HOTEL-DIEU — HOTTENTOTS
demeurent dans les hôtels du quartier Latin. Les hôtels jofgnent souvent à leur industrie des tables d’hôte. Dans quelques quartiers populeux, des logeurs réunissent des ouvriers dans des chambres à plusieurs lits; ailleurs des malheureux s’entassent sur la paille de grands dortoires sans séparations. Enfin, dans ces derniers temps, Parisa vu s'élever, à l'instar de plusieurs villes étrangères, de grands hôtels où une immense population pourra se réunir dans le plus doux confortable. HOTELLERIE. Voyez AuBerce et HOTEL GARNI.
HOTTENTOTS. C'est le nom que, à l’origine, les Hollandais imposèrent aux habitants aborigènes de l’extrémité méridionale de PAfrique, qui s'appellent eux-mêmes Anagoua ou Qouaqoua, et qui tous ensemble forment une race isolée, complétement distincte des autres peuples du continent africain par leur langue et par leur constitution physique. Cette race se partage en quatre tribus principales : les Hottentots dits coloniaux ou, à proprement parler, les Qouaqgouas du Cap; les Koranos, appelés aussi Koras ou Kora-Agouas (c’est-à-dire homes de Kora); les Namas ou Namagouas et les Saas ou Boschimans. Leur teint olivâtre-sale, leur front déprimé, la forme de leur visage rendue presque carrée par des pommettes en général larges et extrêmement saillantes, leurs lèvres épaisses, leur nez écrasé placé entre deux yeux très-petits, enfin l'exiguité de leur taille, font des Hottentots une race fort laide. Les traits du visage de la plupart des individus, notamment des plus âgés, ont quelque chose de repoussant et qui tient même de la nature du singe, à cause de la forte saillie que fait la bouche. Les ÆKoranas seuls diffèrent des autres, par une plus haute stature, par la vigueur de leur orps, par des yeux vifs, des visages mieux conformés et aussi par plus d’intelligence. Leur langue, qui manque de presque tous les éléments de formation et d’inflexion, pos- -sède une foule de sons gutturaux fortement aspirés, sortant de la cavité pectorale rapidement et d’une voix enrouée, et aussi de sons d’une nature toute particulière, tenant du claquement; aussi l’a-t-on souvent comparée à la langue que parlent les goîtreux des Alpes, ou encore avec le cri du dindon et autres volatiles de ce genre. Les Hottentots pur sang ne se trouvent que dans la contrée dite Orange-River- Sovereignty, la partie la plus septentrionale de ces contrées, qui n’a été que tout récemment incorporée à la colonie du Cap. En effet, ce qu’on appelle les Hottentots coloniaux, c’est-à-dire ceux qui habitent en deçà des limites de l’ancienne colonie hollandaise du Cap, qu'un acte publié en 1828, par le gouverneur Burk, a légalement assimilés aux blancs, se sont mélangés avec des Européens, des Cafres, peut-être bien encore avec des nègres et d’autres émigrants ; aussi leur langue est-elle devenue une espèce de patois composé de mots hottentots, hollandais et cafres. Quoique mal propres et extrêmement adonnés à l’ivrognerie et légers, comme ce sont au total de bonnes gens, bien complaisants et généralement honnêtes, les cultivateurs et les paysans du Cap les prennent volontiers à leur service en qualité de bergers ou de charretiers. Leur nombre s'élève à environ 5,000. Du mélange des Européens avec les femmes hottentotes est provenue une race particulière, les Bastards, appelés aussi Grigouas, qui l'emporte infiniment sur les Hottentots proprement dits sous le rapport du développepement physique et qui montre beaucoup de dispositions pour les arts de la vie civilisée. Ils forment une population particulière, qui avec le temps en est arrivée à présenter un total d'environ 20,000 têtes, dont les premiers membres avaient été, dans le cours du siècle dernier, s'établir au nord, où ils vivent de la vie nomade dans les savannes situées entre Nou-Garip et Kay-Garip, ou bien qui ont constitué de petits États avec quelques points centraux, tels que Philippopolis et Plaatberg, et qui pratiquent l'agriculture, Une troupe compacte de ces Bastards,, chrétiens pour la plupart, et forte d'environ 6,000 individus, fut établie en 1829 par le gouvernement sur les bords du Katriver, où elle forme
vince vont encore plus au centre de la ville; les étudiants | une petite colonie, qui a parfaitement réussi, car aujourd’hui