HULL
HULANS ; HOULANS, OULANS, où UHLANS , cavalerie légère, qui, venue d'Asie, s’introduisit dans le nord de l'Europe avec les premières colonies tatares qui s’établirent en Pologne et en Lithuanie. Leur nom paraît dériver de celui d’un de leurs premiers chefs. Les souverains des deux royaumes où ils se réfugièrent crurent devoir, pour se les attacher, leur accorder de grands priviléges. Leurs polks, ou. régiments, étaient montés sur des chevaux tatars, légers, élégants , infatigables. Les cavaliers faisaient le même service et combattaient à peu près de la même manière queles bhussards;mais, outre le sabre et les pistolets, ils avaient une lance, de { mètre 65 à 2 mètres, surmontée d’une petite flamme en taffetas versicoloré, destinée à effrayer les chevaux ennemis. Cette arme, comme celle de nos lanciers actuels, était assujettie au moyen d’une bandoulière. L’uniforme des premiers hulans consistait en une culotte à la turque, montant au-dessus des hanches, et descendant jusqu’à la cheville; en une veste courte, recouverte d’une simarre à l’ottomane, à petits parements, tombant jusqu’au gras de la jambe ; enfin, en un vieux bonnet polonais, connu sous le nom de kurtka. La couleur de l'uniforme et des flammes était rouge, verte, jaune chamoïis, ou bleu de ciel, selon les polks.
Les Autrichiens et les Prussiens furent les premiers à emprunter cette cavalerie aux Polonais. Seulement ils substituèrent le czapska ou chapska, avec aigrette en crin, au Æurtka, et la flamme aux couleurs nationales à la flamme de fantaisie. En 1734 le maréchal de Saxe essaya d'’introduire cette arme en France, et en forma un polk de 1,000 hommes, auquel il mêla une moitié de dragons. Ce corps ne survécut pas à son créateur. Les hulans français portaient la simarre et la culotte verte, les bottes à la hongroise et un casque sans visière, garni d’un turban, d’où s’échappait une queue en crins de couleur. Ils étaient armés d’un sabre, d’un seul pistolet, et d’une lance de près de 3 mètres.
Aujourd’hui la Russie, la Prusse et l’Autriche sont les seules puissances du Nord qui aient encore des hulans. La Russie recrute les siens dans la Volhynie, la Lithuame et la Pologne; l'Autriche, dans la Gailicie; la Prusse, un peu partout.
HULL ou KINGSTON UPON HULL, ville maritime de l'East-Riding du comté d’York, à l'embouchure de la rivière de Hull dans l’'Humber, qui forme ici un bras de la mer du Nord, large de près de 5 kilomètres. Elle possède un port fortifié, muni de deux phares; et après Londres, Liverpool et Bristol, c'est la ville de commerce la plus importante qu'il y ait en Angleterre. C'est aussi son principal port sur sa côte nord-est, le grand centre du commerce qne l'Angleterre fait avec le nord del’Europe, avec Hambourg, Brême, le Danemark, la Norvège et la Suède, la Prusse, la Russie, la Hollande et la Belgique pour l'exportation tant des produits des fabriques de la ville même que de ceux des manufactures des comtés d’York, de Lancaster, de Nottingham, etc. On y fait aussi des affaires considérables avec le midi de Europe et avec l'Amérique. Des canaux, des chemins de fer, des rivière facilitent les relations du commerce extérieur avec les villes d'York, de Leeds, de Sheffield, de Manchester, de Liverpool, de Nottingham, de Lincoln, de Londres etde Bristol. Son commerce maritime n’est pas moins favorisé par son heureuse situation sur l’Humber, près duquel on a construit huit docks immenses, avec des berges en pierre et des magasins pour les marchandises, et comprenant avec leur bassin un espace de 40 acres,
Le mouvement de la navigation y est des plus actifs, et la Hull-Steam-Packet Company n'y contribue pas peu avec ses nombreux paquebots à vapeur. En 1848 il entra dans le port et les docks de Hull 2,557 navires, anglais pour la moitié, jaugeant 450,568 tonneaux. En 1861 on en complail 6,752, jau geant 1,591,750 lonneaux. Les droits de douane de ce port produisent par an 6 à 7 millions de fr,
Les principaux articles d'exportation sont les cotonnades,
les lainages, les ob ets en fer et en acier, las grains, et les