INCESTE
mariage les écarts auxquels leur réunion sous un même toit, dans un même lieu, sansu srveillance aucune, leur permettrait si aisément de se livrer, et l'on frémira du dévergondage précoce qui pourrait prendre naissance dans la société !
Notre législation n’a pas compris l’inceste au nombre des crimes qualifiés, et son silence est éloquent comine celui du législateur athénien qui n’avait pas voulu prévoir le parricide. Elle ne s’en occupe qu’incidemment, à propos des attentats à la pudeur, et prononce alors la peine des travaux forcés à temps contre l’ascendant qui s’est rendu coupable de ce crime, s’il a été tenté ou consommé sans violence sur un enfant âgé de moins de onze ans, et celle des travaux forcés à perpétuité, lorsqu'il a été tenté ou consommé avec violence sur un enfant au-dessous de l’âge de quinze ans, ou lorsqu'il présente les caractères du viol. Hors ces cas, l'inceste demeure impuni. La loi semble avoir réservé toutes ses rigueurs pour les enfants incestueux : ils ne peuvent être ni légitimés par le mariage de leurs père et mère, ni reconnus , ni appelés à leur succéder, Comptables envers le législateur d’une faute dont ils sont le fruit innocent , ils n’ont droit qu’à des aliments.
Avant la loi du 16 avril 1832, les mariages entre beauxfrères et belles-sœurs étant prohibés d’une manière absolue ; les enfants qui pouvaient naître de leur commerce étaient classés au nombre des enfants incestueux.
Les règles canoniques adoptées par l'Église sont moins indulgentes que les lois civiles. Avant le deuxième concile de Latran, elles défendaient l’union entre parents jusqu’au septième degré inclusivement. Ce concile ne fit porter cette prohibition que jusqu’au quatrième degré; néanmoins, l’Eglise accorde des dispenses pour le mariage entre oncle et nièce, cousin et cousine germains. Enfin, l’Église reconnaît encore un inceste, qu’elle appelle spirituel, dans l’union de personnes qui ont contracté une alliance spirituelle par le sacrement de baptème ou de la confirmation, etc., le père ou la mère de l'enfant baptisé et celui ou celle qui l'ont tenu sur les fonts, etc.
Quelques législations étrangères punissent encore sévèrement l'inceste. Ainsi, en 1854, à Copenhague, une fille de dix-huit ans fut condamnée à avoir la tête tranchée par la hache, son corps à être brûlé ensuite et ses cendres jetées au vent, pour inceste commis avec son père. Néanmoins, ces sortes de sentencés sont rarement exécutées,
INCHBALD ( Éusagern SIMPSON, mistress), l’une des romancières qui dans ces derniers temps ont fait le plus d'honneur à la Grande-Bretagne , était la fille d’un fermier du Suffolkshire. Elle naquit en 1756, et mourut le 1°* août 1821, à Kensington, près de Londres, dans un état qui paraissait voisin de la misère. La singularité de son caractère était égale à la variété de ses talents. Elle était femme, et méprisait la beauté dont l'avait douée la nature; malgré un défaut grave de prononciation, elle monta sur la scène. Actrice , elle vécut en philosophe ; généreuse dans sa conduite, parcimonieuse envers elle-même, humble et pieuse, elle joignait à une austérité bizarre le mépris des opinions du monde, Elle poussa la singularité jusqu’au cynisme, l'oubli des convenances jusqu’à la folie, et le désintéressement jusqu’à l'héroïsme. Quelques romans d’une délicatesse exquise, d’un style pur et ferme, d’une grâce achevée, que toute l’Europe a admirés et traduits, qui ont fourni des sujets aux théâtres de France et d'Allemagne, ont rendu son nom célèbre. Elle a aussi donné quelques comédies agréables, des mémoires très-bien écrits, une excellente collection d'œuvres dramatiques, accompagnés de commentaires et de notes ingénieuses.
