INDES ORIENTALES — INDÉTERMINÉ
après qu’un arrêt du conseil, du 13 acht 1769, eut suspendu le privilége exclusif de la Compagnie des Indes, et accordé à tous les Français la liberté de naviguer et de commercer au delà du Cap de Bonne-Espérance. Les actionnaires demandèrent une liquidation, et cédèrent au roi, en 1770, moyennant 1,200,000 fr. de rentes perpétuelles, au capital de 30 millions, tous leurs vaisseaux, leurs magasins, feurs édifices et leurs esclaves, tant à Lorient que dans les diverses places de l’Inde et du golfe Persique.
La Compagnie des Indes avait eu un moment d'éclat; mais elle avait brillé comme un météore qui se consume lui-même. Ses fautes et ses revers étaient la preuve irrécusable de son inutilité. Elle fut pourtant rétablie par arrêt du conseil du roi, le 14 avril 1785, et chargée de l’ancienne liquidation, Le ministre Calonne espérait sans doute s’en faire une ressource pour satisfaire ses prodigalités ou ses déprédations. Dès la même année il parut des mémoires qui blâmaient, avec autant de force que de logique, cette mesure administrative et le monopole qu’elle établissait. L'abbé Morellet, cet ancien et terrible antagoniste de la Compagnie des Indes, prit encore la plume en faveur des députés du commerce de France, et signala les vices et les dangers de cesimulacre de compagnie, élevé par l'intrigue et la cupidité pour faire des dupes. Mais des événements d'une plus haute importance, précurseurs de la révolution de 1789, firent ajourner la question de la Compagnie des Indes. Elle fut enfin supprimée par décret de l'Assemblée constituante du 14 août 1790. Les bureaux de Lorient et de Paris furent réunis au trésor public, et l’on maïntint ceux de Pondichéry et de l’Ile de France jusqu’à ce que la liquidation fût terminée, L'Assemblée législative, par son décret du 9 juillet 1792, crut devoir rétablir encore pour dix ans la Compagnie dans l'intérêt des actionnaires , qui élurent eux-mêmes leurs administrateurs, la plupart choisis parmi ceux de l’ancienne. Un second décret du 13 septembre ordonna le remboursement partiel des actions par la caisse de l’extraordinaire. 11 y eut alors à Paris les bureaux de l’ancienne et de la nouvelle Compagnie, jusqu’au moment où la Convention nationale, qui envabhissait tout, qui détruisait tout, ordonna, en 1793, l’apposition des scellés sur les magasins de la Compagnie, et prononça, le 24 août, sa suppression définitive, comme ayant volé 50 millions à la France:
En 1794, Fabre d'Églantine, Chabot, Delaunay d’Angers, etc., furent décrétés d’accusation et condamnés à mort comme coupables d’avoir falsifié le dernier décret relatif à la Compagnie des Indes, en faveur des administrateurs qui les auraient gagnés par de brillantes promesses. Cette affaire n’a pas été bien éclaircie; mais il est certain qu'avec eux périt le 1ameux abbé d’Espagnac , l’âme damnée de Calonne, le père de l’agiotage moderne, et qui avait scandaleusement spéeulé sur les actions de la Compagnie. H. AUDIFFRET. |
INDES ORIENTALES ( Etablissements français dans les). Voyez CHANDERNAGOR, KarikAL, MAHÉ, Pon- DICHÉRY et YANAON.
INDESTRUCTIBILITÉ. Voyez DESrRuCTION.
INDÉTERMINÉ. C'est, en mathématiques, une gran deur qui n’a point de bornes prescrites , et que lou peut prendre si grande ou si petite que l’on veut. Un problème est dit indcterminé lorsqu'on peut le résoudre d'une infinité de manières différentes, qui toutes satisfont à la question. Si l’on demande, par exemple, de trouver un nombre qui soit divisible par 3, 4, 5, on comprend que tous les produits, tels que 60, 180, ete., que l’on pent faire à l'infini de ces nombres, satisferon. à la question. En général, les problèmes indéterminés présentent plus d’inconnues que d'équations. Si l’on demande quels sont les deux nombres dont la somme égale 28, en représentant ces nombres, l’un par æ et l’autre par y, on aura l'équation 2 + y = 28, qui peut donner lieu à une infnité de solutions, si l’on admet qu'il est permis de prendre pour les valeurs des inconnues x, y, tel nombre positif ou négatif, entier
eu fractionnaire, que l’on voudra; car si l’on fait y égal À :, on aura x — 27 ;. Mais si les valeurs des inconnues sont des nombres entiers et positifs, les solutions du problème sont limitées. En effet, de l'équation x — 28 — y, Jil résulte que la valeur de y ne peut pas excéder 28; et si l’on représente sa valeur successivement par 0, 1, 2, 3,4...
le problème ne saurait avoir que 29 solutions différentes.
montre sous diverses formes, mais qui toutes peuvent se ramener au symbole £. La valeur que l'on cherche est alors le quotient d’un dividende nul par un diviseur également nul. Or, en se reportant à la définition de la di-
que le produit de tout nombre par 0 est égal à 0.
Il se présente quelquefois des problèmes dont le nombre de solutions est limité, et qui offrent quelques difficultés , parce qu'il n’est pas toujours aisé de voir tout de suite quel est le nombre de ces solutions; en voici un exemple : on demande de combien de manières on peut distribuer
enfants ; on voit tout de suite qw’il s’agit de trouver com-
du problème ne permettent que de former deux équations,
œlui des femmes par y , et celui des enfants par 3 : x +y+z—20 &x+2y+z— 040.
De la première on tire :
Substituant cette valeur de 3 dans la seconde, on a : | & @ + 2 y + 20 — x — y = 40, et en réduisant :
3 x + y — 20 D T= TZ
d’où
La valeur de x serait tout à fait indéterminée si l’on pouvait prendre pour y telle vaieur que l’on voudrait. Mais
40 fr, à 20 personnes, hommes, femmes et enfants, en don- | nant 4 fr. aux hommes, 2 fr. aux femmes, et 1 fr. aux ! | brorum prohibitorum, on désigne le catalogue des livres