‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 153 sur 522 · HYDROGÈNE — HYDROGRAPHIE · texte numérisé non relu

HYDROGÈNE — HYDROGRAPHIE

renfermant plusieurs faisceaux de fil de fer; le métal s'unit ! spéciales, elle forme de ces divers éléments un tout con.

à l'oxygène, et l'hydrogène est mis en liberté. GAULTIER DE CLAUBRY.

L'hydrogène peut s'unir avec tous les métalloïdes excepté

le bore, et avec plusieurs métaux. Passons en revue les ! promtE) qu’il doit suivre pour se rendre d’un point à un

principales des nombreuses combinaisons binaires dans lesquelles il entre.

ou eau oxygénée. Ce dernier corps est un liquide peu stable, découvert en 1818 par M. Thénard. Incolore, inodore, il blanchit la langue en y produisant des picotements trèsvifs, sans cependant détruire l’épiderme. Il décolore le curcuma, et détruit en général, à la longue, les teintures végétales. Il coule dans l’eau comme du sirop, ets'y dissout aisément.

L'hydrogène forme avec le ques le fluor, le chlore, le brôme, l’iode, lesélénium, le tellure, les hydracides auxquels les chimistes ont donné les noms d'acides sulfhydrique, ftuorhydrique,chtorhydrique,bromhydrique, iodhydrique, sélenhydrique, tellurhydrique. Lecyanogène, quoique n'étant pas un corps simple, se comportant comme un métalloide, on peut ajouter à cette liste l'acide cyanhydrique ou prussique.

Les autres composés binaires de l'hydrogène sont des corps neutres. Ce sont un sulfure, un séléniure, un azoture (voyez AMMONIAQUE), deux phosphures, un grand nombre de carbures, etc. :

Le perphosphure d'hydrogène ou hydrogène phosphoré est un gaz incolore et d’une odeur alliacée. Au contact de l'air, il s’enflamme spontanément. C’est à son dégagement que l’on attribue les flammes connues sous les noms de feux follets.

Mais c’est surtout la classe des carbures d'hydrogène qui mérite l'attention du chimiste. Les produits de la distillation des matières animales en renferment toujours, et ils sont en proportions tellement variées que l'huile de colza en a donné neuf différents à M. Faraday. Plusieurs de ces composés, comme le gaz hydrogène protocarboné, le pétrole, lecaoutchouc,la térébenthine, etc., se produisent dans la nature. Le gaz hydrogène protocarboné ou gaz des marais est ainsi nommé parce qu’il existe dans la vase des marais ; pour le recueillir, il suffit de renverser au-dessus d'eaux stagnantes des flacons remplis d’eau :

i on agite la vase, le gaz se rend dans ces flacons en bulles nombreuses. Il est incolore, insipide, inodore. Mêlé à l'air atmosphérique, il donne naissance au mélange explosif connu des mineurs sous le nom de grisou. Le gaz hydrogène bicarboné est beaucoup plus rare dans la nature. On le prépare dans les laboratoires en chauffant une partie d’alcool avec quatre parties d’acide sulfurique. Ce gaz inodore, sans saveur, doué d’une légère odeur empyreumatique, brûle avec une belle flamme jaune tirant sur le blanc, On l'appelle encore gaz oléfiant, parce que soumis à l’action du chlore il donne naissance à un liquide huileux connu sous le nom de liqueur des Hollandais, et qui est un chlorure d’hydrogène bicarboné. Mélé avec d’autres carbures d'hydrogène, le gaz hydrogène bicarboné forme le gaz de l'éclairage; combiné avec l’eau, il donne lieu à l'alcool; il forme la base des divers éthers; etc.