Sa famille était ruinée par des sinistres en commerce; el elle avait seize ans quand elle monta sur Ja scène, afin de soulager par ses bénéfices futurs sa mère et son père, qui languissaient misérablement. Elle voulait être actrice, etelle était bègne ! Comment prononcer les vers de Shakspeare devant un public peu indulgent? Élisabeth résolut de
INCHBALD
; vaincre cet obstacle ; et elle en vint à bout en cnoisissané
dans le dictionnaire tous les mots de la langue qui, par leur longueur, par la bizarrerie de leur prononciation, par le nombre des consonnes, lui offraient le plus de difficultés, et s’essayait à les répéter sans cesse. Richard Griffith, directeur du théâtre de Norwich, était chef d’une troupe assez bien montée. Ce fut à lui que s’adressa miss Simpson ; elle reçut de lui des conseils et des encouragements. Il était jeune encore, et ses qualités aimables plurent à la débutante. Le jeune cœur de miss Simpson s’émut pour Griffith, et ce fut la seule passion de sa vie. Dès son enfance elle avait eu des habitudes d’ordre sévères. Chaque jour elle écrivait un résumé de ses actions et de ses sentiments, et ce résumé s’est conservé. On y trouve un compte rendu de tous les mouvements de ce jeune cœur. A l'épuque où elle connut le directeur de Norwich, elle a gravé le nom de Griffith en lettres majuscules, ponctuées après chaque caractère, comme les inscriptions des temples romains, et plus bas ces vers de Pope : « Chaque lettre de ce nom est harmonieuse à mon oreille. »
Au milieu de cette passion, un autre prétendant s’offrit. M. Inchbald, acteur de profession, étourdi, libertin, prodigue, mais bon homme au fond. Richard Griffith était aimé, et ne parlait pas de mariage : miss Simpson accorda sa main à Inchbald. Cette résolution pénible lui coûta quelques douloureux combats. Enfin, elle débuta, sans obtenir beaucoup de succès, par le rôle de a Femme jalouse. Cette pièce offre le tableau d’un fort mauvais. ménage; et celui de mistriss Inchbald fut détestable. Elle gagnait peu, et le mari dépensait beaucoup. Toute spirituelle qu’elle fût, elle n'avait pas beaucoup de lalent pour l’art dramatique : le public ne l’acceptait pas, et le directeur lui accordait trèspeu d’argent. Elle fut forcée un jour, faute de provisions, d’aller dans les environs de la ville, déterrer des navets pour nourrir Son mari. Garde-malade de ce dernier, que la débauche exténuait, et qui gardait le lit, contrainte à étouffer le sentiment que Griffith lui avait inspiré, elle se conduisit avec une vertu et une force d'âme admirables. Son mari mourut, elle devint auteur; c'était sa véritable destination.
Timide et observatrice, elle avait beaucoup souffert et soutenu avec héroïsme la lutte de la vie. Elle avait étudié quelques-uns des meilleurs auteurs anglais; elle débuta par des drames assez mal intrigués, mais pleins d'observations fines, et qui réussirent. Ensuite elle publia un roman intitulé : Simple histoire, qui la plaça au premier rang des romancières de tous les temps. Elle vint à Londres : tout le monde voulut la connaître. Miss Edgeworth larechercha, et devint son amie ; M”"* de Staël l’appela à elle, mais il y avait trop d’impétuosité, de pompe, d’éloquence, chez ce tribun féminin pour ne pas effaroucher mistress Inchbald. Cette actrice, devenue auteur à la mode, logeait au cinquième élage, faisait son ménage elle-même, et vivait de pain et d’eau ; l'argent que lui rapportaient ses publications et son engagement de théâtre éfait envoyé à de vieux parents infirmes, et à une jeune cousine orpheline et sans fortune. Sa première affection trompée lui avait laissé une vive amertume dans l'âme.
Les héros de mistreæss Inchbald ont de la dignité, sans manquer de passion; de la véhémence, sans tomber dans lemphase, Créatures gracieuses et pathétiques, ses héroïnes respirent, vivent et aiment ; leur langage est simple, il a de la force, de la grâce, de l'élégance. Les rôles secondaires eux-mêmes ne fatiguent jamais le lecteur, L'âme de mistress Inchbald se répand dans toutes ses fictions et en anime les moindres détours. On y reconnaît cette femme remarquable, sagace et passionnée , qui savait maîtriser les mouvements
de son cœur et souffrir en silence. Sa volonté était rigide
et opiniâtre : de là quelque chose d'insociable et d'amer de la lutte constante qu’elle a soutenue contre les événements et contre elle-même, Elle a vaincu, mais avec douleur, après un long et magnanime combat. Comme Jean-Jacques Rous= seau, mais plus pure que lui, elle avait écrit ses Confessions,
INCHBALD — INCLINAISON
que le scrupule des éditeurs a malheureusement détruites. Philarète CHasLes.
