HOUDETOT — HOUILLE
conserva longleimps une santé vigoureuse, et après avoir afteint sa quatre-vingt-huitième année, il mourut le 16 juil. let 1828. DUCHESNE aîné,
HOUE, outil dont on se sert pour labourer les vignes et généralement les terres inaccessibles à Ja charrue. Elle se compose d'un manche moins long que celui de la bêche, au bout duquel s'adapte à angle droit un fer plus ou moins élargi et recourbé. « Le travail de la houe, dit M. de Gasparin, n’a pas la même perfection que celui de labéche. L’instrument enfoncé en terre, l’ouvrier tire la motte à lui et l’étale sous ses pieds. Elle n’est pas retournée, elle n’est que déplacée ; on n’expose donc pas sa partie inférieure à l’action de l'air, comme par le bêchage régulier, »
Le savant agronome que nous venons de citer regarde comme des variétés de la houe : le pic, dont la pointe est destinée à opérer dans les terres caillouteuses et dures ; la pioche, dont le fer plus élargi convient aux terres durcies, mais non pierreuses ; la {ournée, qui offre la réunion du pic et de la pioche en un seul outil; lécobue, la binette et la serfouelle. Le houe des jardiniers, plus largeque celle des laboureurs, leur sert à détruire les mauvaises. herbes en râclant le terrain.
HOUL. Voyez Cou.
HOUILLE, combustible fossile, charbonneux, compacte, d’un noir luisant : on le nomme aussi charbon de terre. Sa cassure est lisse, et ses fragments affectent la figure rectangulaire. On ne peut méconnaître son origine végétale; car on y rencontre fréquemment des empreintes et des débris de plantes dont plusieurs appartiennent à des espèces qu’on ne trouve plus sur la terre. D’autres combustiles sont mêlés aux houilles en quantités extrêmement variables : ce sont des bitumes, des sulfures de fer, du soufre, quelques combinaisons de phosphore. On ne les trouve jamais associés. aux lignites et aux tourbes. Les terrains qui les recèlent sont de formation dite secondaire : on en chercherait vainement dans les granits et autres roches primitives, ou dans les couches le plus récemment consolidées; les matières pierreuses qui lesenveloppent sont des schistes, des grès, des calcaires non marins. Leurs affleurements viennent jusqu’à la surface du sol et les indiquent aux mineurs; mais. leurs dépôts les plus étendus sont quelquefois à une grande: profondeur, inaccessibles aux travaux de l'homme : comment de tels amas de matières végétales ont-ils pu être amenés de la surface de la terre jusqu'aux lieux où ils sont actuellement? A quelle époque faut-il rapporter ces déplace-ments? Dans ces questions, on retrouve encore en présence les partisans des eaux et ceux du feu central. Ilest certain que le bois soumis à une forte pression et à une frès-haute température prend tousles caractères extérieurs de la houille, et se montre pourvu de toutes les propriétés de ce fossile ; il ne l'est pas moins que les mêmes substances ligneuses se rapprochent aussi de l’état de la houille à mesure qu’elles ont été enfouies à une plus grande profondeur, et que leur séjour dans l’intérieur de la terre a duré plus longtemps. L'examen des différentes sortes de lignites et des lieux d’où ils sont extraits ne permet pas de douter qu’à laide du temps ces lignites auraient été transformés en houille. Cependant, comme les amas de ce combustible que nous exploitons aujourd’hui n’ont été formés que par une seule voie, en même temps que l'enveloppe pierreuse dont ils sont revêtus, abandonnons ces recherches, qui ne peuvent nous procurer de véritables connaissances, et voyons quels sont les emplo:s de la houille. è
Suivant la quantité de bitume contenu dans les houilles, elles sont plus ou moins propres à différents usages. Pour l'économie domestique, on recherche celles qui brûlent avec flamme, et celles-là sont tellement bitumineuses, qu’on en extrait cette substance pour remplacer le go u dron. La houille ainsi carbonisée est le co Æe (cook des Anglais), matière qui remplace le charbon de bois, mais avec désavantage, parce qu'elle brûle plus difficilement el n est pas-