IMPOT — IMPRESSION
tions contre soi : ces dernières accompagnaient toujours le sacrifice d’un citoyen qui se dévouait à la chose publique. Les imprécations publiques étaient ordonnées par l’autorité dans certains Cas, par exemple contre les impies, les sacriléges, les oppresseurs ; et comme le but principal de ces r la vengeance céleste sur les coupables , on invoquait les ministres de ces vengeances, eten première ligne les Furies. Les Romains avaient une croyance si ferme dans l'efficacité des imprécations, qu’ils n’imaginaient pas que celui qu’elles frappaient püt jamais en détourner les effets. Cependant, lorsque l'innocence de ceux qu’elles avaient frappés venait à être é‘ablie, ils avaient recours à la réhabilitation : on y procédait en immolant quelques victimes aux dieux mêmes dont on avait imploré l'intervention pour le châtiment du crime; mais les meurtriers, les assassins et les parricides étaient à jamais exclus du bénéfice de la réhabilitation. De toutes les imprécations, les plus terribles et les plus efficaces aux yeux des anciens étaient celles des pères contre leurs fils parce que, selon leurs ingénieuses traditions, les Furies, issues du sang d’un père outragé par son fils, de Cœlus, mutilé par Saturne, s'étaient vouées spécialement au service des vengeances paternelles.
Chezles Gaulois, les imprécations étaient aussi un des ressorts les plus énergiques de la religion; mais il n’appartenait qu'aux druides de les prononcer : du reste, on peut observer que tous les peuples ont employé cet anathème contre les violateurs du sépulcre.
Dans le vieux sens mythologique, les Zmprécations (Diræ) étaient une des qualifications des déesses désignées autrefois sous les noms de Furies sur la terre, Euménides aux enfers, et Imprécations dans le ciel.
L'imprécation est encore une figure de rhétorique par laquelle l’orateur invoque le ciel et les enfers contre un objet odieux ; habilement manié, ce moyen oratoire est d'un grand effet; mais il ne faut pas le prodiguer. Tout le monde connaît les fameuses imprécations qui des théâtres d’Athènes et de Rome sont venues remplir de terreur et de pitié la scène française, Un des plus beaux exemples que l’on puisse citer de cette figure est celai que Corneille. dans ses Horaces, met dans la bouche de Camille contre Rome :
Puissé-je de mes yeux y voir tomber la foudre, ete,
Il faut citer auesi celle de la prière de Joad dans Athalie. L E. PASCALLET.
IMPRÉGNATION. Voyez Conceprion ( Physiologie). IMPRESARIO. On appelle ainsi, en Italie, le directeur d’une troupe de comédiens, qui d'ordinaire est en même temps à ses risques et pertes l'entrepreneur du théâtre. 11 obtient des villes où il donne des représentations la jouissance gratuite de la salle de spectacle, ou bien il en paye la location. Il recrute sa troupe, dont les membres ne dépendent que de lui, et cumule le plus souvent les fonctions de directeur artistique avec celles d'administrateur et de caissier de l’entreprise, Tant que la comédie improvisée, ce qu’on appelait la comédie de l’art , fleurit en Italie, ce fut à l’impresario que revint le soin d’en préparer le scéparion, que les divers acteurs exécutaient en scène. Bien rarement, c'était un poëte. Dans ces derniers temps l’importance prise par l’opéra a contraint l'impresario à y consacrer tout son temps et toutes ses ressources. Les troupes d'opéra qui exploitent à l'étranger les scines de Paris, de Londres, de Madrid, de Vienne, ete., sont toujours dirigées par un impresario.
IMPRESCRIPTIBILITÉ. C'est la qualité de ce qui n’est pas susceptible de prescription. Il ya des droits imprescriptibles; ce sont ceux qui sont inhérents à la nature même de l’homme. Voyez DioiT NATUREL.
IMPRESSION. Se dit et de l'action par laquelle une chose appliquée sur un autre y laisse une marque plus ou . moins durable, et du résultat de cette action, En technologie, l'impression se distingue de l'empreinte en ce que celle