le crane de Kunimund, celle-ci le fit assassiner, en 574, par Helmichis, son amant, et par Peredecus. Rosamunde se réfugia avec Helmichis & Ravenne auprés de Vexarque grec Longin. Longin s’étant mis sur les rangs pour obtenir sa main, Rosamunde présenta du poison 4 Helmichis; mais Helmichis, pressentant la trahison , la contraignit a boire elle-méme le restant de la coupe fatale.
ALBON (Famille p’). Le comté d’Albon, aprés avoir appartenu aux dauphins du Viennois de la premiére race, devint le patrimoine d'une des plus anciennes et des plus illustres maisons du Dauphiné, qui a pour premier auteur André d’Albon, seigneur des Acris, au Mont Dore, vers 1250.
Jacques D ALBoN , seigneur de Saint-André, maréchal de France , issu d’André a la neuviéme génération, fut un des plus grands capitaines de son époque. II est devenu célébre , sous le noin de maréchal de Saint-André, par ses exploits ef par la faveur du roi Henri II. II était, disent les mémoires du temps, brave, bien fait, magnifique, insinuant, qualités qui lui acquirent Pamitié de ce prince encore dauphin. Saint- André se distingua a la bataille de Cerisoles et au siége de Boulogne, pendant lequel il fit d’inutiles efforts pour se jeter dans la place. Henri II ’honora, en 1547, de la dignité de maréchal de France, puis de celle de premier gentilhomme de sa chambre. Il commandait a Ja bataille de Renty, ef en 1557 a celle de Saint-Quentin, ov il fut fait prisonnier « Pépée sanglante 4 Ia main. » La journée de Dreux, en 1562, lui fut encore plus funeste. Aprés l’action, s’étant mis avec trop d’ardeur 4 la poursuite des fuyards, son cheval s’abattit, et un gentilhomme huguenot , \’ayant reconnu, lui cassa la téte d’un coup de pistolet. C’était le dernier rejeton de la branche cadette de la maison d’Albon.
André-Suzanne, marquis p ALBON, issu @’une autre branche héritiére de Ja seigneurie d’Yvetot, dont les possesseurs avaient porté quelque temps le titre pompeux de roi, naquit a Lyon, le 15 mai 1761. De retour de l’émigration en 1801, il vécut dans la retraite jusqu’en 1813, époque ou il fut nommé maire de Lyon par l’empereur. Lors des éyénements de 1814 il se déclara un des premiers contre son nouveau protecteur, et refusa des armes aux bourgeois qui voulaient défendre leur ville contre les armées autrichiennes. Nommé membre de la chambre des députés en 1816 , il y vota constamment avec la majorité, et se montra l’un des plus chauds partisans de la loi contre les régicides. L’exagération de ses principes ayant fait repousser, en 1817, sa nouvelle candidature , il resta éloigné des affaires politiques jusqu’en 1827, ol une ordonnance en date du 5 novembre Pappela 4 Ja pairie. Eliminé de la chambre haute par la révolution de juillet, il alla mourir a Avange, prés Tarare, en 1834. Il avait épousé la fille unique du marquis de Viennois, dernier descendant male d’Amédée de Viennois, fils naturel de Humbert II dela Tour-du-Pin, qui avait cédé le Dauphiné a Philippe de Valois en 1344. De ce mariage il a laissé trois fils.
ALBONI ( Marterra ), comtesse DE PEPOLI, célébre cantatrice, est née en 1824, A Cesena, dans la Romagne. Son pere lui fit donner une éducation soignée, et elle parle plusicurs langues avec facilité. Un musicien de sa ville natale lui donna Jes premiéres lecons de solfége. A onze ans elle sayait
liretoute musique a premiére vue. Ses parents Vayant conduite plus tard a Bologne, la présentérent & Rossini, qui aprés Pavoir entendue , lui conseilla de recommencer ses études de chant, et lui donna 4 ce sujet des conseils et des lecons.
