ACAPULCO
profonds offrent un ancrage excellent aux plus gros yaisseaux, qui peuvent venir jusque auprés des rochers de granit qui bordent la céte, et y trouvent un abri certain contre Jes mauvais temps. Au nord-ouest est située la ville, défendue par le fort Diégo, situé sur un rocher trés-élevé. Elle compte 4,000 habitants. Acapulco avait acquis une certaine importance par le départ annuel du galion qui portait 4 Manille Pargent et les autres produits précieux des possessions espagnoles. Peu de places de commerce sont situées dans une position plus malsaine. La température s’y éléve ordinairement, dans les chaleurs de l’été, de 45° a 50° c. Les rayons bralants dun soleil @airain, réfléchis par les rochers blancs et nus qui environnent la ville, la rendent presque inhabitable, et le Mosquitos est le seul endroit ou Von puisse respirer. Les étrangers y sont constamment décimés par le choléra-morbus. Acapulco est devenu, depuis la découverte de lor en Californie, un port de transit d@’une grande importance. Lors de Vexpédition francaise au Mexique il fut bombardé par Vescadre du contre-amiral Bouet (10 janvier 1862) et mis en état de blocus; mais la garnison qui s’y installa fut obligée de l’évacuer (décembre 1864) 4 cause de Vinsalubrité du climat.
ACARNANIE. L’Acarnanie était une province de Van- -
cienne Gréce, située 4 Poccident de l’Etolie, dont elle était séparée par lAchéloiis , aujourd’hui Aspro-Potamo, et renfermée au nord et au sud-ouest par le golfe d’Ambracie ou d’Arta, et par la mer Jonienne. La péninsule de Leucade avait appartenu 4 l’Acarnanie; mais les Corinthiens , qui s’en étaient rendus maitres , ayant fait couper Visthme qui existait prés de la forteresse actuelle de Sainte-Maure , en firent une ile. L’Acarnanie comprenait aussi le canton appelé Amphilochie , moins la ville d’'Ambracia , aujourd’hui Arta, dont les rois d’Epires’emparérentpour y établir leur résidence.
Les plus anciens habitants de Acarnanie élaient des Pélasges , appartenant aux tribus des Léléges et des Curctes. Le nom d’Acarnanes leur fut donné parce qu’ils portaient une longue chevelure. Aleméon, fils d’Amphiaraiis , s’étant ligué avec Dioméde et les autres Epigones, fit la conquéte de Vitolie et de ’Acarnanie; mais il céda la premiére a Dioméde , et conserva pour lui PAcarnanie, ot il régna. Alcméon ayant refusé de se joindre a lexpédition des Hellénes contre Troie , empécha les Acarnanes d’y prendre part. Peu avant la deuxiéme guerre Punique, lorsque les Romains firent la guerre aux Illyriens, les Acarnanes et les Etoliens avaient suspendu leurs querelles de voisinage, et s’étaient ligués avec les autres Grecs riverains de la mer lonienne contre ces mémes Illyriens , que leurs pirateries et leurs dévastations rendaient un ennemi commun. Ce fut sans doute a cette occasion qu’ils entrérent en contact avec les Romains, et qu’ils se prévalurent de ce que leurs ancétres navaient point pris part a la destruction de Troie , berceau putatif des fondateurs de Rome. Ayant enyoyé une ambassade au sénat romain, ils en obtinrent une invitation aux Etoliens de respecter le territoire d’un peuple auquel les Romains s’intéressaient. Bientot cependant cette situation changea. Pendant la durée de la deuxiéme guerre Punique, Philippe, roi de Macédoine , ayant déclaré Ja guerre aux Romains , les Acarnanes restérent alliés des Macédoniens, Dun autre cté, les Romains firent passer la mer Adriatique aune flotte et a une petite armée, afin d’empécher Philippe de: venir en Italie. Leur amiral, Valerius Levinus, était parvenu 4 contracter une alliance active avec les Etoliens, Ces derniers, reprenantleurs projets contre l’Acarnanie, ne tardérent pas 4 se préparer a Penvahir avec toutes leurs forces. Philippe de Macédoine se trouvait alors en Thrace, trop sloigné pour pouvoir les secourir, et les Acarnanes, trop faibles pour lutter avec espoir de succes contre les Etoliens , prirent une résolution héroique dont le souvenir doit étre conservé dans Vhistoire. Ils envoyérent en Epire, en les confiant a Phospitalité publique, leurs femmes , leurs enfants
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et les vieillards au-dessus de soixante ans; ils firent préter A tous leurs citoyens de quinze a soixante ans le serment, sous les plus affreuses imprécations , de ne quitter le champ de bataille que vainqueurs, et ils priérent les Epirotes de faire ensevelir dans une tombe commune tous ceux qui auraient succombé, en couyrant leurs cendres de I’épitaphe suivante : Ci-gisent les Acarnanes qui ont trouvé la mort sur le champ de bataille , en combattant pour dé- Jendre leur patrie contre Vinjustice et la violence des
Etoliens. Cette résolution extréme imposa aux Etoliens , qui renoncérent a leur expédition.
