ACOLYTE — ACOUSTIQUE
histoire parmi les fictions poétiques ou allégoriques ; la forme bizarre un vocher de la cote lui a donné naissance. ACOSTA (Gasniet ), gentilhomme portugais, issu d’une famille d’origine juive, naquit en 1587, a Oporto, et fut soigneusement élevé et instruit dans les doctrines de I’Eglise romaine par un pére qui avait trés-sincérement embrassé la foi catholique. Des doutes ne tardérent pourtant pas a
assaillir son Ame; et, trouvant alors dans sa raison mille ob-—
jections contre la divinité du Christ, il en vint a nier entitrement la vérité du christianisme. Aprés avoir hésité un instant entre le naturalisme pur et simple et le judaisme, il se décida pour cette religion, peut-¢tre parce que c’était celle de ses péres, et s’enfuit du Portugal, pour aller demander a la Hollande cette liberté de conscience dont la république bataye avait alors le privilége. I] s’établit a Amsterdam, ot il changea son nom de baptéme contre celui @ Uriel, apres sétre soumis a la doulourense opération de la circoncision. Cependant il fut bientot mécontent des nouveaux coreligionnaires qu'il s’était donnés, et publia divers ouvrages dans lesquels il combaitit les principes des rabbins , ainsi que ’immortalité de lame. Ses adversaires profitérent dela publication Wun de ses livres, intitulé Examen de tradicoens phariseas conferidas con a ley escripta (1624), pour accuser d’athéisme aupres des magistrats chrétiens d’Amsterdam. Cette dénonciation solennelle lui valut la confiscation de ses biens et un emprisonnement assez Jong. Fatigué par toutes ces persécutions, il demanda grace et merci pour ses opinions philosophiques , et se soumit 4 faire amende honorable dans la synagogue, ott il recut trenteneuf coups de fouet sur son dos mis 4 nu. Puis on le fit étendre a terre sur Je seuil de la porte principale, ot tous les fidéles lui passérent sur le corps pendant que le rabbin pronongait son absolution. Ce systéme de persécutions et outrages le poussa a se broiler la cervelle (1640), aprés avoir tenté vainement d’dter la vie a l'un de ses cousins, qui s’était signalé par le zéle acharné qu'il avait mis a combattre ses opinions et a le signaler 4 la haine de ses coreligionnaires. Les tortures morales éprouvées par Acos¢a dans ses luttes religieuses el philosophiques ont été décrites par un écrivain allemand d’un grand talent, M. Gutzkow, dans un livre quia pour titre: le Sadducéen d’ Amsterdam (1834).
ACOTYLEDONES (du grec & privatif , xotvdeduv, petite feuille }. Jussieu , en fondant sa classification des véeétaux sur l’absence, la présence et J: nombre des cotylédons, avait donné le nom d’acotylédonés au premier embranchement du régne végétal , comprenant les plantes dépourvues de ces organes, ou plutét chez lesquelles on ne les avait pas encore reconnus. Ces plantes seraient mieux appelées inembryonées, parce que les plantes qui manquent de cotylédons manquent également d’embryons, tandis qu’au contraire certains végétaux embryonés n’ont pas de cotylédon. Dans cette série de végétaux on voit l’organisation passer par tous les degrés, depuis Ja forme la plus simple , Putricule sphérique , jusqu’a celles que nous trouvons dans les végétaux pourvus d’un embryon. En raison de la simplicité de leur texture , de Candolle les avait appelées
plantes cellulaires. Cet embranchement renferme la classe —
entiére des cryptogames de Linné. Les acotylédonés comprennent six familles : les mowsses, les hépatiques, les lichens, les hypoxylons , les champignons, les algues. ACOUCHIE ou ACOUTI. Voyez Acoutt.
A°COURT (Sir WittiAm). Voyes Heyrespury.
