‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 139 sur 522 · HUMOUR — HUNE · texte numérisé non relu

HUMOUR — HUNE

soixante-dix ans. Pepin, qui avait fait assaseiner Waäiire; | (

penéant une heure avec tant de charme et de puérilité äla fois sur sa mort, offrent des exemples humoristiques trés-

: le livre entier de Sterne, comprenant l'histoire de ion

, et qui au sixième volume n'a pas encore fait

un D: jaquette à son héros, compte parmi les plus eux produits de l'imagination anglaise, Presque tous les ans paraissent des ouvrages du même ordre, plus ou oins médiocres, Les heureux, ceux qui touchent le but

ent une estime considérable, et se placent au rang |

premiers écrivains.

Allemands nous semblent avoir exagéré un peu cette manière, et nous ne pardonnons pas au spirituel et imnense Jean-Paul lorsqu'il fait jouer à la balle les planètes et Vénus, et qu'il montre le Soleil montant en chaire pour haranguer ses satellites ; mais les narrations naîves et fouchantes, les inventions ingénieuses et extraordinaires sont empreintes sur toutes les pages de cet humoriste. Heine, dont la malice est plus piquante, nous semble aujourd’hui le plus remarquable des humoristes allemands, dont l'école est nombreuse. Les Anglais, en perdant Lamb, ont perdu le dernier fleuron de cette couronne humoristique. Quand lord Byron, s’adressant à l'homme en général, et voulant comprendre sous une même indication la bizarrérie de ses joies et de ses douleurs, l’a comparé à un pen-

dule qui oscille entre le sourire et les larmes :

Mao, thou, pendulurm between à smile aod à tecr,

il à donné la définition la plus complète et la plus précise d'une tournure d'esprit singulière qui caractérise surtout les horomes de son pays. Philarète Cnasres.

HUMUS. On nomme ainsi cette couche superficielle, composée pour la plus grande partie de matiéres organiques, qui, se formant continuellement à la surface de la terre, se mêle avec les molécules minérales qui constituent le 80), et

est la cause principale de la fécondité. Là où la culture n’a :

pas e pénétré, par exemple dans les foréls vierges du Nouveau-Monde, l'humus 8e trouve souvent accumulé en couches d’une énorme épaisseur. Ailleurs la superficie de La terre s’en enrichit continuellement par alluvions ou par les débris organiques contenus dans les eaux stagnantes. Les rives du Nil en Égypte, les parties basses du Danube et de la Theïiss en Hongrie, les bot{oms des rives du Mississipi, de Ohio et du Missouri, la ceinture formée par le Marañon, l'Orénoque et la Plata, où se montre la végétation la plus gigantesque, en général les pays de marais ou de marches

des lieux où l’on rencontre accumulées de grandes masses d'humus, de même que les tourbières et les marécages qui remplacent aujourd’hui en Europe et dans d’autres régions d'anciens lacs, étangs et marais. Plus une terre est fé-

* conde et riche, et plus elle contient d'humus : ce qui im-

plique toujours l'existence d’une rivale et luxuriante végétation. C’est par ce motif que le cultivateur, en charriant

du fumier sur son champ, y renouvelle constamment la |

somme d’hurus en même temps que la puissance de production. Dans ces derniers temps quelques chimistes ont prétendu contester l’importance du rôle joué par l'humus dans la nutrilion des plantes; mais leurs objections ont été

d'autant moins accueillies qu’elles étaient en opposition di- |

recte avec les faits positifs résultant d’expériences de plusieurs siècles.

famille des Mérovingiens, succéda à son père Eudes en Pan

735, etne tarda pas à essayer de secouer le joug du vasse- | lage que Charles Martel et ses fils lui avaient imposé. 11 |

contracta à cet effet alliance avec Odilon, duc de Bavière ; mais , trahi dans cette lutte par son frère, il lui fit crever les yeux. Puis, se voyant sur le point de tomber au pouvoir de Pepin et de Carloman, il abdiqua en faveur de son fils Waïfre, auquel le vainqueur n'avait point de reproches à

faire, et alla s'ensevelir dans un monastère de l'ile de Ré, d’où il ne sortit que vingt-trois ans après, ägé alors de

