‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tousChapitre 168 sur 197 · ALDINI — ALDROVANDE · texte numérisé non relu

ALDINI — ALDROVANDE

sous laquelle elle est connue. Elle y resta pendant plus de deux sitcles , jusqu’a ce que cette villa, située sur le mont Quirinal, passdt dans la famille Borghése. Celle-ci fit vendre ce tableau en méme temps que d’autres trésors artistiques. Cette peinture, placée depuis lors sous verre au Vatican, a été réparée avec bonheur par le peintre Domenico de] Frate. Elle offre un groupe de dix figures, et représente la célébration d’une noce. Winckelmann veut qu’il s’agisse des noces de Pélée et de Thétis ; suivant Bondi, ce seraient celles de Manlius et de Julia. Nicolas Poussin en avait fait une copie célébre, et Carloni en fit une planche sur cuivre tirée en couleur. On peut consulter sur histoire et explication dece beau morceau de peinture la dissertation publiée par Beettiger et Meyer Sur les Noces Aldobrandines (texte allemand ; Dresde, 1840); Lettera sull’ antica celebre pittura conosciuta sotto il nome delle Nozze Aldobrandine ( Rome, in-4°, 1815), et le second volume des petits Mémoires archéologiques de Beettiger (Dresde , 1838 ).

ALDOBRANDINI (Famille). Cette famille, qui s’éteignit en 1681, par la mort d’Octavie, fille de Jean-George ALDOBRANDINI, prince de Rossano, était une des plus illustres maisons de Rome. Plusieurs membres de cette famille se sont distingués dans les sciences, dans Vhistoire ou dans les lettres. Sylvestre ALDOBRANDINI, né a Florence ~ en 1499, mort 4 Rome en 1558, fut un des plus célébres jurisconsultes de son temps. — Un de ses fils, Hippolyte At- DOBRANDINI, devint pape souslenomde Clément VIII. ~ Un autre, Jean, fut cardinal auditeur de Rote, puis évéque d’Imola, ef mourut 4 Rome en 1573. — Un troisiéme, appelé Pierre, succéda a son pére dans la charge d’avocat de la chambre apostolique. — On possede de Thomas At- DOBRANDINI, le plus jeune des fils de Sylvestre, une traduction estiméé’ de Diogéne Laerce (Rome, 1594, in-fol. ). — Un neveu de Clément VIII, Cintio Passero, prit le nom d’Aldobrandini, de sa mére, qui appartenait a cette famille ; il devint cardinal en 1593. — Pierre, frére du précédent, cardinal et légat en France, termina les différends qui existaient entre le duc de Savoie et Henri IV. — Un autre membre de la méme famille, Alexandre, né a Florence, en 1674, fut cardinal, nonce a Naples, 4 Madrid, 4 Venise, et archevéque de Rhodes. Il mourut en 1742. Les biens de cette famille passérent aux maisons Pamfili et Borghése. ALDRINGER ou ALTRINGER (Jean), seigneur DE ROSCHITZ, comte pE LIGMA, feldmaréchal autrichien , était issu d’une famille pauvre du Luxembourg. Engagé volontaire , il servit sous Wallenstein et sous Colalto, ef s’éleva par sa bravoure jusqu’au plus haut grade. Il prit Mantoue en 1629, fut blessé au passage du Lech en 1632, envahit la Baviére en 1633, et périt dans l’Isar en 1634. ALDROVANDE, et mieux ALDROVANDI( Utysss ), Savant naturaliste italien, né & Bologne le 11 septembre 1522, mort dans la méme ville en 1605, consacra toute sa vie a l'étude des sciences naturelles, pour les progrés desquelles il dépensa toute sa fortune en recherches, en voyages, emmenant avec lui, dans chacune de ses excursions scientifiques, des peintres et des graveurs, entretenus A grands frais, et qu’il faisait travailler au grand ceuvre qu’il avait entrepris. Aussi laissa-t-il & sa patrie la plus compléte collection qui edt encore était formée. Il n’eut pas, au reste, le temps de mettre lui-méme en ceuvre l’énorme quantité de malériaux qu”il avait rassemblés pour une Histoire naturelle, dontil ne put publier que quatre volumes, sur les trente dont elle se compose. Le sénat de Bologne, légataire de son cabinet et de ses manuscrits, se chargea de terminer cette belle et consciencieuse publication. Sans aucun doute elle a bien vieilli; mais aujourd’hui encore, quoi qu’en aient dit Buffon et d’autres naturalistes, qui n’y voyaient qu’une immense compilation , elle est une source aussi précieuse qu’abondante, a laquelle vont bien discrétement puiser force savants, qui n’ont garde de s’en vanter; car il s’y

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