INCH-CAPE. Voyez Bezc-Rock.
INCIDENCE (de in, sur, et cadere , tomber). En mécanique, c’est la direction que prend un corps qui va en frapper un autre On appelle angle d'incidence celui que forme la direction d’un corps avec une ligne ou une surface qu’elle rencontre. L’angle d'incidence est égal à l'angle de réflexion : ainsi s’énonce une loi de physique, qui s’applique à la fois au choc des corps et à la marche des rayons lumineux et calorifiques.
INCIDENT , événement fortuit qui survient au milieu d’une affaire, d’une action , d’une entreprise , etc. Dans un poëme , dans un ouvrage dramatique , tout événement plus ou moins important , toute action particulière liée à l’action principale, prend le nom d'incident. Boileau avec raison dit :
N'offrez point un sujet d'incidents trop chargé.
Au palais, on nomme incident une contestation accessoire qui s’élève dans le cours d’un procès. Par exemple, lorsqu'une partie à qui l’on oppose une pièce demande la vérification d'écriture, elle forme une demande incidente. Les demandes incidentes se forment par un simple acte, renfermant les moyens et les conclusions et l’offre de communiquer les pièces justificatives : elles doivent être toutes formées simultanément quand les causes qui leur donnent naissance existent en même temps, à peine d’être privé de répéter les frais de celles qui seraient proposées séparément. Les incidents sont toujours jugés au préalable s’il y a lieu, et dans les affaires où l’instruction écrite a été ordonnée, ils sont portés à l'audience pour y être statué. C’est grâce aux incidents que la chicane sait rendre les procès interminables.
INCIDENTS (Jours). Voyez CRISE.
INCISE. Les grammairiens donnent ce nom, ou celui de comma, à une sorte de petite phrase formant un sens partiel et entrant dans la composition du sens total de la période ou d’un membre de période. On donne aussi le nom d'incise, dit Dumarsais, aux divers sens particuliers du style coupé : Turenne est mort, lavictoires’arréte, la fortune chancelle , autant d’incises.
INCISION. Ce mot, traduction littérale du substantif latin incisio , désigne la solution de continuité des parties molles du corps humain qu’on pratique à l’aide d’instruments divers. Les incisions supposent toujours une certaine profondeur due à l’action de lames tranchantes : telles sont celles des scalpels, des bistouris et des ciseaux. Si la division est très-superficielle et de peu détendue en longueur, on la nomme coupure. Il en est qu’on distingue aussi par le nom de scarification, et qui sont produites par un instrument particulier.
Les chirurgiens ne sont pas les seuls qui pratiquent des incisions, et cette opération n’est pas toujours employée dans un but thérapeutique. Chez plusieurs nations, on trouve la coutume établie, principalement pour les femmes, de se faire de semblables blessures en témoignage de regret et de douleur. Les Abyssiniennes , par exemple, s’incisent les tempes à la mort de leurs parents ou amis, et à cet effet elles laissent croître les ongles des petits doigts. Durant les guerres que diverses peuplades de l'Afrique se font entre elles avec un acharnement traditionnel, les incisions n’ont pas le temps de se cicatriser, tant les occasions de déplorer la perte des hommes sont fréquentes. Cette coutume, qui ne permet pas de feindre la douleur comme chez nous, date d’une antiquité très-reculée; car on lit dans le Deutéronome (x1v, 6), une injonction aux Juifs de s’en abstenir : « Tu ne-te déchireras pas le visage par rapport à ceux qui sont morts. » D° CHARBONNIER.
INCISIVES (Dents). Voyez DEnr.
INCITABILITÉ. Voyez Brown (John) et Excirariow, EXCITABILITÉ.
INCIVILITE. Voyez Impourresse et Civiriré.