Mademoiselle Alboni avait & peine quinze ans quand elle
débuta a Bologne, au théatre communal. De 1a elle passa
sur la vaste scéne della Scala, 4 Milan, et le retentissement de ses triomphes d’Italie la conduisit bientot en Allemagne, en Russie, en Angleterre, oti elle balanga les succés de mademoiselle Jenny Lind. Un dernier bonheur Jui manquait pourtant, c’était Vapprobation parisienne. Elle débuta a notre grand Opéra au mois d’octobre 1847, mais seulement dans des concerts. Elle passa ensuite au ThéAtre Italien, ou elle joua le réle d’Arsace, dans Semiramide. Depuis elle a parualternativement sur l’une et l’autre scéne.
« La voix de mademoiselle Alboni, disait M. Berlioz, est un contr’alto magnifique, d’une immense étendue (deux octaves et une sixte; presque trois octaves, du mi grave a Put aigu), dont la sonorité est parfaite partout, méme dans les derniéres notes du registre inférieur, notes facheuses chez la plupart des cantatrices qui croient posséder un contralto, et dont Pémission a presque toujours lair dun ralement, notes hideuses en ce cas, et qui révoltent Voreille. La vocalisation de mademoiselle Alboni est d’une grande légéreté, peu de soprani se montrent aussi agiles. Les registres de sa voix sont si parfaitement unis entre eux, que dans les gammes on ne sent jamais le passage d’un registre 4 lautre; le timbre en est onctueux , caressant, ve- Jouté, mélancolique, comme celui de tousles contr’alti, mais moins sombre cependant que celui du contr’alto de la Pisaroni et incomparablement plus pur et plus limpide. Comme les sons naissent sans effort, cette voix est propre a toutes les nuances ; aussi mademoiselle Alboni peut-elle chanter depuis le piano le plus mystérieux jusqu’au forte le plus éclatant. »
En 1850 Me Alboni joua le réle de Fidés, da Prophéze, aprés M™° Viardot, a l Opéra. Elle fit ensuite un voyage a Madrid. L’année suivante elle obtint un grand succés a Paris, dans la Favorite, et créa le réle de Zerline dans da Corbeille @oranges de M. Auber. En 1852 elle visita l’Amérique, et en 1853 elle épousa le comte Pepoli. Elle a encore obtenu de nombreux succés 4 Londres et a Paris dans il Barbiere, la Gazza ladra, don Juan, la Dona del Lago, la Cenerentola, il Trovatore, Italiana in Algeri, il Giuramento, il Matrimonio segreto, etc. Simple et gaie de caractére, elle a su se faire aimer de ses camarades; un peu trop de santé nuit peut-étre maintenant 4 son jeu, mais la beaut: de sa voix efface tout. L. L.
ALBORARB, mot arabe qui signifie jeter des éclairs. C’est le nom de la jument miraculeuse sur laquelle Mahomet monta de la Mecque au ciel, a ce qu’assurent les musu!mans. Ils ajoutent a cette merveilleuse légende que le divin quadrupéde était pourvu d’ailes ; qu’il avait la face humaine; qu’a la faculté de penser il unissait celle de parler; enfin, que sa robe était toute scintillante de diamants, de rubis et d’émeraudes. — Ce nom d’Alvorak fut donné au merveilleux animal, soit 4 cause de son éblonissante blancheur, soit A cause de Vincroyable vitesse dont il était doué, et qui était telle qu’il put conduire Mahomet au ciel et le ramener sur la terre en moins de temps encore qu’il ne nous on faudrait pour remuer /’ceil.
ALBORDJ. Voyes Exzours.
