ADDITION — ADELAIDE
— (3—n)a3b5cd* sont des termes semblables. Ainsi pour ajouter les quantités 3a7b4,—2ac®,—a?b1,7a°b?,—6a7b4, gac®, on écrira 4-307 b4—2,ac°—a?b4-+-7a' b?— 6a? b4-4-9a0® ; puis on opére la réduction en ajoutant ou retranchant les coeflicients selon que le signe qui affecte ces termes est semblable ou différent. Le résultat se trouve ainsi amené a 7ac® —407b1-+-7a3p?,
En géométrie Vaddition de deux lignes droites se fait en plagant ces deux lignes bout 4 bout, de maniére a ne former qu’une seule ligne droite.
L’addition est dun usage continuel dans le calcul; il West pas une question numérique dans la solution de laquelle Vaddition n’intervienne; on la retrouve dans toutes les autres opérations d’arithmétique, qui 4 la rigueur pourraient étre ramenées a de simples additions.
ADDUCTEUR (du latin adducere, conduire vers). On donne ce nom aux muscles qui rapprochent une partie ou un membre de Vaxe du corps. Il y a un adducteur de Peil; trois de la cuisse, un du pouce, du petit doigt et du gros orteil. — L’adducetion est le mouvement déterminé par ces muscles; il est opposé 4 abduction, qui est la faculté d’éloigner. On a remarqué que les muscles adducteurs sont beaucoup plus puissants que les abducteurs. Ce sont eux qui contribuent 2 embrasser et retenir plus ou moins fortement les corps dont les animaux ont besoin.
ADEL ou ADIL, mot arabe qui signifie juste, et qui a été le surnom ou titre, souvent non mérifé, de plusieurs princes musulmans, tels que Malek-Adel (le roi juste ),
| Seif*Eddin Abou-Bekr, sultan d’Egypte et de Syrie, mort en 1210. — La plupart des rois de Visapour ont porté aussi le titre dAdel-Chah, depuis Yan 1491 jusqu’d la conquéte de ce royaume par les empereurs mogols, en 1670, et c’est a Pun deux, ef non pas a Malek-Adel, qu’Abou-Talek al- Hocéiny a dédié sa traduction persane des Institutes de Tamerlan, mort en 1405. — Adel-Chah est encore le titre que prit Aly-Kouli-Khan, lorsque l’assassinat de son oncie, le fameux Nadir-Chah, en 1747, le mit en possession du trone de Perse, dont il fut renversé au bout d’un an, par son propre frére Ibrahim, qui lui fit crever les yeux.
ADEL, vaste étendue de pays sur la céte orientale @ Afrique, le long de la mer Rouge, depuis la fronti¢re de PAbyssinie jusquw’au cap Guardafui. Ce pays, peu connu et peu fréquenté par les étrangers, est habité par des tribus arabes qui subsistent de leurs troupeaux et qui font commerce de poudre d’or, d'ivoire, de miel, de cire. Sa eapitale, Zéila, ou réside un roi mahométan, et Berbera, port de mer, dont les Anglais ont pris possession, sont les seules villes que l’on connaisse sur cette cote.
ADELAAR. Voyez SiveRTsEN.
ADELAIDE (Madame de Francs), fille ainée de Louis XV et tante de Louis XVI, naquit a Versailles, le 5 mai 1732. Au milieu d’une cour corrompue, elle sut conserver une pureté de mceurs irréprochable et se concilier tous les cceurs par ses vertus et son affabilifé. Sous Louis XV elle resta complétement étrangére a toutes les intrigues qui s’agitaient sous ses yeux. Sous le régne de son neveu elle ne crut pas davantage devoir se méler d’affaires politiques. Cependant, douée dun jugement sain, dun esprit droit, qui ne la trompait jamais, elle ne put se laisser abuser par les illusions de Calonne, et pour une fois elle fit céder sa timidité naturelle au besoin de combattre les plans de ce ministre, qui trompait le roi en se trompant lui-méme, et poussait la monarchie vers sa ruine. Ses sages conseils ne furent point écoutés, et bientot la révolution éclata. Effrayée des troubles qui agitaient le royaume, elle obtint du roi la permission de se rendre 4 Rome avec sa sceur, madame Victoire, et toutes deux quitterent Paris le 19 février 1791. Iles furent arrétées 4 Moret; mais, apres quelques hésitaions, l’Assemblée nationale, qui commencait a devenir ute-puissante, donna les ordres nécessaires pour qu’on
leur rendit la liberté. Arrivées 4 Rome, elles y recurent l’accueil le plus honorable, et pendant quelques années elles purent godter dans cette ville le bonheur d’étre A Vabri de la proscription qui frappait leur famille. Mais en 1799 Rapproche des armées frangaises les contraignit de quitter l’Italie. Elles se réfugiérent successivement dans le royaume de Naples, dans Vile de Corfou, et enfin a Trieste. Cette vie errante, pleine de dangers et de fatigues, ne pouvait qu’étre funeste & deux femmes accablées déja par tant de chagrins. Madame Victoire succomba la premiére; madame Adélaide ne survécut que neuf mois 4 une sceur qu’elle avait toujours tendrement chérie. Elle mourut dans les premiers mois de Pannée 1800, a Page de soixante-sept ans.