Beaucoup de carbures d'hydrogène sont isomères : ainsi, parmi les huiles essentielles, qui sont de vrais carbures d'hydrogène, on peut citer l'huile de rose, l'essence de térébenthine, l'essence de citron et celle de valériane, qui ont toutes pour formule C 5H #,

HYDROGRAPHIE (de ÿèwp, eau, et ypépw , je décris), partie théorique de l’art de naviguer. L'hydrographie se compose de l’ensemble de toutes les connaissances nécessaires à la navigation hauturière, connaissances dont les principes sont du domaine de l'astronomie, des mathématiques et de la physique. Prenant à chacune de ces

sciences ce qui lui est nécessaire pour ses applications |

courant à un même but. Étant donné un bâtiment en pleine

mer, déterminer d’une manière certaine sa position sur le

globe; diriger un bâtiment dans la route (voyez Loxo

autre; telles sont les deux faces de l'important problèmes

| que doit se poser et résoudre à chaque instant le marin isolé L'hydrogène forme avec l'oxygène deux composés : le pro- |

toxyde d'hydrogène, ou eau, et le bioxyde d'hydrogène, |

sur un océan sans bornes et sans points de repère. En laïssant de côté tout ce qui ne touche qu’à la manœuvre , à la partie matérielle, la solution de ce problème peut être con

sidérée comme le principal objet de l’hydrographie.

Nous avons indiqué ailleurs la méthode dite estime, à l’aide de laquelle on peut effectuer quelques courtes traversées dans des parages n’offrant pas de dangers sérieux. Mais à combien d’erreurs s’exposerait le marin qui se fierait à ces grossiers procédés! Ces erreurs ont leurs sources dans le manque de fixité du bateau de loch, dans le relèvement imparfait du rumb de vent, dans l’existence de courants dont la vitesse et la direction sont mal connues, dans mille causes encore, qui chaque jour peuvent ajouter à l'incertitude de la position du bâtiment. L'estime, avec ses ressources bornées, est donc insuffisante. 11 faut la suppléer, et c’est ce que fait l’hydrographie en ne tirant ses conséquences que des lois constantes qui régissent la marche des corps célestes.

Il faut que le marin puisse connaître à chaque instant la latitude et la longitude du point qu’occupe son navire. Si l’on pouvait construire un chronomètre d’une précision absolue, il est évident qu’un tel instrument donnant exactement l'heure d’un méridien connu, on n’aurait plus qu’à déterminer par des observations astronomiques l’heure du bord pour conclure de la différence de ces heures la longitude du lieu. Mais à quelque degré de perfection que soient parvenues nos montres marines, la prudence exige que le marin se mette par de fréquentes vérifications à l'abri des erreurs auxquelles pourrait entrainer une aveugle confiance dans un si frêle instrument. 11 s’assurera de l'exactitude des indications qu'il lui fournit, par des calculs basés, par exemple, sur l'observation de la distance angulaire de la lune à une planète ou à une étoile remarquable, La marche de la lune est assez rapide pour que sa distance à un astre quelconque varie d’une manière appréciable dans un temps très-court. Ces distances sont calculées à l'avance dans la Connaissance des Temps et dans les diverses Éphémérides nautiques pour des époques très-rapprochées, et des méthodes d’interpolation font connaître les époques intermédiaires avec une approximation suffisante. L’observateur pourra donc trouver en quelque point qu’il se trouve l’heure du premier méridien, et en conclure la longitude de ce point.

Une construction géométrique nous fait voir qu’une addition on une soustraction suffit dans tous les cas pour déduire la latitude de la hauteur méridienne du soleil, corrigée de ses causes d'erreur (erreur instrumentale dépression de l'horizon, réfraction, parallaxe), et de la déclinaison de cet astre. Cette dernière donnée est encore une de celles qui se trouvent dans la Connaissance des Temps. I ne reste donc qu’à diriger convenablement un sextant pour lire sur le limbe de cet instrument la hauteur méridienne apparente du soleil, et le problème est résolu. Mais le soleil n’est pas toujours visible au moment de son passage au méridien, et d’ailleurs on peut avoir besoin de déterminer la latitude à un autre instant. L’hydrographie fournit alors d’autres méthodes; elle détermine la latitude par deux hauteurs du soleil et par l'intervalle de temps compris entre leurs observations; si le soleil n’est pas sur l'horizon, elle recourt aux hauteurs de la polaire ou d'un autre corps céleste ; enfin, qu’il s'agisse d'un problème de latitude ou de longitude, elle met à contribution tous les phénomènes astronomiques pour qu'il soit toujours possible au navigateur de retrouver sa route. ,

Dans les voyages au long cours, il est d’une importance

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