ALBORNOZ ( Gittes-AtyArez-CariLLo), issu par son pére des rois de Léon et par sa mére de ceux de Castille, naquit 4 Cuenza, dans leroyaume de Toléde, et fut promu, trés-jeune encore, au siége archiépiscopal de Toléde, par Alphonse XI. Aprés avoir étudié a Toulouse le droit-canon, il avait déjaété nommé archidiacre a Toléde, puis anmonier de la cour, lorsque ces hautes fonctions lui furent confiées. Albornoz est tout a fait le type du prélat guerrier au moyen
Age. C’est ainsi que nous le voyons suivre le roi son protecteur dans ses campagnes contre les Maures, et lui sauver la vie par sa bravoure et sa présence d’esprit A la bataille de Tarifa, action d’éclat en récompense de laquelle |Alphonse Parma chevalier. Plus tard il lui confia la direction du siége @Algésiras. Sous le régne de Pierre le Cruel, successeur d’Alphonse XJ, Albornoz ne jouit pas de la méme faveur ; etayant osé blimer la conduite dissolue de ce prince, il dut se réfugier, en 1350, & Avignon, auprés du pape Clément VI, qui fe nomma cardinal dés la méme année. Innocent VI, successeur de Clément VI, mit 4 profit les talents guerriers d’Albornoz, et le chargea de reconquérir les Etats de l’Eglise; entreprise aussi hardie que périlleuse , mais qui réussit complétement, grace au soin qu’avait eu Albornoz d’intéresser a son succés le fameux tribun Colas Rienzi, qu’il ramena avec lui d’Avignon a Rome, ot il futrecu avec enthousiasme. Montefiascone, Viterbe, Orvieto, étaient déja tombés enson pouvoir, lorsque Albornoz se vit rappelé 4 Avignon (1357 ). Son successeur perdit bien vite tous les avantages obtenus par Albornoz .Celui-ci, remis a la téte des troupes pontificales , eut bient6t rétabli les affaires, et, moins de trois mois aprés, la conquéte et la pacification des Etats de I’Kglise étaient si complétes, qu’il put engager Urbain V, successeur d@Innocent VI, 4 reprendre la route d’Italie et a rétablir 4 Rome le séjour de la cour pontificale. Albornoz mourut a Viterbe en 1367.
ALBOUIS. Voyez Daztncourt.
ALBRECHTSBERGER (JeAy-Georces), Pun des plus savants contrepointistes des femps modernes, naquit le 3 février 1729 4 Kloster-Neubourg prés de Vienne, et eut pour maitre d’accompagnement et de composition l’organiste de la cour, Mann. Aprés avoir rempli les fonctions @organiste 4 Raab, pnis a Maria-Taferl, et plus tard a Meelk, il fut nommé en 1772 organiste de Ja cour et membre de PAcadémie de musique, ef en 1792 maitre de chapelle de Saint-Etienne 4 Vienne , ot il mourut le7 mai 1809. Beethoven et le chevalier de Seyfried furent au nombre de ses éléves pour le contrepoint. Ses nombreuses compositions de musique religieuse, dont vingt-sept seulement ont été imprimées, et son Traité de Composition (Leipzig, 1790, troisiéme édifion, 1821), conserveront toujours une grande valeur. Ses ouvrages théoriques sur la basse générale, les principes d’harmonie, etc., ont été publiés par le chevalier de Seyfried (3 vol.; Vienne, 1826).
ALBREDA, ancienne factorerie francaise ou comptoir situé sur la rive septentrionale de la riviere Gambie (céte occidentale d’Afrique), a été cédée par Vempereur des Frangais 4 la reine de la Grande-Bretagne, en vertu d’une convention du 7 mars 1857, en échange de la renonciation de la part des Anglais du droit de trafiquer depuis l’embouchure de lariviére Saint-Jean jusqu’a la baie et au fort de Portendic inclusivement. '
ALBRET, dynastie qui a régné sur la Navarre. Elle tire son nom du chateau d’Albret, dans le diocése de Bazas, et remonte jusqu’a l’an 1050, 6poque oti Vivait un Amanieu, seigneur de ce fief. Jean p’AtBrer II, le quinziéme seigneur de cette maison, épousa Catherine, petite-fille de Gaston IV, comte de Foix et de Bigorre, et roi de Navarre par son mariage avec la reine Eléonore. Catherine apporta ce royaume en dot, ’'an 1484, a son époux, Jean bD’ALBReET, qui fut couronné & Pampelune, le 10 janvier 1494. Ferdinand V, roi d’Aragon et de Castille, aprés l’avoir longtemps amusé par des négociations sans résultat, manifesta tout 4 coup son dessein secret de s’emparer de la Navarre. Le duc d’Albe chassa Jean d’Albret de sa capitale, en juillet 1512. Le roi de France Louis XII, dont ce malheureux prince vint a Paris implorer le secours, y envoya le duc de Valois, qui fut depnis Francois 1°". Les deux princes parurent un moment devant Pampelune; mais une nouvelle armée de Ferdinand le Catholique leur en fit leverle siége, et Jean d’Al-
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bret, abandonné par la France, fut réduit a la partie de ses Etats qui était en dega des Pyrénées. Le chagrin termina sa vie; il mourut au mois de juin 1516, el Catherine lui survécut & peine huit mois. — Henri IT, Vainé de leurs quatorze enfants, succéda au titre de roi de Navarre sous la protection de Francois I*. 1] tenta de reprendre Pampelune ; mais son général fut battu par le général de Charles-Quint, et la Navarre espagnole resta sous la domination de ce prince. Henri If alla se faire prendre a la hataille de Pavie; mais, plus heureux que Frangois [°, il se sauva de sa prison, épousa, en 1526, Marguerite de Valois, et mourut a Pau en Béarn, en 1555, a lage de cinquante-trois ans. — Jeanne v’AtpreT, fille unique de Henri IJ, épousa en 1548 Antoine de Bourbon, et fut la mére de Henri III, qui devint notre HenrilV. V«ennet, de l’Académie francaise.