ACOUSTIQUE (du grec &xovw, j’entends), partie de |
la physique qui traite de la théorie du son, et qui recherche les lois d’aprés lesquelles il se forme, se propage et se transmet. L’acoustique différe de la musique en ce quelle na pas de rapport aux lois de la succession des sons, d’oi ré-
sulte la mélodie, ni a celles de leur simultanéité, qui for-
ment Pharmonie. Elle a seulement pour objet I’examen des phénoménes qui se manifestent dans la résonnance des
ACOUSTIQUE -.- aCQUAVIVA
corps sonores, et l'étude des effets produits par ces phénoménes sur louie. Ainsi acoustique envisage les sons ; 1° dans leurs modes de génération, selon les divers corps sonores; 2° dans leurs rapports numériques; 3° dans leur propagation; 4° enfin dans la sensation quils produisent sur. Pouie. La génération, la propagation et les rapports numériques des sons forment la partie mathématique de Pacoustique; Youle est objet de sa partie physiologique. On divise encore acoustique en acoustique expérimentale, qui est la partie de cette science relative aux phénoménes qui se manifestent dans la résonnance des corps sonores, et en acoustique arithmétique ou canonique, qui se compose des calculs ayant pour objet de déterminer les rapports des sons entre eux.
Le son a pour cause un mouvement particulier des corps appelé vibratoire, qui consiste dans les oscillations de leurs molécules autour dun centre. Toutes les fois qu’il y a son, il y a vibration; mais il n’y a pas son toutes les fois qu il y a vibration : il faut que ces vibrations satisfassent a certaines conditions relatives 4 leur amplitude, a leur rapidité, et au milieu dans lequel elles s’exercent. Pour que les vibrations @un corps produisent un son, il faut que leur nombre soit au moins de trente-deux par seconde, et qwil ne dépasse pas une certaine limite au dela de laquelle le son échappe A louie humaine. Cette limite ne parait pas dépasser soixante-treize mille vibrations par seconde; elle est Wailleurs variable avec l’amplitude des vibrations et avec laptitude de Yorgane sur lequel elles agissent. Il est en outre nécessaire, pour que le son soit produit, que les vibrations s’exercent dans un milieu solide, liquide ou gazeux. Si les vibrations ont lieu dans le vide, elles ne produisent pas de son.
Dans tous les corps sonores, |’élasticité des molécules est la cause des vibrations. Un corps peut étre élastique, 1° par tension, comme le sont les cordes et les tambours ; 2° par Vimpulsion de Pair, c’est le cas des instruments a vent, dans lesquels la colonne d’air s’étend et se resserre plus ou moins suivant la longueur du tube, et qui peut étre raccourcie ou prolongée par Vouverture et la cloture des trous latéraux; 3° par la tension intérieure : telles sont les verges de métal ou de verre, les vitres, les cloches, les vases, etc.
Les diverses qualités du son sont au nombre de trois, qui sont: 1°Pintensité, 2° leton, 3° le timbre. L’intensité tient a amplitude des mouvements vibratoires; le ton dépend du nombre de vibrations dans un temps donné, et non de leur
amplitude; on ne connait pas bien les circonstances qui
influent sur le timbre.
La connaissance des lois de l’acoustique est dun grand usage ; elles intéressent le musicien en lui faisant découvrir les formules mathématiques de ’harmonie que percoit son oreille; elles sont consultées par Varchitecte dans la construction des édifices destinés 4 recevoir et a rendre la parole;
elles sont utiles au médecin pour la guérison des dérangements qui empéchent Vorgane de louie de percevoir Je son;
elles guident les facteurs des instruments de physique et ce chirurgie relatifs a cette partie , etc.
