‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 290 sur 522 · INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

INSTRUCTION PUBLIQUE

L'administration de l'instruction publique forme trois di. visions. La première s'occupe de l'administration académique et de l'instruction supérieure; la seconde s’occupe de l’instruction secondaire ; la 3° de instruction primaire. Chaque division est séparée en bureaux du personnel et du matériel,

L'administration des cultes se compose du cabinet du directeur général, et de deux divisions pour le culte catholique, avec une section pour les cultes nen catholiques. Elle s'occupe du personnel du clergé; des promotions au cardinalat, à l’archiépiscopat, à l’épiscopat et au canonicat, de l'agrément du chef de l’État aux promotions de curés; des nominations à diverses bourses ; des publications des bulles, brefs et rescrits de la cour de Rome, des appels comme d'abus au conseil d'État; des plaintes contre les ecclésiastiques, et de l’organisation des conseils de fabrique ; des traitements, secours et pensions aux ecclésiastiques; du csntentieux des fabriques ; des autorisations de congrégations, des acceptations de legs; de l'administration temporelle des établissements diocésains, de la construction et réparation des cathédrales, archevêchés, évêchéset séminaires, etc., etc.

Le cabinet du ministre ou secrétariat se compose de plusieurs bureaux. C’est là que ressortissent les souscriptions, missions, {ravaux historiques, les établissements scientifiques et littéraires. Une autre division est spécialement chargée de la comptabilité centrale de l'instruction publique et des cultes. 58

Parmi les établissements et institutions qui hors de l’instruction publique et des cultes ressortissent à ce ministère, nous citerons les comités historiques, l’école française d’Athènes, la commission des arts et édifices religieux, l’'Institut de France, l’Académie de Médecine, le Collège de France, le Muséum d'Histoire Naturelle, le Bureau des Longitudes, les Observatoires, l'École des langues orientales vivantes, l’École des Chartes, les sociétés scientifiques et littéraires , les congrès français et étrangers, les Écoles d’Accouchement, les Bibliothèques publiques de Paris et des départements, etc., etc.

L'administration de l'instruction publique forme un ministère spécial depuis 1828. D'abord elle avait été dans les attributions du ministre de l’intérieur, et dirigée par Fo ntanes, puis par Royer-Collard. En 1824 elle avait été réunie aux affaires ecclésiastiques confiées à l’évêque d’Hermopolis, Frayssinous. En 1828 elle forma un ministère à part, confié à M. de Vatimesnil, avec 1,825,000 fr. de dotation. L'année suivante elle était réunie aux affaires ecclésiastiques, dans les mains de M. Guernon-Ran ville. La révolution de Juillet donna une grande force d’impulsion à ce ministère qui fut successivement confié à de Broglie (11 août 1830), Merilhou (2 novembre 1830), Barthe (27 décembre 1830), de Montalivet (13 mars 1831), Guizot (11 octobre 183), Teste (10 novembre 1834), Guizot (18 novembre 1834), de Savandy (15 avril 1837), Villemain (12 mai 1839), Cousin (1er mars (840), Villemain (29 octobre 1840) et de Salvandy ({er février 1845). Le 24 février 1848 M. Carnot en fut le directeur; et l’on sait quel bruit firent ses circulaires adressées aux instituteurs. M. de Vaulabelle (5 juillet), puis MM. Freslon (13 octobre)et de Falloux (20 décembre) se succédèrent dans la même année. Une vive réaction, encouragée par ce dernier, se manifrsta, et bientôt, sous le nom de liberté de l’enseignement, on introduisit l'influence du clergé dans l'instruction publique. Les ministres de cette époque, MM. de Parieu (31 octobre 1849), Giraud (24 janvier 1851), de Crouseilhes (10 avril 1851) et Giraud (26 oct. 185 1), ne firent rien pour s’y opposer. Les mêmes tendances gouvernèrent l'administration sous le règime impérial; les méthodes d’enseignement furent modifiées, le système d’études fut bouleversé, et l’autorité du pouvoir central prépondérante, Ce fut un régime désastreux pour l'instruction publique, dont le niveau alla s’abaissant sous le ministère de MM. Fortoul (8 décembre 1851) et Rouland (13 août 1856). C'est avec M. Duruy, qui l'occupa depuis

le 23 juin 1863 jusqu'au 17 juillet 1869, qu’elle se releva :

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