ALBRIZZI (Isasette THEOTOKI, comtesse p’), sur nommée par lord Byron « la M™ de Staél de Venise, » née a Corfou en 1770, morte a Venise en 1836, a publié des Ritratti ou portraits de ses contemporains (Brescia, 1807), et les Opere di plastica di Canova (1822). Elle était veuve de Ma rino lorsqu’elle épousa le comte Joseph Albrizzi. Z.
ALBUFERA, lac poissonneux assez considérable, qui cependant se desséche en partie et forme une espéce de marais pendant |’été. Il est situé au nord de la ville de Valence en Espagne, ef communique avecla mer Méditerranée au moyen dun canal étroit. C’est de ce lac que vient le titre de duc d’Albuféra que recut le maréchal Suchet pour avoir enfermé et fait prisonnier dans Valence le général anglais Blake, aprés un combat livré prés de ce lac. Valence, ouvrit ses portes aux Frangais le 9 janvier 1812.
ALBUFERA (Duc p’). Voyes Sucner.
ALBUGINEE (Membrane ). On donne ce nom, ou celui de membrane fibreuse ou périteste , 4 une membrane analogue a la sclérotique, forte, trés-résistante, d’un blanc opaque, d’un tissu serré et fibreux, qui enveloppe immédiatement le testicule. Sa surface externe est tapissée par la tunique vaginale, et Vinterne, appliquée sur le parenchyme du testicule, lui envoie des prolongements filiformes ou aplatis, qui se dirigent tous vers le bord supérieur de cet organe, et partagent l’intérieur de la tunique albuginée en plusieurs loges triangulaires occupées par les vaisseaux séminiféres.
ALBUGO ( du latin albus, blanc). On désigne sous ce nom une tache blanche et opaque ayant son siége sur une partie de la cornée transparente de lil. Cette tache, variable dans sa forme, est plus dense au centre qu’a la circonférence ; elle est bleudtre quand elle commence a paraitre, et blanchAtre quand elle est fout a fait formée. L’albugo est produit par l’épaississement de la muqueuse conjonctive qui tapisse la cornée, ou par l’épanchement d@’un liquide qui se coagule entre les lames de la cornée. Il arrive souvent 4 lasuite d’une ophthalmie violente; dans certaines maladies, comme la syphilis, les dartres, les scrofules, on ’a vu se développer spontanément. Lorsque la tache existe a la partie superficielle de la cornée, on la nomme leucoma. L’albugo est connu aussi généralement sous le nom de ¢aie.
ALBUHERA ou ALBUERA, bourg d’Estramadure, est célébre par la bataille qui se livra sous ses murs, le 16 rhai (811, entre le maréchal Beresford, a la téte d’unearmée de trente mille Anglais, Espagnols et Portugais, et le maréchal Soult, qui n’avait guére que vingt-cing mille hommes sous ses ordres, mais qui compensait cette infériorité numérique par une artillerie formidable. Le marchal Soult youlait faire lever le siége de Badajoz, aux Anglais; mais il dut battre en retraite sur Séville, aprés avoir perdu neuf mille hommes. Lesconfédérés n’évaluérentleur propre perte qwa sept mille hommes,
ALBUM. Ce mot, chez les Romains, désignait des fablettes blanches sur lesquelles on écrivail des renseigne-