‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 309 sur 522 · INTERROGATOIRE — INTERVALLE · texte numérisé non relu

INTERROGATOIRE — INTERVALLE

truction ni du jugement. » Les articles suivants règlent la forme de l’interrogatoire, Louis SAUDBREUIL, avocat.

INTERRUPTION (en latin interruptio), action d’interrompre, de couper, de rompre la continuité d’une chose. Il s'emploie d'une manière spéciale, en parlant de l’action de couper la parole à quelqu'un, et notamment à un orateur. Dans les assemblées délibérantes, l'interruption joue un grand rôle. Le Moniteur a consigné un bon nombre des interruptions du régime parlementaire. Toutes ne s'ytrouvent pas pourtant. On peut en retrouver de fort curieuses dans d’autres journaux ou dans la mémoire des amateurs. Les orateurs, en revoyant leurs discours au journal officiel, modifiaient souvent sans gêne les interruptions qui les entrelardaient. 11s en inventaient quelquefois. Les ministres surtout ne se génaient guère. Il y avait des interruptions favorables ; mais elles étaient rares, C’étaient quelques fois des paroles, d’autres fois des cris, des bruits de pieds, de cannes, de couteaux à papier, etc.; tout cela se notait: bruit, tumulle. Les assemblées souveraines ont eu surtout de violentes interruptions. On se rappelle aussi celles qui sous la monarchie constitutionnelle accueillirent certains discours de Foy, de Manuel, de M. Guizot, etc. Tous les partis se sont servis de cette arme ; certains légitimistes, à l’Assemblée législative, ne le cédaient guère pour le bruit aux montagnards, seulement ils étaient moins nombreux. Du reste, les interruptions tiennent à la vie parlementaire. Comment discuter tranquillement quand on est agité par de grandes passions ? comment ne pas s’échauffer quand on discute librement le sort des peuples ? L. Louver.

INTERRUPTION, figure de rhétorique. Voyez Ré- TICENCE.

INTERSECTION (de inter, entre, et secare, couper ). On nomme point d'intersection le point où deux lignes se coupent. L’intersection de deux surfaces est la ligne commune à ces deux surfaces; si les surfaces sont planes, l'intersection est une ligne droite,

INTERSTICES (de iner, entre, et séare, étre placé), petits intervalles qui se trouvent entre les molécules composantes des corps, qu'on appelle autrement pores.

INTERVALLE (de in, entre, etvallum, palissade). Les anciens Romains donnaient ce nom à l’espace qui était compris entre deux palissades ; dans la suite, et par extension, on a appliqué ce mot à toute espèce de grandeur, pour indiquer une sorte de sésaration.

INTERVALLE (Musique), rapport de deux sons inégaux, eu égard à leur degré d’élévation, par opposition à l'unisson, qui est celui de deux sons égaux. Ces rapports sont appréciables pour l'oreille, de même que ceux de deux points confondus ou séparés dans l'espace sont appréciables pour les yeux. L’infervalle est donc la distance qui existe entre un son et un autre son plus grave ou plus aigu, dis. tance exprimée en musique par le nom que porte chacun de ces intervalles. Ainsi, l’on appelle seconde l'intervalle formé des deux sons les plus rapprochés, Zierce celui qm se trouve compris entre deux sons séparés par un troisième, quarte celui qui renferme quatre tons, quinte celui qui en comprend cinq, et ainsi, à mesure que la distance s’accroît d’un son, sixle, septième, oclave, neuvième, dixième, etc. Néanmoins, dans la pratique de l'harmonie, l’on est con: venu de conserver aux intervalles qui excèdent la distance d’uneneuvième les dénominations de tierce, quarte, quinte, sixle, etc., parce qu’ils ne sont, à proprement parler, que les doubles de ces dernières. Les intervalles peuvent être modifiés de différentes manières selon que les sons dont ils se composent sont eux-mêmes modifiés par un bémol, un bécarre ou un dièze : de là leur classification en diminués, mineurs, majeurs et augmentés, termes qui expriment leurs différents degrés d'extension par rapport au mode ou à la tonalité, Tous les intervalles ne produisent pas les mêmes effets sur nos sens : les uns nous plaisent par la douceur de leur harmonie : ce sont les consonnances

. ou intervalles ronsonnants ; les autres, au contraire, ne

Page 1