ACCOLTI — ACCOMPAGNEMENT
partie 4 Florence, en £513, partie A Venise, en 1519. — Pierre Account, frére du précédent, né A Florence, en 1455, professa d’abord le droit, puis entra dans les ordres, et devint cardinal. fl est mort & Rome, en 1532. C’est lui qui, comme cardinal vicaire, rédigea la bulle contre Luther, en 1519. Il avait été marié, et laissa deux fils et une fille. — Benoit Accoxtt, son deuxidme fils, s’étantamis, en 1564, 4 la téte dune conspiration des Florentins contre Pie IV, fut pris et pendu, avec plusieurs de ses complices. — Un autre Benoit Accouri, neveu de Pierre, né a Florence, en 1497, fut vivement protégé par son oncle, qui le fit nommer cardinal & lage de trente ans par Clément VII. Tl mourut en 1549. Il est plus connu sous le nom de cardinal de Ravenne. On lui doit plusieurs ouvrages latins et quelques poésies. — Pierre Accoutr, arriére-petit-fils du cardinal Pierre, docteur et professeur de droit canon a Pise , membre de Académie Florentine, a laissé deux écrits en italien : Yun est un panégyrique de Come II, duc de Florence; Yautre un Traité de Perspective. Avec son frére, Léonard Accott1, chancelier des archives publiques de Florence, il mit au jour, en 1623, ’ouvrage de leur trisaieul sur les Croisades. — Jacopo AccoLti, issu du mariage de Pierre avec Léonore Spini, fut le dernier membre de cette famille illustre , qui s’éfeignit avec lui a Florence, en 1699.
ACCOMMODEMENT (du latin accommodare, convenir, adapter, arranger) signifie, & proprement parler, action de coordonner entre elles deux choses de nature différente , ou Varrangement dune de ces choses dans un certain but. Dans les rapports sociaux on s’accommode a Phumeur, aux gotts, aux bizarreries des autres; dans l’enseignement on s’accommode aux idées, aux opinions, aux préjugés, a Pignorance méme des auditeurs, des disciples ou du grand nombre.
En philosophie et en théologie, on se sert aussi du mot accommodation pour désigner un systéme d’interprétation suivant lequel certains points de doctrine s’expliquent par la nécessité ot les fondateurs devaient se trouver de s’accommoder aux idées de leur temps. On sait que Socrate paya de sa vie l’essai qu’il fit de combattre les erreurs de son siécle. Platon fut plus prudent. Quelques docteurs disent que @est par accommodement que Jésus-Christ et ses apdtres ne se sont pas foujours expliqués clairement sur certains points de doctrine dont la discussion a pu leur paraitre dangereuse ou inutile. Hs ajoutent que ces nouveaux législateurs ont di garder le silence sur certaines questions, et méme professer parfois une doctrine peut étre moins élevée que la leur, mais plus susceptible de frapper les esprits grossiers de leurs contemporains, et d’¢tre promptement accueillie par des hommes pleins d’ignorance ef de préjugés. D’autres théologiens , au contraire, affirment qu’un pareil accommodement ne serait pas seulement, de la part de Jésus et de ses apdtres , une condescendance envers |’esprit de leur siécle , mais devrait étre considéré comme une déception indigne de leur caractére.
ACCOMPAGNATEDUR. Ce terme, pris individuellement, indique tout symphoniste exécutant un accom pagnement sur un instrument quelconque; pris collectivement, il désigne-un corps d’artistes de ce genre formant ce que Yon nomme un orchestre d’accompagnement. L’art de accompagnateur (ce nom pris dans son sens individuel ) comprend deux parties bien distinctes : les connaissances musicales nécessaires a Vexercice de cet art et le talent dexécution de ’accompagnement. Les connaissances musicales nécessaires & tout accompagnateur sont de savoir lire parfaitement la musique sur toutes les clefs en parties soit séparées, soit réunies; et d’etre en état de l’exécuter A vue, aussi bien que possible, sur Pinstrament dont il doit accompagner; cela posé, il faut distinguer deux cas: celui ot Paccompagnement est écrit, et celui ott il ne lest pas. L’aceompagnement écrit peut se présenter sous deux formes :
celle ou la composition est ce que l’on appelle arrangée pour Vinstrument, c’est-a-dire celle ow la partie principale et laccompagnement sont écrits et disposés de maniére a ce quwil n’y ait qu’a exécuter conformément a ce qui est écrit. L’autre forme dans laquelle peut se présenter un accompagnement écrit est celle ot la partie principale et son accompagnement sont engagés dans la partition générale, Cette disposition exige de la part de ’accompagnateur Phabitude de discerner, parmi toutes les parties, la partie principale et les parties significatives pour en former l’accompagnement.