Les anciens déja s’étaient efforcés d’élever Vacoustique aux proportions d’une science. Pythagore et Aristote savaient de quelle maniére s’effectue la transmission du son par Pair ; mais il est exact de dire que, comme science proprement dite, indépendante des applications qu’on en peut faire a la musique, l’acoustique est une science a peu prés toute moderne, Bacon et Galilée posérent les bases de cette science aujourd’hui mathématique, et Newton démontra par le calcul comment la transmission au son dépend de Pélasticité de Pair ou du corps conducteur. Il remarqua que I’effet d’un corps sonore consiste dans la condensation des molécules d’air qui entourent ce corps immédiatement et placés dans ia direction de Pimpulsion donnée. Ces molécules d’air, pous-
sées en ayant par l’impulsion du corps sonore, rebondissent en arriére par un eflet de leur élasticité , et éloignent en méme temps du corps sonore les molécules d’air situées en avant, de sorte que le son fait subir 4 chaque molécule (air un mouvement en avant et un mouvement en arriére ; cest-a-dire, en d’autres termes, qu’il s’opére autour du corps sonore une condensation et une pression alternatives de Vair, ou bien, si ’on aime mieux, qu'il se forme une série d’ondulations sonores. Newton, Lagrange et Euler s’étaient trompés dans leurs calculs pour déterminer la vitesse du son; et cesta Laplace qu’on est redeyable des recherches les plus exactes et des notions les plus précises sur cette matiére. I était réservé 4 Chladni de faire de Pacoustique une science proprement dite. Dans ces derniers temps, cette branche de la physique n’a fait comparativement que peu de progrés. Cependant Savart a précisé d’une maniére plus exacte le nombre de vibrations nécessaire pour produire un son perceptible, et a fait des recherches sur les vibrations des peaux tendues. Cagnard de Latour a inventé ce quwil a appelé la syréne, et examiné de plus prés beaucoup des conditions auxquelles les corps liquides ou solides sont sonores. Trevelyan, Leslie et Faraday ont expliqué la sonorité des corps métalliques soumis a la chaleur, quand on les place sur des couches métalliques froides. Faraday et Marx se sont occupés des figures sonores ; Wheastone, des accords; Willis de la formation des sons élevés de la voix humaine; M. Lissajous de V’inferférence des sons. La théorie du son a été développée par W. Weber, Pellisof, Ampére et Strehlke.
On donne la qualification d’acoustiqgues aux divers instruments qui servent & propager la voix, tels que les cornets, les porte-voix, etc.; a certaines votifes, comme celle de la salle du Conservatoire des Arts et Métiers, construites de facon a transmettre la voix d’un point 4 un autre aussi distinctement que si fa distance était nulle; aux artéres, veines, nerfs appartenant 4 Youle; enfin aux remédes qui servent a la guérison des maladies de cet organe.
ACQUAPENDENTE, petite ville du royaume @’Italie, a 20 kilometres d’Orviete, située sur Je penchant d’une montagne bien boisée. Elle est célébre par une chute d’eau considérable et d’un effet tellement pittoresque qu’elle intéresse tous les voyageurs, et qu'il est peu d’artistes qui ne se soient empressés d’en conserver un souvenir dans leur album.
ACQUAVIVA, famille illustre du royaume de Naples, qui a produit un grand nombre @hommes distingués. — Parmi les plus connus, on compte André-Matthieu p’Acquaviva, duc d’Atri, prince de Teramo, né en 1456 et mort en 1528, 4 Naples, lorsque Varmée fran- ¢aise , commandée par Lautrec , ravageait la Pouille. Son pere était lui-m¢éme un capitaine trés-renommé, qui mourut en 1480, a la défense d’Otrante, assiégée par les Turcs. Le fils, aprés avoir suivi la carriére des armes, se livra a la culture des lettres , et protégea les savants. Quand le roi de France Charles VIII envahit le royaume de Naples, Acquaviva prit parti pour lu, et plus tard il combattit la domination espagnole. Il fut fait prisonnier par Gonzalve de Cordoue; mais Ferdinand, roi d’Aragon, lui rendit la liberté. De retour dans sa patrie, il trouva dans Vétude une consolation aux reyers de la guerre. — Son frére Bélisaire p’Acquayiva publia plusieurs traités : de Venatione, de Aucupio, de Re Militari, de Singulari Certamine. — Enfin il y eut un Claude d’Acquaviva, général des jésuites; né en 1542, il mourut en 1615. Tl fut accusé d’avoir approuvé le livre dans lequel Mariana soutenait Ja doctrine qui permet d’attenter a la vie des rois. Mais lorsque éclatérent les débats auxqueis le livre de Mariana donna lieu, les défenseurs d’Acquaviva citérent des passages de lettres dans lesquelles il témoignait le regret de Vapprobation donnée a cet ouvrage par le censeur commis pour l’examiner, ARTAUD.
