ADAM — ADAMS
choses qui supposent une population nombreuse, étrangére & la famille d’Adam. Le livre de La Peyrére fut condamné; mais sa thése fut reprise au dehors du cloitre par la science laique, plus libre dans ses allures. La diversité des continents et des races montre que lunité du genre humain est toute morale, toute religieuse, et qurelle ne consiste pas dans une filiation commune, — Les savants donnent quelquefois l’épithéte d’adamique 4 la race caucasienne, la plus belle de toutes, parce qu’elle parait avoir trouvé son berceau prés des lieux ott Moise semble avoir placé le paradis terrestre. Victor Henneguin.
ADAMITES ou PICARDS, nom dun parti fanatique du quinziéme siécle, qui repoussé par les taborites, parce qu’il enseignait que dans la communion le vin et le pain sont de simples emblémes, finit par embrasser les erreurs de la secte de l’esprit libre. Ils vivaient en compléte communauté des femmes dans l’une des iles du Lusinitz. C’est 1a qu’en 1421 Ziska les surprit. Ils n’étaient pas moins odieux aux hussites qu’aux catholiques. Ziska en fit brdler des milliers, mais sans pouvoir réussir complétement a extirper cette secte. Les taborites furent aussi (raités quelquefois par leurs adversaires de picards. — On appela également adamites les sectateurs de deux anabaptistes, Schnuder et Schuster d’Amsterdam, qui au seiziéme siécle essayérent d’aller nus comme Adam.
ADAMS (Joun), second président des Etats-Unis de YAmérique du Nord, était issu d’une famille de puritains ancienne et distinguée, qui émigra d’Angleterre en 1630, et fit partie des premiers colons venus s’établir dans la baie de Massachusets. Il y naquit, a Braintrie, le 19 octobre 1735. Avant !a révolution qui éleva son pays au rang d’Etat indépendant, John Adam avait acquis la réputation de jurisconsulte habile. Dés 1765 il publia dans un journal de Boston un essai sur le droit canonique et sur le droit féodal, qu’on réimprima a Londres en 1768, et qui parut sous son nom a Philadelphie en 1783. En composant cet ouvrage, Adam parafé avoir eu surtout en vue d’affaiblir le respect presque superstitieux de ses concitoyens pour les institutions publiques de la mére-patrie, en leur faisant connaitre les principes odieux du droit aujourd’hui encore en vigueur en Angleterre. Si Adams contribua ainsi a exciter chez ses compatriotes une agitation dangereuse, il saisit yolontiers les cccasions favorables de la réprimer; ef, en 1770, un attroupement ayant attaqué a Boston un détachement de la garnison qui pour sa défense fit usage de ses armes et fue plusieurs individus, il défendit Vofficier et les soldats avec fant de chaleur devant la justice, que, malgré l’exaspération de la foule, tous les prévenus furent acquittés. En 1774 Adams fut élu par le Massachusets membre de l’assemblée qui vint siéger la méme année & Philadelphie. L’idée d’une séparation d’avec la mére-patrie n’avait point encore germé dans les masses, mais Adams prévit qu’une rupture était inévitable : « Je sais, écrivait-il & un de ses amis, que ]’Angleterre est déterminée a ne point changer de systéme; cest cette détermination qui fait la mienne. Le sort en est jeté, Alea jacta est! Couler a fond ou surnager, vivre ou périr avec mon pays, telle est mon inébranlable résolution! » Il prit la part la plus active aux délibérations des assemblées, ef l'année suivante, au moment ou la guerre avait déja commencé, ce fut lui qui, par son énergique détermination , triompha de toutes les oppositions et fit nommer Washington général en chef de l’armée des Etats-Unis.
D’accord avec Lee et Thomas Jefferson, il réussit & populariser toujours davantage V’idée d’une séparation d’avec la mére-patrie, Dés le mois de mai 1776 il proposait au congrés d’adopter la forme du gouvernement qui, de Vavis des représentants du peuple, serait la plus propre a assurer le bonheur et la prospérité de l’Amérique. Il n’y eut alors que la Pensylvanie qui hésita, parce que Dickerson, le plus influent des représentants de cet Etat, croyait