ADELAIDE (Madame), princesse d’Orléans. Euckne- Louise-ADELAIDE, fille de Louis-Philippe-Joseph, duc d’ Orléans, et de Louise-Marie-Adélaide de Bourbon-Penthiévre, naquit a Paris, le 23 aotit 1777. Comme son frére, elle fut élevée par madame de Genlis. La révolution saisit, pour ainsi dire, cette princesse au sortir de l’enfance; mais son caractére énergique et résolu devait Vaider 4 supporter avec courage les vicissitudes que la fortune lui réservyait. Sortie de France en 1791 pour se rendre en Angleterre, elle en revint trop tard pour ne pas étre portée sur les listes de lémigration. Son pére ’envoya alors 4 Tournai, pour satisfaire a la loi, auprés du duc de Chartres, son frere ainé, qui commandait alors une des divisions de l’armée républicaine. Forcé de fuir par suite d’un décret darrestation qui venait d’étre porté contre lui, le duc fit conduire sa sceur aux avant-postes autrichiens, ol ils se séparérent. Mademoiselle d’Orléans rejoignit son frére 4 Schaffhouse, oti elle se vit en butte a une tentative d’assassinat de la part de certains émigrés, Elle se retira alors avec madame de Genlis au couvent de Sainte-Claire, qu’elle quitta bientét pour se rendre a Fribourg, qu’habitait la princesse de Conti; mais le nom d’Orléans était alors Vobjet de tant d’aversion dans Vémigration que la princesse n’osa point recevoir sa niéce chez elle; elle la fit entrer dans un couvent, jusqu’au jour ou elles partirent ensemble pour la Baviére. Mademoiselle d’Orléans resta huit ans avec sa tante , et se rendit en 1802 auprés de sa mére, qui habitait Figuiéres en Catalogne. Au bombardement de cette ville par les Francais, la duchesse et sa fille s’embarquérent pour Malte, ou elles comptaient retrouver le duc d’Orléans. Mais le prince venait de partir lorsqu’elles arrivérent, et ce ne fut que l’année suivante, a Portsmouth, qu’ils purent se rejoindre. Mademoiselle Adélaide se fixa ensuite a Palerme, aprés le mariage de son frére avec la fille du roi des Deux-Siciles. Depuis lors elle ne quitta plus son frére ; elle vécut auprés de luien Sicilejusqu’au retour de Louis XVIII, époque ou elle revint en France avec toute sa famille. Pendant les Cent-jours elle le suivit également a Twickenham, ov il se tint tout a fait éloigné des affaires; enfin elle rentra en France en 1817.
Mademoiselle d’Orléans prit une part active aux événements qui préparérent l’élévation du roi Louis-Philippe au tréne. Durantles derniéres années du régne de Charles X, ses opinions bien arrétées sur les projets contre-révolutionnaires de la cour n’étaient un mystére pour personne. L’influence incontestable qu’elle ne cessa d’exercer sur Vesprit de son frérea fait souvent méler son nom aWhistoire de cette époque. Le 29 juillet 1830 elle recut 4 Neuilly la visite de M. Thiers, qui venait offrir le pouvoir au prince; elle se chargea de vaincre les répugnances du duc d@’Orléans, et promit duser de son crédit pour le décider & une prompte acceptation. Depuis ces événements aucun fait mémorable ne marqua dans la vie de madame Adélaide; mais la voix publique lui attribuait une grande et salutaire influence sur esprit du vieux roi, dont elle semblait seule pouvoir tempérer Vobstination , et qui la consultait souvent. Toujours est-il que, par une coincidence {range , & peine s’étaitil écoulé deux mois depuis que la mort Vayait enlevée aux
conseils du roi, que Vopinidtreté de Louis-Philippe dans une question de réforme parlementaire lui codtait un tréne, et le reavoyait sur la terred’exil pour y mourir bient6t aprés. Madame Adélaide était morte le 31 décembre 1847, d’une hypertrophie du ceeur, laissant sa grande fortune a ses neveux.