Aujour@hui ’Acarnanie, qui a repris son nom, forme une des quatre éparchies du néme d’Etolie et Acarnanie, dans le nouveau royaume de Gréce. Le pays, boisé et hérissé de montagnes , est peu fertile et encore moins peuplé. A peine trois bourgades méritent-elles d’étre citées. Ce sont Vonitsa et Loutraki (Vancienne Limnea), sur le golfe @Arta; et Trigardon, autrefois Giniades, i VYembouchure de PAspro-Potamo ; Actium, Anactorium, Argos- Maphilocicum , wexistent plus. Quelques ruines indiquent a peine la place qu’occupaient les autres villes de Vintérieur. Gal G. DE VAUDONCOURT.
ACARUS et ACARIDES (du grec dxapr, ciron). Le ciron ou sarcopte de la gale est un insecte connu sous le nom @acarus scabiei. Son existence était déja admise par Avenzoar et les médecins arabes. Degeer en avait donné une bonne figure. Galés n’était point arrivé 4 en démontrer la présence dans les vésicules de la gale, et il a fallu que M. Renucci, s’occupant de nouveau de lexistence contestée de ce mystérieux animal , ft assez heureux , en 1834, pour la démontrer complétement.
Acarus est le nom @un genre de la tribu des acarides, famille des arachnides holétres. Les caractéres des animaux de ce genre sont : un corps trés-mou, des chélicéres didactyles et des palpes trés-courts; huit patles terminées par une pelotte vésiculeuse , susceptibles de prendre toutes les formes, selon le besoin de |’animal.
Les acarides forment une famille composée de plusieurs genres distribués par Latreille en quatre divisions, savoir : les acarides propres, les tiques, les hydrachnelles et les microphthires. Ces derniers sont les seuls qui n’ont que six pieds. Tous les autres acarides en ont huit dans Jeur age adulte en général, et quelquefois six seulement au moment de la naissance ; une quatriéme paire de pieds se développe quelque temps aprés. On pourrait donc placer cette tamille entre la classe des insectes qui ont six pieds et celle des arachnides, qui en ont huif. Les acarides sont des animaux presque microscopiques, qui vivent sous les pierres, les écorces d’arbres, dans la terre, sur les animaux vivants ou morts, et sur un grand nombre de nos substances alimentaires détériorées. On les a longtemps désignés sous les noms de mites, de cirons et de tiques. L. Laurent.
ACATALEPSIE (du grec, dxataknpia, formé de « privatif, et xocadntic , compréhension ). Les anciens appelaient de ce nom la doctrine des pyrrhoniens, qui faisaient profession de douter de tout. Ces philosophes prétendaient que nos sens sont trop prés de nous pour nous permettre @avoir sur aucun objet des idées justes et invariables. Arcésilas est, dit-on, le premier qui soutint Pacatalepsie.
Par analogie, on a donné en médecine la méme dénomination 2 une maladie du cerveau qui 6te a celui qui en est frappé la faculté de comprendre une chose, de suivre un raisonnement, de mettre de la suite dans ses idées.
ACAULE ( du grec & privatif, et xavhoc, tige ). En bofanique on appelle plantes acaules celles qui ont pas de tige manifeste, et dont toutes les feuilles, lorsqu’elles en ont, sont ramassées pres de terre. On donne aussi le méme nom ades plantes qui ont une tige trés-courte, comparativementa celle des autres espéces du méme genre, le défaut absolu de tige étant trés-rare.