‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 129 sur 522 · ALES · texte numérisé non relu

ALES

HUILE DE GABIAN, HUILE DE PÉTROLE. Voyez PÉTROLE.

HUILE DE PALME, produit du cocotier du Brésil. Pour l’extraire, on écrase grossièrement l’amande;, ou on la moud au moulin. On fait ensuite macérer dans l’eau chaude jusqu’à ce que toute l'huile s’en soit séparée et soit venue à la surface de l’eau, où elle se rassemble et se concrète par le refroidissement ; plus tard, on la purifie par le lavage à l’eau chaude. L'huile de palme est d’une odeur agréable, qui se rapproche beaucoup de celle de la violette ou de l'iris de Florence. Sa saveur est douce, légèrement sucrée. Sa consistance à la température ordinaire dans nos climats est celle du beurre, et elle est de couleur citrine; elle rancit beaucoup en vieillissant, perd son odeur agréable, et sa couleur jaune se change en blanc sale. On la trouve fréquemment sophistiquée avec du saimdoux coloré par le curcumna, et aromatisée avec la racine d’iris de Florence.

PELOUZE père.

D’autres attribuent la production de l'huile de palme à l'elæis guineensis. Peut-être le nom s’applique-t-il à deux substances extraites de végétaux d'fférents.

L'huile de palme entre dans la composition du baume nerval. Jadis elle faisait la base de l’'emplâtre de diapalme ; mais on lui a substitué l’axonge.

HUILE DE POISSON. Voyez Poisson.

HUILE DE VITRIOL.!I Voyez SuLruriQue (Acide \

* HUILE GRASSE, synonyme d'huile fixe.

* Les peintres appliquent particulièrement le nom d’Auile grasse à celle qu'ils mêlent à leurs couleurs pour les faire sécher. On l’obtient en faisant bouillir ensemble une huile siccative, celle de noix ou de lin, et de la litharge; ce qui suenage après avoir laissé reposer la liqueur est l'huile grasse des peintres. s

HUILE OMPHACINE. Voyez Huux.

HUILE VIERGE, Voyez HuILe.

HUILES (Saintes). Chez les Hébreux , on considérait comme un symbole de consécration et comme un signe de guérison spirituelle, de la grâce divine et de ses opérations dans nos âmes, l’action de répandre sur quelqu'un, ou sur quelque chose, une huile odoriférante : ainsi, on lit dans la Genèse : « Jacob... prit Ja pierre qu’il avait mise sous sa tête, et l’érigea comme un monument, répandant de l’huile dessus.» Moïse, d’après l’ordre de Dieu, avait composé, pour consacrer les vaseset les instruments liturgiques des Juifs, une huile d’onction, où entraïent, en parties inégales, de la myrrhe, du cinnamome, de la canne aromatique, de la cannelle et de l'huile d'olive. « Vous ferez de tout cela, dit Dieu à Moïse (ÆExode, ch. XXX ), une huile sainte, pour servir aux onctions du tabernacle du témoignage, de l'arche du testament, de la table avec ses vases, du chandelier et de ses accessoires, de l’autel des parfums, de celui des holocaustes, du bassin avec sa base de tout ce qui est, enfin, nécessaire au culte. Vous sanctifierez ainsi toutes ces choses ; elles deviendront sacrées; etquiconque y touchera, sera sanctifié. » Cette huile d'onction fut perdue dans la destruction du premier temple bâti par Salomon.

L'Église catholique a cru devoir conserver l’usage d’oindre d’huile les personnes, pour leur donner un caractère sacré. Aux évêques seuls appartient le droit de consacrer, le ieudi saint, celle qu’elle emploie pour le saint chrême et l'extréme-onction. Le saint chrême sert à plusieurs sacrements, au Baptème, à la Confirmation, à l'Ordination, ou aux sacres. Celui dont on oint la poitrine et les épaules sur les fonts baptismaux s'appelle Auile des caléchumènes. Celui de l'extrème-onction prend le nom dhuile des malades. Tous ensemble sont connus dans l’Église catholique sous la dénomination de saintes huiles. Dans l'Église grecque les huiles saintes désignent notre sacrement de l’extrême-onction.

HUIS CLOS, expression qui sigmifie porte fermée. On dit qu’une affaire est jugée à huis clos lorsqu'elle l’est en l'absence du public. Autrefois en France les cours prévo-

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