HÉRON -- HÉROS
autant qu'aux théories de la science, Héron est auteur de découvertes, fort ingénieuses sans doute, mais qui paraissent avoir été plus curieuses qu’utiles. Il connut, calcula, employa la puissance de deux grands agents de la nature, Vair et l’eau, sans en pénétrer le secret. C’est le Vaucanson de l'antiquité : des horloges hydrauliques ou clepsyäres, une machine appelée de son nom/fontaine de Héron, des automates, des machines à vent, tels sont les prodiges, fruits de son imagination savante, qui émerveillèrent son siècle, et qui forment, avec le peu d'ouvrages qu'il a laissés, ses titres au souvenir de la postérité. On n’a que des extraits de son beau trailé de Mécanique et de sa Dioptrique. Mais nous possédons textuellement un fragment de ses Automates, son traité sur les Machines à vent, et celui sur les armes projectiles. Son ouvrage sur le Zevier nous a aussi été conservé dans la collection Théveneau.
HÉRON Le Jeune, ou mieux Le Second, exista vers le milieu du cinquème siècle après J.-C. 11 enseigna les mathématiques au célèbre philosophe néo-platonicien Proclus, et quelques-uns veulent que ce soit là son seul titre de gloire, et qu’il n’ait laissé aucun écrit. Maïs Letronne lui attribue les fragments d’un traité sur les Mesures, insérés dans la collection des Bénédictins,
HÉRON Le Troisième, appelé aussi souvent Héron le Jeune, par ceux surtout qui veulent que le second m’ait rien écrit, appartient au commencement du septième siècle de notre ère. Il est auteur de plusieurs ouvrages, lun sur la Défense des Places, un autresurles Machines de Guerre, un troisième sur les Termes de Géométrie, d’Eléments de Géométrie, et d'un traité de Géodésie, dont le titre est trompeur. Ces ouvrages ou n’ont pas été publiés tous, ou ne l’ont été qu’en partie, ou bien il n’en a été imprimé que -a traduction latine, BolSTEL.
HEÉROPHILE, le plus grand anatomiste de l’antiquité, né à Chalcédoine, vécut sous Alexandre le Grand et sous les successezrs de ce prince. Il eut pour maître dans la médecine proprement dite Protagoras de Cos, et il exerça longtemps à Alexandrie comme médecin et comme professeur. Après Érasistrate, il fut le premier qui eut occasion d'étudier l'anatomie sur le corps humain, et il s’y livra avec tant de zèle, qu'il fit beaucoup avancer cette science. 11 découvrit le premier les nerfs proprement dits, et donna à quelques parties du corps de nouveaux noms, qui sont restés presque tous. C’est lui, par exemple, qui imposa les noms de rétine et d'arachnoïde à deux tuniques de l'œil, etc. Ses doctrines ont été transmises à la postérité par des écrivains postérieurs, notamment par Galien. JL avait composé un manuel d'anatomie qui servit de guide dans les siècles suivants ; mais, à l’exception d’un commentaire sur les Aphorismes d'Hippocrate, qui n’a point encore élé imprimé, il ne nous reste de ses nombreux ouvrages que des fragments. Il est, d’ailleurs, encore remarquable en ce que le premier il formula une théorie du pouls; en ce qu'il donnait une grande valeur à l'expérience, luttant ainsi contre le dogmatisme de son temps. Mais on ne peut nullement le mettre à la tête de l’école empirique en médecine, qui ne fut fondée que plus tard par quelques-uns de ses disciples,
HÉROS. Comme un grand nombre de mots de notre langue, celui-ci prend des acceptions diverses. Il en est une cependant qu’il conserve le plus habituellement, et à laquello s'attache une idée de grandeur. Dans ce sens, Aéros ne s’applique qu'aux grands guerriers, aux hommes qui ont accompli de grandes choses, mais toujours dans l'ordre physique. Ainsi, l'antiquité grecque a célébré comme un héros Hercule, qui accomplit ses douze travaux, et Thhésée, qui purgea son pays des brigands qui l’infestaient, Homère appelle des héros Achille et Ajax parmi les Grecs, Hector parmi les Troyens : c’étaient les plus forts et les plus vaillants, Ilésiode, dans son poëme des Œuvres et des Jours, nous apprend qu'aux âges d'or et d'argent succéda l'age d'airain et qu'ensuite, la terre fut habitée par une autre