98 ACQUETS — ACQUIT
ACQUETS. Dénomination que prend limmeuble qui est objet @une vente ou d’une donation, entre les mains de Pacquéreur ou du donataire. — Dans lancien droit, la distinction entre les: acquéts et les autres biens était de la plus grande importance, parce que les immeubles se partageaient entre les héritiers suivant leur origine, et qu’ainsi l'on distinguait dans le partage les biens de famille provenant de successions antérieurement ouvertes, qui formaient les propres paternels et les propres maternels, de ceux que le défunt avait lui-méme acquis ;,ces derniers composaient les acquéts ou propres personnels. — Aujourd’hui, que toutes ces distinctions ont été abolies par le partage égal de tous les biens entre les deux lignes paternelle et maternelle, quelle que soit leur origine, cette expression ne s’applique plus qu’aux immeubles acquis pendant le mariage par la communauté conjugale , et la régle en cette matiére est que tout immeuble dont Vorigine antérieure au mariage n’est point'justifiée doit étre réputé un acquét de communauté, & moins qu’il ne provienne d’une succession ouverte, ou d’une donation faite durant Je mariage.
ACQUI (Combat et prise d’ ). Peu de temps aprés la prise de possession du Piémont par le général Joubert , une révolte populaire éclata dans la province d’Acqui et dans le Montferrat. Le général Grouchy, s’étant aussitot dirigé vers Acqui, arriva devant cette place le 17 mars 1799, et prit @habiles dispositions pour paralyser ce mouvement ins* ectionnel. Le méme jour il cerna la ville, attaqua les ansurgés, les battit complétement et les dispersa. Acqul est une ville forte du Piémont, sur la Bormida, ave 8,000 ames. Elle est trés-ancienne, et tire son nom de ses eaux sulfureuses. Il y a des fabriques de soie.
ACQUIESCEMENT, consentement a faire une chose a laquelle on n’était pas obligé , a exécuter un acte ou un jugement auquel on aurait pu s’opposer. L’acquiescement a une grande analogie avec la transaction et le désistement ; il en différe cependant sous plusieurs rapports : ainsi, la transaction ne résulte que d’une convention formelle , l’acquiescement peut étre tacite; le désistement n’emporte que la renonciation 4 la procédure, Vacquiescement éteint Paction.. L’acquiescement est une vyéritable aliénation; il ne peut donc avoir lieu qu’entre personnes capables : ne serait donc pas valable celui qui aurait été donné par un mineur, un interdif , un tuteur, s’ils n’étaient pas autorisés , surtout en matiére immobiliére. 11 en est de méme des administrateurs d’un établissement public, d’un maire relativement aux biens de sa commune, d’un mari relativementaux biens de sa femme, etc. Toute matiére n’est pas indistinctement susceptible d’acquiescement ; on ne peut acquiescer qu’a des choses qui peuvent étre Vobjet dune transaction ; il en est ainsi de tout ce qui intéresse ordre public et les bonnes mceurs.
L’acquiescement est exprés ou tacite : expres lorsqu’il est fait par acte authentique ou sous seing privé, par adhésion mise a la suite d’un jugement , ou méme par lettre missive; ¢acite lorsqu’il résulte du silence de la partie ou dactes émanés d’elle qui excluent Vintention de se pourvoir contre une procédufe ou un jugement. C’est ainsi, par exemple, qu’on est censé acquiescer a un jugement par défaut contre ayoué, si l’on n’y a fait opposition dans le délai de huitaine, et & un jugement contradictoire, si Yon winterjette appel dans le délai de trois mois. L’acquiescement tacite doit étre volontaire; s'il n’était que le résultat de manceuvres frauduleuses , il serait sans effet : en un mot, il nait du consentement donné 4 lexécution sans réserve de protestations.
