HORLOGE — HORN
d’un choc léger, rapide, répété cinq ou six fois, et qne la syllabe £ac, prononcée en même nombre, reproduit assez fidèlement. C’est principalement dans les maisons dont la construction est de vieille date, dans les chambres boïsées et lambrissées, qu’on entend le bruit que nous signälons, et qui impatiente souvent par sa monotonie. Plusieurs personnes l'attribuent aux araignées, mais à tort : selon l’opinion la plus plausible, il est causé par de petits insectes appelés vrilletles, parce qu'ils creusent dans les meubles et les boiseries des trous analogues à ceux formés par des vrilles, qu’on nomme vulgairement érous de vers, et dont s'échappe une poussière blanche, qui est un détritus du bois. Ces insectes font, dit-on, entendre du bruit afin de s'appeler au temps de leurs amours. Cette cause, propre à éveiller dans l'imagination des idées riantes, en a cependant engendré de bien contraires : on a préféré y voir une allusion au travail des vers dont nous sommes destinés à devenir la pâture dans le sépulere, et de là provient ce nom d'horloge de la mort, qui excite la curiosité. Les uns citent ce son comme un avertissement de la fin inévitable qui nous attend , et le font servir de texte à des moralités banales; d’autres lui accordent une siguification plus funèbre : il est, dit-on, pour celui qui l'entend, le présage d’une mort prochaine. Dès lors il devient le sujet de ces terreurs dont on se plait à effrayer les enfants, ainsi que les adultes qui leur ressemblent par le défaut de raison. C’est un de ces contes dont il est nécessaire de montrer l’absurdité, parce qu’ils ne sont pas sans danger. D" CHARBONNIER.
HORMAYR (Joserx, baron D’), historien allemand, né à Inspruck, en 1781, joua un rôle lors de l’insurrection du Tyrol sous les ordres d'André Hofer, en 1809; insurrection à laquelle ne contribuèrent pas peu ses énergiques proclamations, et pendant laquelle la direction des affaires administratives dans les contrées insurgées lui fut confiée. En 1815, l'empereur d’Autriche le nomma historiographe de l'Empire et de la maison impériale. Mais en 1828 il passa au service de la Bavière , et de 1832 à 1846 fut ministre résident de Bavière, d'abord à Hanovre, puis auprès des villes anséatiques. Il remplissait depuis 1846 les fonctions de directeur des archives, à Munich, quand il mourut dans cette ville, le 5 novembre 1848. On a de lui des Essais critiques et diplomatiques sun l’histoire du Tyrol au moyen âge (1802); une Histoire du comté-princier de Tyrol (1806); Le Plularque Autrichien, ou vies et portraits de tous les souverains qui ont régné en Autriche (20 vol., 1807-1820); une Histoire de la ville de Vienne (1823) ; une Histoire générale de l’Europe depuis la mort de Frédéric le Grand (3 vol., 1817-1819 ) ; des Tableaux de la Guerre de l'Indépendance (9 vol., 1823-1825), ouvrage des plusintéressants, mais qui a soulevé de nombreuses critiques ; une Histoire d'André Hofer (1817), complétement refondue en 2 volumes, sous le titre de Le Tyrol e: la guerre du Tyrol en 1809 (1846), etc., etc.
HORMISDAS. Voyez PERSE.
HORMOUS ou ORMUZD. Voyez AHRIMANE.
HORN , ville de Hollande, Voyez Hoonn.
HORN (Cap). Quand Magellan eut bien müûri son proj& de mettre en communication les deux océans qui baïgnent les côtes del’Amérique, il descendit vers le sud, en côtoyant les plages encore inexplorées de la partie méridionale du Nouveau-Monde. Arrivé au-delà du 50° degré dé latitude, les terres de la Patagonie s'ouvrirent devant lui ; il parcourut un long et tortueux détroit, semé d'ilots et de récifs, accidenté de mille promontoires, où la brise se heurte et varie sans cesse, souvent balayé par des coups de vent et agité par les courants que les marées de deux grandes mers y apportent. C'est un passage dangereux, et pourtant pendant près d’un siècle il servit de grande route au commerce de la mer du Sud et aux pirates de toutes les nalions que l'or du Pérou appelait aux trousses des Espagnols; car on croyait que les âpres rochers de la Terre-de-Feu , couverts de neige, et parfois vomissant des flammes et de la fumée