ALGIDE — ALHAMBRA
n’entre jamais de vaisseaux ; en général libres, vivant isolément ou en société, nues ou enveloppées dans une sorte de substance gélatiniforme, 4 végétation continue ou interrompue par intervalles. Ces plantes puisent dans ’humidité ou le liquide ambiant les matériaux propres a leur accroissement, et dans lair et la lumiére Jes principes de leur coloration ; elles se reproduisent, soit par des germes prolifiques (gonidies) développés a leur surface, soit par des sporules ou des séminules résulfant, autant du moins qu’on en peut juger, du seul acte de la nutrition, soit enfin par des sporidies que contient un nucléus renfermé lui-méme dans des réceptacles diversement conformés.
On distingue aussi les algues d’une maniére générale en algues d’eau douce et en algues marines. Celles-ci, les seules qui présentent quelque intérét, sont tantot étendues en membranes a la surface des rochers, tantot en laniéres simples ou ramifides et adhérentes au fond de la mer, au moyen de pédicules. Leur longueur est quelquefois trés-considérable. Le chorda filum, si commun dans la mer du Nord, atteint souvent quarante pieds, et le macrocytis pyrifera jusqu’a quinze cents pieds ; elles se soutiennent 4 la surface de l’eau par le moyen de vésicules remplies d’air, et forment dans certains parages ces prairies marines qui effrayérent Christophe Colomb, et 4 travers lesquelles un bateau a de la peine a se frayer un passage. Ces végétaux sont vulgairement désignés sous le nom de varechs ou goémons,
Plusieurs espéces d’algues sont d’une grande utilité. Les varechs ou fucus, que Yon trouve si abondamment sur les cotes de Océan et dela Méditerranée , sont employés dans plusieurs contrées pour fumer les terres, ou pour nourrir les bestiaux pendant Vhiver. On retire des cendres de plusieurs algues, entre autres du fucus vesiculosus , une assez notable quantité de soude et de potasse, et c’est des eaux-méres des sels que fournit la lessive de ces cendres qu’on extrait Piode. Quelques espéces, telles que les fucus dulcis , escabutus , edulis , \e laminaria saccharina, servent @aliments aux habitants de certaines contrées maritimes. C’est du sphxrococcus tenax que les Chinois retirent le vernis qui recouvre leur papier et leurs étoffes de soie; et c’esteen se nourrissant du codiwm bursa que Vhirondelle nommeée hirundo esculenta fabrique ces nids imprégnés de gélatine dont les Chinois font un commerce considérable. Enfin le gigartina helminthocorton , vulgairement appelé mousse de mer, est un excellent vermifuge que l’on administre, soit en poudre, soit en infusion, aux enfants affectés de vers intestinaux.
ALHAMBRA. On rest pas bien fixé sur le nom du fondateur de ce palais : les uns en attribuent la pensée et Vexécution & Alahmar, fondateur du royaume de Grenade , qui fut assez heureux pour le commencer et pour le voir terminer; d’autres conviennent bien qu’Alahmar en est le fondateur, mais disent en méme temps qu’il ne fut entigrement terminé que sous le régne d’Aboulhaggez, en 1338; d’autres enfin prétendent que Alhambra a été bati par Abou- Abdallah-ben-Naser, surnommé Elgaleb Billah (Vainqueur par la faveur de Dieu ). Selon les premiers , ’étymologie du mot proviendrait de la corruption du nom d’Alahmar; selon les derniers , Alhambra viendrait du mot medinat-alhamra, ou ville rouge, a cause de la couieur des matériaux qu’on employa pour sa construction. Quoi quil en soit, ’Alhambra , tout a la fois palais et forteresse, formait autrefois un des quatre quartiers de Ja céldbre ville de Grenade, et servait d'habitation aux rois maures. L’Alhambra est situé sur le sommet dun coteau escarpé qui borne la ville du cété de Vest; outre les eaux du Xénil et du Darro, qui ’environnentde toutes parts, il est encore entouré d’une double enceinte d’épaisses murailles : il devait étre imprenable lorsqu’on ne pouvait lattaquer avec du canon. Maintenant l’ancien palais des rois maures offre & Vextérieur Papparence Wun vieux chateau