‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 142 sur 522 · HUNTINGDON — HUPPE · texte numérisé non relu

HUNTINGDON — HUPPE

Il naquit vers l’an 1493. Sigismond le nomma ban de la Valachie occidentale, fonctions qi lui fournirent l'occasion de se distinguer dans les guerres contre les Turcs. Plus tard l'empereur Albert II lui confia la voïvodie de Transylvanie. Après avoir contraint les Turcs, à la suite de diverses victoires, à conclure en 1440 une trève de dix ans avec la Hongrie, il remporta encore sur eux les plus brillants succès, en 1442, quand ils vinrent à rompre la trêve. A la mort de la reine Élisabeth (1443), ilse prononça en faveur du roi Ladislas ; et sonexemple fut si puissant sur les grands du royaume que ce prince ne farda point à être maître de la plus grande partie de la Hongrie. Comme général des armées de Ladislas, Hunyad força de nonveau les Turcs à souscrire, le 13 juin 1444 et à des conditions fort avantageuses pour la Hongrie, une trêve de dix ans. Ce fut Ladislas qui la viola; le 10 novembre 1444, il fut tué à la bataille de Varna. En conséquence, Hunyad administra la Hongrie pendant la minorité de Ladislas If, fils cadet d’Élisabeth , et repoussa victorieusement diverses tentatives d’invasion des Turcs. Au mois d'octobre 1448 il fut, il est vrai, entièrement défait et même fait prisonnier en Servie ; mais quand l’intercession des états lui eut fait obtenir sa liberté, il fit tout aussitôt ressentir les effets de sa vengeance aux despotes de Servie, jusqu’à ce que la paix eût été conclue en 1451 par les états. Ladislas IL, devenu majeur en 1453, ayant pris lui-même les rênes du gouvernement, Hunyad eut à soutenir une lutte des plus violentes contre l'un de ses ennemis personnels, le comte Cilley. Toutefois il maintint son ancien renom contre les Tures par son héroïque défense de Belgrade et par une audacieuse attaque tentée contre le camp turc, par suite de laquelle le sultan Mahomet fut contraint à la retraite.

Hunyad mourut à Semlin le 11 août 1456. Ii avait conçu le projet de chasser complétement les Turcs de l’Europe ; mais l'indifférence des puissances européennes et les menées jalouses de ses ennemis ne lui permirent pas de l’exécuter. Son fils aîné, Ladislas Hunyad, eut la tête tranchée à Ofen le 16 mars 1457 pour avoir, dans une querelle avec le comte Cilley, l'ennemi acharné de son père, tué un des domestiques de ce seigneur, Son fils cadet, Mathias Hunyad, monta sur le trône de Hongrie en 1458, et régna sous le nom de Mathias I*".

HUPPE, genre d'oiseaux de l’ordre des passereaux, dont on ne connaît que deux espèces, la Auppe d'Afrique (upupa cristatella, Vieill.), qui habite depuis Malimbe jusqu’au cap de Bonne-Espérance, et la Auppe-puput (upupa epops, Linné}), dont nous nous occuperons plus particulièrement parce qu'on la rencontre en Europe pendant le printemps et l'été. La huppe-puput est un oiseau de la grandeur d’un merle ou d’une grande grive : il a sur la tête une aigrette ou huppe composée de deux rangs de plumes égaux et parallèles entre eux. Cette aigrette commence au-dessus du bec et s'étend au-dessus de la tête en forme d’arc très-faiblement incliné. Chaque plume est terminée par une tache noire, excepté les dernières, et plusieurs en ont une blancheau-dessous de celle-ci. Toutes sont rousses, celles de la poitrine, du ventre et du cou d'un noisette clair; ses ailes sont transversalement rayées de brun. de blanc et de noir; son bec est noir et long de 45 millimètres ; ses jambes sont fort courtes, et ses ailes, loin de se terminer en pointe comme celles des autres oiseaux, vont en s’arrondissant. Les couleurs sont un peu plus vives chez le mâle que chez la femelle, Leur diversité fait de le huppe un oiseau remarquable; mais, comme elle ne chante pas, elle est peu recherchée, Cet oiseau ne fait effectivement que pousser plusieurs cris peu harmonieux, que rendent tant bien que mal les syllabes 24, 2, Aoup, houp. La huppe se plaît dans les lieux bas et humides, et dépose toujours son nid à une très-petite élévation , tantôt dans les fentes des rochers, tantôt dans les crevasses d'un mur, quelquefois dans les trous naturels des arbres (d’où lui vient le nom vulgaire de bécasse d'arbre). On a prétendu, Belon entre autres,

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