‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 198 sur 522 · IMMORTALITE DE L'AME — IMPARFAIT · texte numérisé non relu

IMMORTALITE DE L'AME — IMPARFAIT

IMMUNITE, exemption de quelque charge, devoir ca imposition. Ce mot vient du latin munus, récompense, Les Romains appelaient ainsi toutes leurs fonctions, parce que dans lorigine c'était la récompense de ceux qui avaient bien mérité du public; mais il y en avait d'onéreuses, par exemple celles des décurions des villes, des tuteurs ; et ceux qui avaient quelque titre ou excuse pour s’exempter de ces charges publiques étaient dits immunes, seu liberi à mune ribus publicis. L'exemption des charges de la curie, des corvées, etc., étaient autant d’immunités personnelles.

En France le terme d’immunités a souvent été pris pout synonyme de ceux de franchises, de libertés, de pri viléges. Chaque ordre de l’État avait ses immunités : la noblesse était exempte de la taille et de toute charge publique : les bourgeois de certaines villes avaient aussi leurs immunités plus ou moins étendues ; il y en avait de communes à tous, d’autres qui n'étaient propres qu’à de cer-

taines professions , de personnelles et de réelles; mais de tontes les plus considérables étaient les immunités ecclésiastiques. Les biens des églises étaient hors du commerce ; ils étaient soumis à une prescription plus longue que celle du droit commun et étaient tenus en franche aumône, c’està-dire qu’ils ne payaient aucune redevance ni autre droit, si cen’est ad obsequium precum ; ils ne contribuaient aux impôts que par le don gratuit etles décimes. Le clergé était exempt de la taille, comme la noblesse, mais il payait le droit d'aides, etc.; il état exempt aussides charges publiques, mais non des charges de police. Enfin les églises avaient le droit d’asile, qui suspendait le cours de la justice séculière, et la juridiction sur leurs membres, comme aussi sur les laïques dans les matières ecclésiastiques.

IMMUTABILITE (en latin immulabilitas, état de ce qui ne change point, de ce qui est immuable), une des attritions de la Divinité, fondée sur fabsolue perfection de l'Être suprême. L’immutabilité de Dieu est double, pAysique et morale. La première consiste en ce que l'essence divine n’éprouve et ne saurait éprouver aucun changement. La seconde repose sur la perfection de la nature divine, qui tend toujours vers le même but, qu vers le meilleur des buts au total.

IMOLA , ville de la ci-devant Romagne, comprise aujourd’hui dans la province de Ravenne (Ifalie), sur le chemin de fer de Bologne à Ravenne et à Rimini, bâtie dans une petite île formée par le Santerno, dans une contrée admirable, est, dit-on, le Forum Cornelii des Romains, fondé par le dictateur Sylla. Entourée aujourd’hui de murs, de tours et de fossés, et siège d’évéché, elle a 11,000 âmes, un vieux château et plusieurs vastes églises, parmi lesquelles on remarque surtout la cathédrale, restaurée dans le goût moderne et les églises des Dominicains et de la confrérie de San-Carlo. La culture de la vigne est la grande industrie de la population. Le fartre qu’on y prépare est connu dans le commerce sous la désignation de Tartaro di Bologna. |

IMOLA (Innocenzo pa), dont le véritable nom était Innocenzo Francucci d'Imola, né vers 1494, étudia la peinture d’abord dans l'atelier de Francisco Francia, puis à Florence dans celui de Mariotto Albertinelli, et devint plus tard l’un des imitateurs les plus zélés de Raphael, jusqu'à copier dans ses tableaux quelques figures ct quelques parties de ce grand maître, Sa composition , en général, est assez simple et peu importante, et son coloris n’est point exempt de dureté. En revanche on retrouve parfis dans l'expression belle et énergique de ces têtes, la grâce de Francia, Ses principaux ouvragessontdes fresques exécutées à San-Michele in Bosco de Bologne, et quelques tableaux d’autel qu’on voit dans la galerie de cette ville, 11 habita le plus souvent Bologne, et mourut vers 1550.

IMPAIR (Nombre). Voyez Nounne.

qui sert à marquer le passé en rapport avec le présent ; | fait connaitre qu’il s'applique à une époque antérieure à elle

IMPAREKAUT, En grammaire, c'est le temps d'un verbg

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