‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tousChapitre 164 sur 197 · ALCHIMIE — ALCIBIADE · texte numérisé non relu

ALCHIMIE — ALCIBIADE

— Les ceuvres d’Alciat ont été réunies et publiées 4 Lyon, 1560, 5 vol. in-f; Bale, 1571, 6 vol. in-f’; Bale, 1582, % vol. in-f; Strasbourg, 1616, 4 vol. in-f; Francfort-surle-Mein, 1617, 4 vol. in-f°. Plusieurs de ses ouvrages ont été imprimés séparément. On doit 4 Alciat quelques traités purement historiques ou littéraires, comme ses nofes sur Tacite, son Traité des Poids et Mesures, son Histoire de Milan. — L'un de ses neveux, Francois Atciat, célébre aussi comme jurisconsulte, eut pour disciple saint Charles Borromée, et devint cardinal. Muret, dans wne de ses harangues, dit qu’il fut ’ornement desonsiécle. De GoLpiry.

ALCIBIADE, fils de Clinias et de Dinomaque, naquit 4 Athénes, dans la 82° olympiade (vers l’an 450 avant Jésus- Christ). [1 perdit son pére a la bataille de Chéronée, et fut ensuite élevé dans la maison de Périclés, son grand-pére maternel. Celui-ci était trop occupé des affaires de l’Etat pour pouvoir donner 4 l’éducation de son petit-fils tous les soins qu’aurait exigés limpétuosité de son caractére. Alcibiade annonca dés son premier age ce qu’il serait dans la suite. Un jour il jouait aux dés dans la rue avec quelques enfants de son 4ge; un chariot survient : il prie le conducteur d’arréter ; et, sur le refus de celui-ci, il se jette devant la roue, et s’écrie : « Avance maintenant, si tu Voses! » Il s’essaya avec succés dans tous les genres d’étude et dans tous les exercices gymnastiques. Sa beauté, sa noblesse, le rang de Périclés, son tuteur, lui attirérent une foule d’amis et d’admirateurs, mais donnérent naissance en méme temps a des bruits injurieux pour ses meeurs. Socrate lui avait accordé son amitié, ef espéraif par ce moyen le diriger vers le bien. En effet, il obtint une grande influence sur lui, et, au milieu de sa vie dissipée, Alcibiade revenait toujours vers le philosophe. Il fit ses premiéres armes dans l’expédition entreprise contre Potidée, et il y fut blessé; Socrate, qui combattait a ses cétés, le défendit et le ramena. A Ia bataille de Délium, il se distingua dans les rangs de la cavalerie, qui combattit victorieusement ; mais, aprés la défaite de Vinfanterie, il fut obligé de fuir avec le reste de l’armée. Dans sa fuite , il rencontra Socrate , qui se retirait 4 pied, Yaccompagna et veilla 4 sa sireté. Tant que vécut le démagogue Cléon, Alcibiade ne se fit connaitre que par son luxe as sa prodigalité , sans prendre aucune part aux affaires de l’Etat.

Apres la mort de Cléon (422 ans avant J.-C.), Nicias réussit 4 faire conclure une paix de cinquante ans entre les Athéniens et les Lacédémoniens. Alcibiade , jaloux de l’influence de Nicias, et piqué en méme temps de ce que ies Lacédémoniens , auxquels il était uni par les liens de lhospitalité , ne se fussent pas adressés a lui, profita de quelques mésintelligences survenues entre les deux nations pour amener la rupture de la paix. Les Lacédémoniens avaient envoyé des députés a Athénes; Alcibiade les recut avec beaucoup de démonstrations de bienveillance , et leur conseilla de cacher leurs pouvoirs , afin que les Athéniens ne pussent pas leur dicter des lois. Ils se laissérent persuader, et lorsqu’ils. furent mandés dans V’assemblée du peuple, ils déclarérent qwils n’avaient pas de pouvoirs. Aussitét Alcibiade se leva contre eux , leur reprocha leur mauvaise foi, et détermina les Athéniens 4 une alliance avec les Argiens. Ce fut id Poccasion de larupture avec Lacédémone. Alcibiade commanda a diverses reprises les flottes athéniennes qni ravageaient le Péloponnése ; mais méme aiors il ne renonga ni an luxe Ri a la volupté. A son retour, il se livra plus que jamais a toutes sortes d’excés. Un jour qu’il sortait d’une orgie noc-

‘turne, en société de quelques amis, il fit le pari de donner

un soufflet au riche Hipponicus, et il le lui donna en effet Cet outrage fit beaucoup de bruit dans ia ville; mais Alcibiade se rendit chez Voffensé, et, aprds avoir quitté son vétement, il 'invita ase venger lui-méme & coups de verges. Ce repentir public apaisa Hipponicus; il lui pardonna. et dans la suite it lui donna méme en mariage sa fille Hip-

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