INCLEMENCE (du latin inclementia). Ce mot ne se
dit guère, selon l'Académie, que de l’inclémence (pour la
rigueur) de l'air, du temps, de la saison, et, en poésie, de
’inclémence des dieux. C'est Racine qui le premier a
employé cette dernière locution. Voltaire, qui s’est servi de
: la même expression, a prétendu qu'il était ridicule à un
historien d'écrire l'inclémence des airs, parce que le mot inclémence, étant une métaphore, devait étreexclusivement consacré à la poésie, Mais l'emploi s’en est bien étendu depuis, puisqu'on dit maintenant l’inc/émence comme la clémence d’un roi, et que Delille, peu aventureux cependant aux yeux de nos contemporains, ose citer, dans son poëme de La Conversation, l’inclémence du Parterre. Le qualificatif inclément à lui-même obtenu droit de cité dans le Dictionnaire de l’Académie de 1835.
INCLINAISON (du latin inclinatio). En géométrie, ce mot exprime la position relative dans laquelle des lignes ou des plans se trouvent les uns par rapport aux autres : ainsi, l’on dit qu'une ligne est inclinée relativement à une autre lorsqu'elle forme avec celle-ci des angles inégaux. Pareillement, deux plans sont inclinés entre eux lorsqu'ils forment des angles différant d’un angle droit, Une ligne qui rencontre un plan lui est inclinée toutes les fois qu’elle forme des angles inégaux avec les droits qui passent par son pied dans ce plan.
INCLINAISON (Astronomie). Tous les corps célestes qu’on appelle planètes ou satellites de planètes décrivent autour du soleil des orbites dont cet astre occupe l’un des foyers. Les plans de ces orbites sont tous plus ou moins inclinés relativement à celui de l’écliptique. Cette inclinaison des orbites planétaires n’est pas constante ; tantôt elle augmente, tantôt elle diminue : ces variations sont causées par les attractions que les globes qui circulent dans les espaces célestes exercent les uns les autres.
INCLINAISON (Magnétisme). Une aiguille d’acier non aimantée et suspendue par son centre de gravité se tient horizontale; si on l’aimante, elle s’incline d’une manière très-notable; dans notre hémisphère, le pôle austral s’abaisse au-dessous de l'horizon; c’est le contraire dans l'hémisphère austral. On appelle inclinaison l’angle que fait l'aiguille ainsi inclinée avec l’horizon. La détermination de cette inclinaison exige plusieurs opérations pour être exacte.
Comme il est possible que l’axe magnétique ne coïncide pas avec l’axe de la figure, on fait:deux observations, de manière que chaque face de l'aiguille soit successivement tournée vers l’est et vers l’ouest. Cette double opération ne suffit pas encore, parce qu’on n’est jamais certain que l’aiguille soit bien centrée, c’est-à-dire que l’axe de suspension de laiguille passe exactement par le centre de gravité. Pour corriger ce défaut presque inévitable, on renverse les pôles de l'aiguille par le moyen d’un fort aimant, et l’on prend de nouveau deux inclinaisons. La moyenne des quatre résultats est l’inclinaison véritable.
On a beaucoup moins observé la boussole d'inclinaison que la boussole de déclinaison. Voici à peu près ce qu’on sait sur ce sujet.
10 L'inclinaison varie dans le même lieu avec le temps : en 1798, elle était à Paris de 680 51’; en 1810, de 680 50’; en 1818 de 68° 35 ,et em 1825 de 680. Elle était le 28 novembre 1850 de 66° 37’. Cette diminution dans l'inclinaison est générale en Europe ; elle a été observée à Londres, à Berlin, à Florence, etc. On n’a pas remarqué de rétrogradation depuis les plus anciennes observations,
20 Si les observations faites dans ces dernières années se confirment, ce qui est probable, l'aiguille d’inclinaison subit, comme l'aiguille de déclinaison, des variations diurnes et annuelles, et, d’après les observations des astronomes, la diminution annuelle de l’inclinaison serait sensiblement de 3’.
