INSPIRATION — INSTALLATION
lien). Mais à cet égard on poussa les choses si loin, que
| ce ne fut pas seulement le sujet, l’ensemble, mais les mots
isolés, jusqu'aux simples syllabes et même les lettres qu’on
: considéra comme inspirées. Avec de telles idées, on ne laissa
pourtant pas que de tomber en même temps dans d’étranges inconséquences , qui se perpétuèrent dans l'Église jusqu’au dix-septième siècle.
Chez les scolastiques , la théorie de l'inspiration demeura
| sans développements ultérieurs. Ce qui s’y opposa, ce fut, | avant tout , la tendance et l'intérêt du clergé à soumettre de
plus en plus l'autorité de l’Écriture Sainte à celle de l’Église. Dans ce but, l’Église s’attacha toujours avec une sollicitude extrême à ce que l’on ne poussât pas au-delà de certaines limites les discussions sur la nature de l'inspiration et à ce qu'onles restreignit, au contraire, dans un cercle de formules générales. Un fait bien remarquable, d’ailleurs, c’est que dans l’Église primitive jusqu’au moment où la théorie de l’inspiration fut consacrée comme dogme, on ne rencontre pas de démonstration proprement dite en faveur de l'inspiration de l’Écriture Sainte, mais de temps à autre de simples allusions à cette donnée. On se référait tantôt à
| des passages de la Bible, et de préférence à II Tim., 3, 15; | tantôt à l'efficacité de la parole écrite, tantôt à l'accord exis-
tant entre l’Ancien et le Nouveau Testament; tantôt, enfin, à ce principe qu’il n’y a que l'autorité de l’Église, comme possédant seule la {kéopneustie, qui s’est conservée par la tradition (et en faveur de laquelle on ne donne pas d’ailleurs d’argument), qui puisse prouver l’inspiration de l’Écriture Sainte. Or, c’est cette opinion que l’Église catholique soutient et enseigne encore aujourd’hui.
Bien que les réformateurs du seizième siècle rejetassent d’une manière absolue, en cette matière, les opinions de l'Église catholique appuyées sur la tradition, et soutinssent énergiquement qu’il n’y avait point d’autre autorité pour le dogme que celle de l'Écriture Sainte, on ne trouve cependant point chez eux, au sujet de l'inspiration, l'opinion rigoureuse qui se fit jour plus tard. Quand ils prêchent l’autorité absolue de l'Écriture, Luther et Méianchthon en ontsurtout en vue le sens et l'esprit. Cependant Luther, comme le prouve sa discussion avec Zwingle à propos de la communion, finit par adopter l'opinion de l'autorité de la lettre même. Les livres symboliques de l’Église luthérienne ne s’expliquent pas sur l'inspiration; on n’y trouve que des assertions se rattachant aux termes employés par la langue de l’Église primitive.
INSPRUCR (en allemand JZnnsbrück; en latin Œnipontium , passage de lInn), chef-lieu de la principauté du Tyrol, à l'embouchure de la charmante rivière de Sill dans l’Inn, qu’on y traverse sur deux ponts, est bâtie dans une sifuation ravissante, au centre de la vallée si pittoresque de l’Inn, que termine au nord une chaîne de montagnes hautes de 2 à 3,000 mètres. On y compte une population de 16,000 habitants, non compris la garnison , forte de 3,000 hommes ; onze églises, dont la plus remarquable est celle des Franciscains, contenant divers tombeaux de personnages célèbres , et où, le 3 novembre 1651, la reine Christine de Suède abjura le protestantisme pour embrasser le catholicisme. Cette ville, où l’on trouve d'importantes manufactures de soie, de coton , de gants, de coutellerie et de cire, est aussi le centre d’un commerce de transit des plus actifs entre l'Allemagne et l'Italie. Elle est le siége d’une cour d'appel , d’un commandement militaire, d’une université et d’un collège qui compte 450 élèves et 48 professeurs.
Lors de l'insurrection dirigée par André Hoôfer dont le Tyrol fut le théâtre en 1809, et qui avait pour hut d'en expulser les Français et les Bavarois, Insprück fut succes. sivement pris et repris par les deux partis, et soufirit beaucoup des dévastations , suites inévitables de la guerre. Non loin de cette ville on trouve la magnifique abbaye de Prémontrés de Wittau, et le beau château d'Ambras.
INSTALLATION (du latin installatio, dérivé de
plein de V'Esprit Saint (ainsi pensaient Novatien et Tertul- | séallum, siége, chaire, dont on a fait insfallo, vour in