ant vens à mourir, Hunald abandonna le froc, ét, pour venger la mort de s0n fils, appela ses anciens sujéls à Vinsurrection, Charlemagne réussit à comprimer ce 100uverment, qui prit un instant des proportions menaçantes ; €k il força Hunald à s'enfuir d’Aquitame pour aller desnander asile d'abord à Loup, duc de Gascogne, qui le trahit ét le livra à son ennemi. Mais il parvint à s'échapper À 6 réfugia n Male, auprès du pape, qui le recueillit en lui faisant prormetre de ne jamais s'éloigner du tombean des Apotres. Hunald, après avoir prété ce serment solennel, ne 1e sentit pas la force de résister à appel de Didier, roi des Lombards, lequel , dans #4 lutte contre Charlemagne, crut tirer bon parti de l'expérience du vieux proscrit. Tout deux ne tardérent pas à étre assiégés dans Pavie (en 744); t Hunald périt l'année suivante dans cette cité ou écrasé par la chute fortuite d’une tour, ou lapidé par les habitants; car les termes de la chronique latine se prétent à cette double interprétation. HUNDRED , mot anglo-sa10n ernployé pour désigner une circonscription politique et adrainistrative correspondant au gau des Germains. Les comtés ( shires) étaient divisés en plusieurs hundreds. Dans les anciennes chartes .e rot hundred | hundretum ou Hundreta) sert aussi à

| désigner V'assemblée des hommes libres résidant dans cette

circonscription.

HUNDSRÜCE, montagne de schiste calcaire, située dans les arrondissements de Coblentz et de Trèves de La province rhénane de Prusse, qu’entourent les quatre vallées

| du Rhin, de la Moselle, de la Saar et de la Nabe, vallées : fertiles, très-peuplées et où on cultive la vigne, Haute den-

viron 509 mêtres, et en majeure partie couverte d’épaisees qoréts, elle consiste en deux groupes distincts, dont celui du nord-est forme le Hundsrück proprement dit, entre

! Kirn et Pacharach ; et celui du sud-ouest, le Hohenwald

ou Hochwald, dont une partie à nom Idarwald. Cette derniére partie, avee le Walderbsenkopf ét YIdarkopf, points culminants de trute la chaîne, s'étend en formant

| divers rameaux le long de la Moselle et de La Näbe, rétrécit

beaucoup le lit de ces rivières et est la cause des nombreux détours qu’elles décrivent. Les habitants du Hundsrück, corntue tous les montagnards, sont fiers de leur rude pays, et reviennent toujours avec bonheur de l'étranger dans

| leurs foyers. Quelques auteurs écrivent le nom de cette

montagne Hunsruck, et le font dériver d’une colonie de

| Huns, que l'empereur Gratien auraît, dit-on, établie dans qui avoisinent les côtes de la mer et le lit des fleuves sont

ces contrées, ou encore de Huns qui seraient venus y cher-

| cher um refuge après la défaite d’Attila. Ils appuient leur

opinion sur ce que dans cette contrée différents noms de lieux, tels que Hunoldstein, Hunenborn, Hunthein, ec., semblent rappeler le souvenir des Huns; mais ce west là qu’une hypothèse plus bizarre que fondée.

HUNE, HUNIER. Les anciens navires de la Méditerranée portaient , au sommet de leurs mäts, une espece de cage, ou gabie, servant de guérite, de vigie et de bastion au matelot. De là le nom de gabier donné à l'homme qui y montait la garde, nom qui s’est conservé jusqu’à nos jours. Cette guérite bastionnée suffisait aux bätiments qui uaviguaient presque toujours à la rame et ne portaient pas de voiles élevées. Mais les peuples maritimes de l'Océan, dont les navires de haut bord demandaient au vent uné force plus

| grande , eurent besoïn d’un appareil nouveau pour appuyer HUNALD ou HUNOLD, duc d'Aquitaine, issu de la

solidement les mäts supérieurs implantés sur les bas mäts ils élargirent la gabie des marins de la Méditerranée, et en firent une plate-forme assez large et assez forte pour serwir de point d’appui et d’arc-boutant aux haubans des mäts les plus hauts ; ils appelèrent une cette plate-forme; et ce mot, venu des peuplades du Nord, est resté dans la langue de la marine française. Les unes, pendant le combat, sont | garnies de pierriers et d’espingoles; les gabiers, armés de

fusils, font pleuvoir sur les ponts de l'ennemi une gréte de

balles et de grenades. Ces feux plongeants produisent d’ef-

froyables ravages quand on combat de prés ou qu'on ma-

nœuvre pour en venir à l’abordage. La hune est donc une plate-forme à peu près rectangulaire, percée d’un trou carré, nommé #rou du chat; la tête du bas mât la traverse et la domine de quelques décimètres ; le second mât élevé audessus est le md! de hune ; elle est maintenue contre le bas mât à l’aide de fortes pièces de bois, solidement chevillées. Sur ses bords sont pratiquées des ouvertures qui donnent passage aux haubans du mât de hune. L'ensemble de tous ces haubans du mât de hune et de la hune forme une pyramide quadrangulaire, dont la hune est la base et le mât de hune l'axe,