Le décret de janvier 1852 a dd respecter cette donation.
Suivant Jouy, « la nature avait doué cette princesse d’une
force d’ame, d’une énergie de caractére a l’épreuve de l’une
et autre fortune, et d’une extréme modestie qui la dérobait
a Péclat des qualités brillantes dont elle était pourvue. » Z.
ADELAIDE ( Louise-Tatrise-Carorine-AmMeie), reine d’ Angleterre, fille de Georges-Frédéric-Charles, duc de Saxe- Meiningen, et de la princesse Louise-Eléonore d’Hohenlohe- Langenburg, naquit le 13 aodt 1792. Elle montra dés son
enfance un caractére studieux et réservé et donna tout son temps a des ceuvres de bienfaisance. Ses estimables qualités attirérent l’attention de la reine Charlotte, femme de Georges III, et lorsqu’il fut question de marier le duc de Clarence, troisiéme fils du roi, elle proposa la princesse Adélaide comme digne de cette alliance. Leur union fut célébrée a Kew, le 11 juillet 1818. Deux fausses couches affaiblirent la princesse; enfin elJe donna le jour a une fille, qui mourut subitement trois mois aprés, Le 26 juin 1830 elle devint reine d’Angleterre. Dans cette haute position, elle s’attacha a réformer le personnel de la cour, et elle y parvint en partie. Lors de Vagitation pour la réforme parlementaire, Vopinion publique l’accusa de couvrir de son influence les résistances au yoeu populaire. Sa conduite privée fut toujours du moins exempte de tout reproche. Aprés un régne de sept ans elle rentra dans sa retraite de Bushy-Park , qu’elle n’avait quittée qu’a regret : Guil- Jaume 1V était mort. Le parlement avait voté dés 1831 un douaire de cent mille livres sterling 4 sa veuve. Elle est morte le 2 décembre 1849.
ADELAIDE, ville de lAustralie, sur le golfe de Saint-Vincent, chef-lieu de la colonie anglaise de l’Australie méridionale, Elle a pris son nom de la reine Adélaide, femme de Guillaume IV. La contrée ot elle est située est montagneuse et boisée. En 1817 des déportés évadés y fondérent une sorte de campement qui n’edt qu’une courte durée. Une tentative sérieuse de colonisation eut lieu vingt ans plus fard; mais les émigrants, débarqués le 27 juillet 1836, ne s’établirent définitivement a Adélaide qu’au mois de mars 1837. La découverte des mines d’or, de cuivre, de plomb et d’éfain donna en peu de temps a la ville naissante une extension considérable. Aujourd’hui c’est une des grandes cités de l’Australie; elle est bien batie, percée de rues larges ef droites, éclairées au gaz, et pourvue de jardins publics , d’égouts et de fontaines. Sa population dépasse 60,000 ames. La riviére Torrens la divise en deux parties, dont la plus comm ercante est celle du sud. Située 4 10 kilométres de la mer elle communique par un chemin de fer avec son port, quia été déclaré france en 1845. Adélaide est Ventrepét des mines qu’on exploite dans le pays, ef d’un commerce de laine, cuir, bestiaux , salaisons, etc. — Le comtlé d@Adélaide renfermait, en 1871, 65,593 habitants. P. Lousy.
ADELIE, terre inabordable, découverte dans la mer Australe, prés du pole antarctique, par Dumont d’Urville, en 1840, vers 66° de latitude méridionale et 138° de longi- {ude orientale, et sur laquelle cet amiral plagait le pdle magnétique. Jl la nomma ainsi du prénom de madame Dumont d’Urville.
ADELON (Nicotas-Pampert), professeur a la Faculté de Médecine de Paris, membre de la Légion d’honneur, est né a Dijon, le 20 aodt 1782. Il avait déja publié une Analyse @un cours du docteur Gall, ou Anatomie physiologique du cerveau d’apres son systéme (1 vol, in-8°, sans nom auteur), iorsqu’il fut recu docteur en médecine, en 1809, apres avoir soutenu une these sur les Jonctions de la peau.