‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 200 sur 522 · IMPÉNITENCE · texte numérisé non relu

IMPÉNITENCE

sont déchus de cet état et ont croupi longtemps dans le

crime. La raison en est toute simple : Pour revenir sincère-

ment à Dieu, il faut qu'il soit resté et la foi dans l'intelligence, et l'amour dans le cœur. Or, ces dons précieux |

n’habitent pas dans une âme qui, après les avoir possédés, les méprise et s’endortsur le bord de l’abime, sans entendre ni la voix de sa conscience ni celle de l'Éternel. Elle ne se réveillera qu’à l’appel de son juge. J.-G. CHASSAGNOL. IMPENSES. La langue du droit appelle ainsi les dé- “penses faites pour l'amélioration, la conservation ou l’embellissement d’un immeuble. Au premier cas, les impenses sont dites wéiles ; au second, nécessaires ; au troisième

voluptuaires. Lorsqu'un donataire fait rapport à une .

succession, on lui tient compte des impenses utiles et néces-

saires qu'il a faites, mais point des voluptuaires, parce :

qu’on n’est pas toujours certain de retrouver ce qu’elles ont coûté et que leur appréciation est une affaire de goût et la plupart du temps même de caprice. Il en est de même pour le possesseur de bonne foi qui est soumis à l’éviction.

IMPÉRATIF. C’est le mode des verbes que l’on emploie le plus ordinairement soit pour donner un avis, soit pour intimer un ordre, soit pour prier, soit pour solliciter. Cette dénomination porte avec elle l’idée du commandement. Ainsi : Fais cela, Viens ici, Sors de ces lieux, Secourezmoi. Dans notre langue, l'impératif n’a réellement qu’une seule personne au singulier, la seconde (fais , viens), et deux personnes au pluriel, la première et la seconde (faisons, faites, venons, venez). Quant à la troisième personne, au singulier comme au pluriel, elle revêt la même formule que le subjonctif : qu’il fasse, qu'ils fassent ; qu’il vienne, qu'ils viennent. Les Latins avaient deux manières d'exprimer cette troisième personne, l’une comme en français par le subjonctif, l’autre par la terminaison 0. Celle-ci était plus forte, plus impérative, que la première.

L’impératif n’a point de première personne au singulier, parce qu'on ne se donne pas d’ordre à soi-même, ou du moins qu'on ne le fait jamais qu’en employant la seconde personne. Il n’en est pas de même au pluriel, parce que l’on peut très-bien s’encourager, s’exciter les uns les autres à faire quelque chose : Ranimons notre courage! Courons à la victoire ! Les législateurs romains employaient limpératif dans la promulgation de leurs lois. Les Hébreux faisaient usage de la seconde personne du futur, formule qui a quelque chose de plus pressant encore. L’impératif en effet ne s'exécute que dans un court avenir; ce n’est même qu'un très-prochain avenir, en sorte que le temps futur peut fort bien remplacer l'impératif. CHaMPAGNAC.

IMPERATOR. Voyez EMPEREUR

IMPÉRATRICE, femme de l’'empere&r, ou princesse qui de son chef possède un empire. Faustine et Lucile sont les seules impératrices nées de pères empereurs et qui aient frayé à leurs maris le chemin du trône. Héliogabale en moins de quatre ans se maria quatre fois. Les médailles de ces quatre impératrices sont fort rares; elles sont restées si peu sur le trône, qu’on a eu à peine le temps de leur en frapper. D'un autre côté, les numismates ont été fort souvent embarrassés pour classer certaines médailles d’impératrices romaines, dont on ne connaît ni l’époque ni les actions, et dont les noms sont le plus souvent ou corrompus ou omis dans l’histoire, tels que ceux @& Barbia, Orbiana et Cornelia-Supera.

IMPERFECTION, IMPARFAIT. L'imperfection suppose un état possible de perfection, non complet, ni achevé, mais non encore parvenu à son but final. Le jeune être embryonnaire, la plantule, la larve, dans ses enveloppes fétales, bien qu'imparfaits, sont toutefois capables d'atteindre à l'entière perfection de leur espèce, si rien n’y met obstacle. Cependant, il peut survenir des causes qui suspendent, qui arrêtent même cette parfaite évolution des organes; alors l'animal, la plante, entravés dans l'accomplissement normal de leurs fonctions, demeurent imparfaits, et restent avor-

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