Le mât de hune porte une voile carrée, dont les deux extrémités inférieures, ou points, vont s’attacher aux deux bouts de la basse vergue, immédiatement au-dessous : cette voile est le hunier ; la vergue ou pièce de bois à laquelle on la fixe est la vergue de hune. Elle peut s'élever ou s’abaisser à volonté au moyen de cordes, car elle tient au mât par un eollier qui glisse facilement sur toute sa hauteur; ce collier est le racage. Le hunier est une voile de grande dimension. Quand le vent souffle avec force, l’action qu'il exerce sur la toile tendue pourrait dépasser la puissance de résistance des cordes, ou la limite de stabilité du navire. On a imaginé un moyen de soustraire, à volonté, une partie plus ou moins grande de cette voile au souffle du vent : on l’a partagée en plusieurs bandes horizontales, qu'on replie sur la vergue avec des cordes ou garcelles, qui passent à travers de petits œillets pratiqués dans la toile : ces bandes se nomment ris. Thcogène PAGE.

HUNEBOURG ( Comte pv’). Voyez CLARKE.

HUNIADE ou HUNIADES. Voyez Hunyap.

HELNINGUE, pelite ville de l'Alsace (département du Haut-Rhin',sur la rive gauche du Rhin, avec 1,844#habitants et un bureau de douanes, Cette ville avait été fortifiée par Vauban, Démantelée en partie à la paix de Ryswick, privée de son pont sur le Rhin en 1752, elle fut considérablement réduite en l'an V , après qu’une grande partie de l'armée y eut opéré son passage, lors de la belle et célèbre retraite de Moreau. Mais elle a été surtout illustrée par l’héroïque défense du général Barbanègre, en 1815. Ses fortifications furent détruites en 1816, en vertu du traité de Paris et sur les sollicitations de la ville de Bâle auprès des puissances coalisées. Elles n’ont pas été relevées depuis,

Le pelit Huningue, situé de l’autre côté du Rhin, est un bourg qui appartient à la Suisse.

HUNOLD. Voyez Hunazn.

HUNS. Peuple d’Asie, qui, après avoir vaincu les Alains, franchit avec eux le Don (le Tanaïs) en l'an 375, détruisit l'empire goth d’Ermanrich ( voyez Gorus), et se trouva de la sorte mêlé à l’histoire de l'Occident. Partagés en hordes nombreuses placées sous l'autorité de chefs indépendants les uns des autres, et entre lesquels Balamir est le premier dont il soit fait mention par l’histoire, les Huns habitèrent ensuite les vastes plaines qui s'étendent du Volga au Danube, où désormais leur nom remplaça celui des Scythes. Tous les auteurs sont d'accord pour nous les représenter comme fortement basanés et d’une laideur repoussante. Leurs mœurs étaient celles des autres peuples nomades de la haute Asie : ils paraissent cependant avoir été les plus féroces de tous. Toujours errants dans les montagnes et les forèts, ils traînaient à leur suite leurs troupeaux et leurs familles dans des chariots atelés de bœufs, qui leur servaient en route d'habitations. Leurs vêtements, qu’ils laissaient pourrir sur eux, étaient en peaux d'animaux ; ils portaient des braies ou espèces de pantalons en peaux de chèvre, et une chaussure informe qui ne leur permettait pas de marcher commodément; leur coiffure était une sorte de casque ou dé bonnet recourbé, Ils ne marchaient et ne combattaient qu'à cheval , se nourrissaient de racines crues et de chair invrtifiée sous la selle de leurs chevaux. Leurs armes étaient des javelots armés d'un os pointu, un cimeterre et un filet, dont ils se servaient pour embarrasser leurs ennemis. Ils cuisbattaient presque toujours débandés et sans ordre, at-

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