Lorsque l’accompagnement n’est point écrit, il faut leffectuer d’aprés la basse ou d’apres la partie principale, qui peut ¢tre la basse elle-méme, ou une des parties supérieures. L’accompagnement sur la basse se fait, soit apres la connaissance des régles qui déterminent l’harmonie due a chacune des notes de cette partie, selon son caractére modal et la marche qu'elle affecte, soit d’aprés les chiffres quindique cette harmonie. L’accompagnement sur Ja partie principale, lorsque cette partie différe de la basse, exige nonseulement que l’accompagnateur sache placer l’harmonie sur la basse, mais encore qu’il sache placer la basse elleméme sous le chant; ce qui se rattache a la composition, L’accompagnement arrangé s’emploie pour toutes sortes @instruments; c’est le plus généralement usité aujour- @hui, non, comme le croient beaucoup de personnes, a cause de la complication de la musique, mais plutét a raison de la direction donnée a l'étude des instruments, qui tend presque exclusivement vers l’exécution des piéces, tandis qu’autrefois elle avait essentiellement en vue J’accompagnement du chant ou des sonates instrumentales. L’accompagnement d’aprés la partition et Yaccompagnement non écrit, d’aprés la basse chiffrée ou non chiffrée, ou la partie principale, sont réservés aux instruments a touche, le forte-piano et V'orgue, ou au violoncelle,
En supposant que Vartiste posséde toutes les connaissances que nous venons d’indiquer, comme formant la science de ’accompagnateur, il ne peut les appliquer utilement s’il ne posséde le talent d’exécution d’accompagnement. Ce talent, indépendamment de V’exécution instrumentale, consiste dans la faculté de s’identifier avec Pexécutant chargé de Ja partie principale, de s’unir a lui de la maniére la plus intime, la plus naturelle, sans aucune apparence (effort, de le diriger tantét, et tantét de le suiyre, selon que Pindiquent un sentiment délicat des convenances et inspiration du moment. C’est de cette union parfaite du concertant et de laccompagnateur que nait tout ce que Pexécutiona de plus ravissant; mais elle est le résultat d'une organisation particuliére et tout a fait indépendante au talent généralement dit d’exécution. L’observation des faits donne lieu de reconnaitre que de trés-grands virtuoses sont de détestables accompagnateurs, tandis que des symphonistes des plus médiocres accompagnent d'une maniére délicieuse. Cette remarque s’applique aux orchestres.
; A. Cuoron.
ACCOMPAGNEMENT. Par ce terme les musiciens entendent toute partie ou systéme de parties secondaires placées autour d’une ou de plusieurs parties considérées comme principales, ou Tharmonie qui enyeloppe et renferme toutes ces parties. C’est en ce sens que l’on dit wn air, duo, trio, ete., de chant, ou de quelque instrument que ce soit, avec accompagnement de violon, flite, fortepiano, orgue, etc. On appelle done accompagnement toute partie dune composition qui a pour objet de soutenir la mélodie principale, soit au moyen dun seul instrument, soit de plusieurs, soit d’une maniére simple, soit d’une maniére compliquée.
L’accompagnement est aussi Vaction de soutenir Ja melodie dune voix ou d’un instrument par Pharmonie gu’on exécute sur un autre instrument, notamment sur orgie,