Les effets deVacquiescement sont considérables : il rend la partie qui Pa consenti non recevable & attaquer les actes ou jugements qui en ont fait Pobjet; il lui impose Pobligation d'accomplir le dispositif de ces jugements, ainsi que de payer tous les frais; il emporte abandon de l'objet ré-
clamé, opére une transaction qui éteint complétement et irrévocablement Vaction; le jugement obtiént Vautorité de la chose jugée, et ne peut plus étre attaqué a Vavenir. Remarquons toutefois que dans un jugement qui renferme plusieurs chefs distincts , on peut en exécuter un et conserver le droit d’appeler des autres. La jurisprudence est unanime sur ce point. — L’acquiescement simple est passible dun droit fixe de deux francs s'il est fait par acte extrajudiciaire, et de trois francs si Pacte est passé au greffe. Il n’est di qu’un seul droit lorsque plusieurs personnes acquiescent simultanément 4 une opération qui intéresse chacune d’elles. Il n’en est pas ainsi lorsque le méme acte contient acquiescement de la part de plusieurs personnes a plusieurs opérations, parce qu’en réalité il y a alors plus d’un acquiescement. PAUL-JACQUES.
ACQUISITION. Ce mot se prend dans des acceptions différentes : il signifie devenir propriétaire d’une chose, obtenir un droit quelconque ; il exprime aussi la chose acquise elle-méme.
L’acquisition peut porter sur des biens qui n’appartiennent a personne; elle prend alors le nom particulier d’occupation, et s’opére par le seul fait de celui qui acquiert. — Elle peut porter sur des biens qui ont déja un maitre, et alors le mode de transmission est réglé par la loi, comme en matiére de successions , de donations et testaments, Wobligations , et autres maniéres d’acquérir énumérées au livre II1 du Code Civil. — On acquiert & titre universel lorsque , par succession ab intestat ou par testament , on succéde aux droits et actions d’une personne pour une part indéterminée. On acquiert @ titre particulier quand il s’agit dune ou plusieurs choses déterminées : par exemple, l’enfant qui hérite de son pére est un successeur a titre universel; Yacheteur ne prend qu’a titre particulier. On acquiert a titre onéreux, lorsqu’on donne l’équivalent de ce qu’on recoit : par exemple, la vente; & titre gratuit, lorsque Von prend sans rien débourser ; par exemple, la donation. — On divise encore les moyens d’acquisition en originaires et dérivés : originaires lorsqu’on acquiert la propriété d’une chose sans maitre : les épayes, le gibier, le poisson, le butin pris sur ’ennemi ; dérivés, qui embrassent tous les cas de la division précédente. — Malgré sa généralité, cette classification des maniéres d’acquérir n’embrasse pas tous les événements qui peuvent donner naissance a la propriété. La prescription, laspécification, Vaccessionindustrielle, sont encore autant de moyens d’acquisition.
ACQUIT. Le mot acquit est synonyme de quittance , mais on le restreint d’ordinaire aux décharges mises au bas des billets 4 ordre, lettres de change ou autres effets négociables. Ceux-la sont seuls exceptés de la formalité de l’enregistrement.
En termes de douanes, c’est la quittance imprimée sur papier timbré qui est expédiée et délivrée aux voituriers , commissionnaires ou négociants, par les commis , receveurs et contrdleurs des bureaux des impositions indirectes, des octrois et des douanes, établis aux entrées ef aux sorties des villes et sur les frontiéres du royaume. On distingne trois” sortes d’acquits : Pacguit de payement, Vacquit a caution, et acquit @ caution de transit. Liacquit de payement porte indication de la quantité, de la qualité , du poids et de la valeur des marchandises , du nombre des caisses, des balles et des ballots oirelles sont renfermées , de leurs matques et numéros, des plombs quiy sont apposés, de la sommequi a été payée pour les droits d’entrée ou de sortie, du nom de Vexpéditeur et du destinataire, du lieu de la destination et de la route a suivre par le voiturier. — L’acquit a caution ou de précaution est délivré par la régie a celui qui se rend caution que des marchandises seront visilées au bureau de leur destination, et que les droits y seront ac~ quittés. Ces marchandises sont mises sous halle cordée, ficelée et plombée, au bureau ot l’acquit est délivré. Arri-