30 L’inclinaison augmente à mesure qu’on s'éloigne «e
’équateur pour marcher vers les pôles. Cook en a observé une de 430 45’ à 600 40’ de latitude; le capitaine Philipps a trouvé l’inclinaison de 820 9’ sous la latitude de 790 44. Le capitaine Parry a observé des inclinaisons peu différentes de 90° vris 74° 45’, Le même navigateur a vu sous cette latitude et sous la longitude de 1000 l’extrémité nord de l’aiguille se retourner et se diriger vers le sud ; ce qui prouve que cet intrépide navigateur avait dépassé le pôle magnétique de la terre. Le capitaine Ross dans une longitude différente a cru trouver le pôle magnétique vers 70° de latitude. D’après ce petit nombre d'observations, on peut admettre que ce pôle n’est pas très-éloigné de cette latitude. C. Desrrerz, de l’Académie des Sciences.
INCLINATION (en latin inclinatio, fait d'inclinare, incliner, pencher). Voyez PENCHANT.
INCLINÉ (Plan). Voyez PLAN INCLINÉ.
IN COENA DOMINI, ou Bulle de la Cène, la plus remarquable de toutes les bulles, remonte, quant à sa première rédaction, à une époque fort reculée, notamment
au temps d’Urbain V, de l’an 1362 à l'an 1370. Renouvelée et :
modifiée par Pie V en 1567, et par Urbain VIII en 1627, elle contient l'exposé le plus complet de tous les droits de l'Église et leur défense contre les princes temporels, les conciles et les laïques, avec l’excommunication solennelle et la malédiction de tous les hérétiques. Conformément aux dispositions de Pie V, elle devait être lue chaque année, le jour du jeudi saint, dans toutes les églises ; néanmoins, à cause de la résistance qu’elle rencontra, non-seulement en France, où elle excita de grands troubles en 1568, mais encore en Allemagne et ailleurs, cette prescriplion ne put être suivie qu'à Rome, où jusqu’à ces derniers temps on en a fait lecture publique.
INCOGNITO , adverbe italien, formé de l’adjectif latin incognitus, inconnu. Depuis longtemps, il s’est naturalisé en France, où il représente l’état d’une personne qu se présente sous un faux nom, ne pouvant se faire con naître pour des raisons particulières, ou qui se présente sans se faire connaître. Si des particuliers nous nous élevons aux rois et aux princes de souche souveraine, nous avouerons franchement qu’il nous serait très-difficile d’en donner une exacte définition. L’incognito royal ou princier n’est en effet qu'un secret de convention, que personne n’ignore, Comment pourrions-nous dire ici que cet incognito est l’état,d’une personne qui ne veut point se faire connaître, quand nous lisons à ce sujet dans tous les journaux : « S. M. le roi de..., S. A. R. ke duc de... sont arrivés à Paris, incognito, sous le nom du comte de... et du baron de... » Et les honneurs royaux ne font jamais défaut à ces illustres inconnus dont tout le monde sait le mom.
INCOLORE (de in, sans, et color, couleur). Toute substance matérielle qui ne peut réfléchir aucun des sept rayons du spectre solaire est dite incolore. L'eau pure, plusieurs cristaux sont incolores. Les corps noirs devraient être rangs dans la classe des incolores, puisqu'ils ne réfléchissent auçun des rayons colorés du spectre. Néanmoins nous disons qu'ils sont de cou/eur noire.
INCOMBUSTIBLE (du latin in, pris co 1me négation, et comburere, brûler). On a cru longtemps qu’un grand nombre de substances n'étaient point susceptibles de brûler, que, par exemple, l’eau, les terres, les alcalis, avaient celte propriété; mais la chimie moderne étant parvenue à déc mposer ces substances, on à reconnu qu’elles étaient formées d'éléments qui avaient la propriété de se combiner avec l’oxygène, et qu’en leur enlevant ce dernier principe elles devenaient combustibles ; l’eau étant
une combinaison d'oxygène et d'hydrogène, si on lui retire le premier de ces éléments, l'autre devient combustible. On rend le bois, les tissus, plus ou moins capables de résister à l’action du feu eu les imbibant de certiines matières, telles que le sel ma rin, ete, L'incombustibilité des tissus est une question qui a beaucoup préoccupé les savants, à cause des nombr ux accidents qui se produisent